Arthrose

Cette lignes directrices ne s'appliquent pas aux arthropathies inflammatoires et micro-cristallines.

CMP Se reporter au code de l'articulation affectée

CIM-9 715

Cette publication est disponible dans d'autres formats sur demande.
Version PDF

Sur cette page

Définition

Pour les besoins d'ACC, l'arthrose est définie comme une arthropathie non inflammatoire caractérisée par la dégénérescence du cartilage articulaire, l'hypertrophie des bords des os et une altération de la membrane synoviale. On lui donne également les noms d'ostéo-arthrite et d'ostéo-arthrose.

Nota : Pour justifier une demande de pension, l'arthrose doit causer une « invalidité ». Pour les besoins d'ACC, les signes et symptômes pertinents doivent être présents pour démontrer l'existence d'une « invalidité » découlant de l'arthrose. Une preuve radiographique ne suffit pas à elle seule; l'affection doit être symptomatique. Les observations radiographiques ne concordent pas toujours avec les symptômes de l'arthrose. Bien qu'il soit reconnu que les ostéophytes et le pincement de l'interligne articulaire sont des signes d'arthrose, leur présence ne veut pas dire que l'arthrose est symptomatique.

Ces lignes directrices ne s'appliquent pas aux arthropathies inflammatoires comme notamment :

  • la polyarthrite rhumatoïde
  • le syndrome de Reiter
  • le rhumatisme psoriasique (arthrite psoriasique)
  • la spondylarthrite ankylosante (articulations périphériques)
  • l'arthrite septique
  • l'arthrite associée à la maladie de Crohn
  • l'arthrite associée à la colite ulcéreuse

Ces lignes directrices ne s'appliquent pas aux arthropaties micro-cristallines, telles que notamment :

  • la goutte et la pseudogoutte
  • l'hémochromatose
  • la maladie de Wilson
  • l'ochronose (alcaptonurie)
  • l'hémophilie et d'autres troubles de saignement

Norme diagnostique

Un diagnostic doit être posé par un médecin qualifié. Bien que les radiographies et d'autres tests diagnostiques tels que les scintigraphies osseuses soient souvent utiles, les caractéristiques cliniques doivent être indiquées. Pour les besoins d'ACC, une invalidité est considérée comme une conséquence de l'arthrose seulement si la présence des signes et symptômes de l'arthrose est démontrée.

Chaque articulation évoquée doit être diagnostiquée individuellement. Le diagnostic de chaque articulation devrait décrire la ou les parties touchées. Le terme arthrose « généralisée » peut être employé si au moins cinq articulations sont affectées. Pour les besoins d'ACC, les mains et les pieds sont chacun considérés comme une seule articulation.

Anatomie et physiologie

Une articulation est un mode d'union de deux os. Dans le corps humain, on trouve trois types d'articulations, qui varient en fonction de leur degré de mobilité :

  1. Les articulations synoviales (diarthroses)

    Les diarthroses sont les articulations les plus nombreuses et permettent normalement le libre mouvement entre les os qu'elles joignent. Les articulations synoviales présentent 4 caractéristiques distinctives : 1) une cavité articulaire, 2) un cartilage articulaire, 3) une synoviale et 4) une capsule fibreuse. La capsule articulaire et les ligaments qui lui sont associés sont importants pour maintenir une relation normale entre les os de l'articulation.

    On compte 6 types d'articulations synoviales :

    1. Les arthrodies ou articulations planes - mouvements latéraux de glissement, p. ex. articulation facettaire vertébrale;
    2. Les articulations à charnière, aussi appelées trochléennes ou ginglymes - mouvements de flexion et d'extension, p. ex. articulation huméro-cubitale du coude;
    3. Les articulations à pivot, aussi appelées trochoïdes - mouvements de rotation autour d'un axe longitudinal, p. ex. articulation atlanto-axoïdienne de C1-C2;
    4. Les articulations condyliennes ou ellipsoïdales - mouvements de flexion et d'extension, d'abduction et d'adduction, et de circumduction, p. ex. articulation métacarpophalangienne;
    5. Les articulations sellaires ou en selle - mouvements semblables à ceux des articulations condyliennes, p. ex. articulation carpométacarpienne du pouce;
    6. Les énarthroses - mouvements de flexion, d'extension, d'abduction, d'adduction, de rotation interne et externe et de circumduction, p. ex. articulation de l'épaule.
  2. Les articulations fibreuses (synarthroses)

