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Sans limites

Au cours de sa carrière militaire, Judy Harper a toujours été la première femme dans son rôle, que ce soit comme commandant opérationnel ou dans les postes de direction au quartier général de la Défense nationale.

« Enfant, je ne savais pas à quel point les options étaient limitées pour les femmes, dit-elle, que ce soit dans l’armée ou en général ». C’est peut-être pourquoi elle a tracé la voie à de nombreuses femmes pour accéder à des postes supérieurs dans les Forces armées canadiennes (FAC).

Le capitaine de port de Sa Majesté Judith au bord de l’eau à Halifax, en 1974.

Légende : Le capitaine de port de Sa Majesté Judith au bord de l’eau à Halifax, en 1974.

Les deux parents de Judy ont servi dans la Marine royale canadienne pendant et après la Seconde Guerre mondiale. « Ma mère s’est enrôlée en 1942, dès que la Marine a ouvert ses portes aux femmes », souligne-t-elle. Mme Harper, qui a fait carrière dans le domaine bancaire, a travaillé comme commis à la paye pendant la guerre.

Son père a servi comme officier ingénieur de 1939 à 1968. « Quand j’étais enfant, il m’emmenait parfois sur son bateau », se souvient Judy.

Judy s’est enrôlée dans la Réserve de la Marine en 1970. Après son instruction à Shearwater, en Nouvelle-Écosse, elle est affectée à Halifax dans l’escadron d’hélicoptères. Elle a servi comme quartier-maître, officier de service et dans d’autres rôles importants. « Il y avait beaucoup de mutations latérales dans la Marine », explique-t-elle.

En raison de l’unification des trois services de l’armée canadienne en un seul commandement, Judy Harper a obtenu le grade de capitaine. Son commandant, constatant les barrières et les obstacles auxquels étaient confrontées les femmes à l’époque, s’est arrangé pour qu’elle soit nommée assistante du sous-ministre adjoint de la Défense en 1975 afin d’acquérir plus d’expérience.

C’est ainsi que Judy a ouvert une nouvelle voie pour les femmes dans les FAC. « Il n’y avait pas d’autres femmes officiers supérieurs au quartier général en 1975 », dit-elle. En 1980, elles étaient six.

Une page d’histoire

Judy a été la première femme à être acceptée dans le programme de maîtrise militaire et elle a fréquenté l’Université Carleton de 1977 à 1978 pour étudier l’administration publique. En 1980, elle a été promue major, après avoir été sélectionnée parmi un bassin de candidats majoritairement masculins.

Judith Harper lors d’une visite d’assistance du personnel à l’unité de logistique canadienne desservant les hauteurs du Golan en 1990.

Légende : Judith Harper lors d’une visite d’assistance du personnel à l’unité de logistique canadienne desservant les hauteurs du Golan en 1990.

Judy a continué à acquérir de l’expérience au commandement supérieur avec une série de postes. « Les femmes aux postes de commandement étaient encore une nouveauté dans les années 1980 », signale Judy. Heureusement, son expérience a été généralement positive. « Les hommes que j’ai côtoyés à l’époque ne voyaient pas les femmes comme une menace. »

En 1987, Judy a été promue lieutenant-colonel et a travaillé au Programme d’emploi des femmes dans des postes liés au combat, qui a étudié les répercussions de l’emploi d’hommes et de femmes dans les unités de combat. Dans ce cadre, elle a travaillé avec des recruteurs pour attirer plus de femmes dans les FAC.

En 1991, le lieutenant-colonel Harper a reçu l’Ordre du mérite militaire (OMM). Peu de temps après, elle a été affectée à Lahr, en Allemagne, en tant qu’officier d’administration de la base, où son rôle était de soutenir les familles des membres des FAC.

Judith Harper passe en revue un défilé de l’Unité de soutien des Forces canadiennes (Ottawa) et de ceux qui ont travaillé pour elle en 1998.

Légende : Judith Harper passe en revue un défilé de l’Unité de soutien des Forces canadiennes (Ottawa) et de ceux qui ont travaillé pour elle en 1998.

Lorsque cette base a fermé ses portes en 1993, le chef d’état-major de la Défense John Anderson a invité le lieutenant-colonel Harper à commander l’École d’administration et de logistique des Forces canadiennes à Borden, en Ontario. « Ce fut une période excitante pour moi », dit-elle.

En 1996, les désignations de grade de service distinctes avaient été rétablies. Ainsi, lorsque Judy a été promue et affectée à une unité de soutien à Ottawa, son nouveau grade était celui de capitaine (Marine). Plus tard, elle a été transférée aux ressources humaines, s’occupant de l’éducation et de la formation, « un autre poste qu’aucune femme n’avait occupé avant », signale-t-elle.

Transition

En 2005, après une carrière de 35 ans, le capitaine (Marine) Judy Harper a pris sa retraite, faisant la transition à sa vie après le service. Mais cela ne signifie pas qu’elle ait cessé de sortir des sentiers battus.

Le capitaine (Marine) (à la retraite) Judith Harper à Ottawa en 2021.

Quatrième : Le capitaine (Marine) (à la retraite) Judith Harper à Ottawa en 2021.

« J’avais déjà une maison à Ottawa, donc c’est là que je me suis installée. » Incapable de rester en place, Judy s’est jointe à l’organisation Canadian Women Golfers Inc. et a commencé à donner des leçons de golf.

Toutefois, ce n’était pas assez. « J’avais toujours voulu coudre des courtepointes », dit-elle, et elle a rejoint l’organisation Victoria’s Quilts Canada. Formant un réseau de 22 groupes de courtepointes aux quatre coins du Canada, les membres collaborent pour fabriquer des courtepointes pour les patients atteints de cancer. Elle joue un rôle clé dans la direction des efforts du réseau. « Je m’assois à mon ordinateur à six heures chaque matin, j’examine les demandes de courtepointes, je les attribue au bon groupe et je veille à ce que les commandes soient remplies. » Judy coud également des courtepointes. « Cela prend environ trois mois pour faire une courtepointe. Il m’est arrivé d’en coudre une à la main. Cela m’a pris trois ans. Plus jamais! »

Judy est également gouverneure du Corps des commissionnaires du Canada, qui emploie des milliers de vétérans partout au Canada travaillant dans les services de sécurité. De plus, Judy siège au conseil d’administration de sa société de copropriété, aidant à veiller à ce que le bâtiment soit un environnement sûr et favorable pour tous les résidents.

Rien ne peut la ralentir

Même la pandémie de COVID-19 n’a pas réussi à ralentir Judy. Elle a poursuivi ses nombreuses activités, à la fois virtuellement et en personne lorsque le port du masque et la distanciation physique le permettent.

Et l’avenir? Judy affirme : « Mon ambition maintenant est de pouvoir rencontrer les gens en personne à nouveau. »

Qui sait? Judy pourrait même commencer à pratiquer une nouvelle activité.


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