    Les os de ces articulations sont réunis par du tissu fibreux; la mobilité permise dépend de la longueur des fibres qui les réunissent. On pourrait donner comme exemple les sutures du crâne, qui ne permettent que des mouvements infimes, sinon nuls, entre les os.

  3. Les articulations cartilagineuses (amphiarthroses)

    Les os de ces articulations sont réunis par du cartilage qui permet une légère flexion, notamment tôt dans la vie ou pendant la grossesse. On pourrait donner comme exemple la symphyse pubienne et l'articulation manubrio-sternale.

Les articulations sont des organes complexes constitués d'os périarticulaires et sous-chondraux, de cartilage articulaire, d'une membrane synoviale, d'une capsule articulaire et de muscles périarticulaires.

Le cartilage articulaire recouvre les extrémités des os et assure les fonctions portantes primaires de l'articulation, avec un très faible coefficient de friction. Il constitue également une surface hautement résistante à l'usure, qui permet à une extrémité de l'articulation de glisser par-dessus l'autre sans attrition ou presque. La plupart des changements dégénératifs commencent par des lésions focales à la surface du cartilage, qui mènent avec le temps à une détérioration complète du cartilage et donc à l'arthrose.

Les affections des diarthroses, telles que l'arthrose et la polyarthrite rhumatoïde, sont causées par la destruction du cartilage articulaire et des altérations osseuses telles que la formation d'ostéophytes.

L'arthrose s'attaque surtout aux diarthroses, telles que les articulations de la hanche et du genou, qui sont très mobiles. La fonction première de ces articulations est de faciliter les mouvements des membres et la locomotion. Tout mouvement du corps humain fait appel aux diarthroses. Dans des conditions normales, une diarthrose est un système d'appui efficace, présentant d'excellentes propriétés en ce qui a trait à la lubrification et à la protection contre l'usure et la friction, qui ne se détériore pour ainsi dire pas au cours d'une vie. Elle doit être en mesure de porter des charges pouvant atteindre six fois le poids corporel et ce, à répétition, pendant un million de cycles ou moins par année, selon l'articulation et sa fonction. L'usure des diarthroses entraîne l'arthrose et l'arthrite, d'où une limitation des fonctions articulaires et des mouvements du corps.

L'arthrose peut être qualifiée de primaire, lorsqu'il y a absence de toute cause prédisposante évidente, ou de secondaire, lorsque l'affection est provoquée par des facteurs prédisposants anatomiques ou métaboliques. L'arthrose primaire affecte principalement les articulations porteuses, à savoir la colonne lombaire, les hanches, les genoux et les chevilles. Dans la majorité des cas, l'arthrose atteint un petit nombre d'articulations (p. ex. les mains ou la colonne), parfois même une seule. Les personnes qui présentent une atteinte dans de nombreuses régions articulaires souffrent d'une variante de l'arthrose appelée arthrose primaire généralisée.

Plusieurs facteurs de risque ont été mis en cause dans la pathogenèse de l'arthrose, dont les suivants :

  1. L'âge
  2. Le sexe
  3. L'origine ethnique
  4. Des facteurs biochimiques, p. ex. la densité osseuse
  5. La génétique
  6. Des facteurs biomécaniques locaux, p. ex. :
    • l'obésité
    • les traumatismes articulaires répétitifs
    • les lésions articulaires spécifiques
    • la déformation articulaire
    • la faiblesse musculaire
    • l'hyperlaxité ligamentaire de l'articulation
  7. L'inflammation, p. ex. l'infection articulaire bactérienne

Les facteurs de risque suivants ont été mis en cause dans l'arthrose post-traumatique :

  1. Une masse corporelle élevée
  2. Un niveau d'activité élevé
  3. Une instabilité articulaire résiduelle ou défaut d'alignement
  4. Une incongruence persistante des surfaces articulaires

Les facteurs de risque suivants ont été mis en cause dans l'arthrose causée par des traumatismes répétitifs :

  1. Des facteurs biomécaniques, p. ex. défaut d'alignement articulaire, obésité
  2. Des facteurs biochimiques, p. ex. infection articulaire bactérienne
  3. L'âge
  4. Le sexe
  5. Les caractéristiques de la surface de jeu
  6. La durée et l'intensité du sport pratiqué
  7. Tout antécédent de lésion articulaire

(voir également le Document de travail sur le rôle des traumatismes articulaires répétitifs dans le développement de l'arthrose de la colonne lombaire, de la hanche, du genou et de la cheville).

Caractéristiques cliniques

L'arthrose est une maladie courante. En effet, plus de 75 % des personnes de plus de 70 ans en présentent des signes radiographiques manifestes. Bien que son incidence augmente avec l'âge, l'arthrose n'est pas causée uniquement par le vieillissement des tissus articulaires. Un traumatisme subi par une articulation et d'autres facteurs peuvent accélérer l'évolution de la maladie. Les considérations liées à la pension sont fondées sur ces aspects.

Plusieurs facteurs de risque ont été mis en cause dans la pathogenèse de l'arthrose, notamment l'âge, le sexe, l'origine ethnique, les facteurs biochimiques (p. ex. densité osseuse) et la génétique.

L'arthrose se manifeste souvent dans les articulations de la main, notamment dans les articulations interphalangiennes distales, les articulations interphalangiennes proximales et l'articulation carpométacarpienne du pouce. Les autres articulations affectées sont notamment la colonne cervicale, la colonne lombo-sacrée, la hanche, le genou et la première articulation métatarsophalangienne. L'arthrose se manifeste moins fréquemment dans la cheville, le poignet, le coude et l'épaule. Les articulations métacarpophalangiennes, le poignet, le coude et l'épaule sont rarement affectés sans traumatisme préalable.

Bien que l'arthrose soit une maladie courante dans la plupart des populations, son profil clinique varie suivant l'origine ethnique. Par exemple, l'arthrose de la hanche est rare au Japon et en Arabie saoudite, mais elle est fréquente aux États-Unis. Dans l'ensemble, l'arthrose atteint à peu près également les hommes et les femmes, quoique les types d'atteinte prédominants diffèrent selon le sexe. Par exemple, les atteintes de la main et du genou sont plus fréquentes chez la femme, tandis que les atteintes de la hanche sont plus fréquentes chez l'homme.

L'arthrose est une affection qui se manifeste initialement dans le cartilage articulaire, mais s'étend avec le temps aux tissus, aux os et à la synoviale avoisinants. Lorsque la surface articulaire est dépourvue de cartilage, l'os sous-jacent est exposé à de plus fortes contraintes locales. La formation d'ostéophytes aux bords d'une articulation occasionne un remodelage osseux qui peut être considérable.

Après les premiers stades de la dégradation du cartilage, qui peut avoir été provoquée par bon nombre de causes (p. ex. un traumatisme), il faut parfois bien des années pour que le sujet commence à éprouver de la douleur articulaire ou que ses radiographies montrent des signes d'arthrose. Le cartilage peut être déjà gravement affecté lors de l'apparition des signes et symptômes pertinents.

Il est connu que les observations radiographiques et les symptômes cliniques ne concordent pas toujours; en effet, seulement 50 % à 60 % des sujets présentant de l'arthrose sur les radiographies ont des symptômes cliniques. Inversement, l'absence de signes radiographiques d'arthrose n'exclut pas la présence de la maladie, particulièrement aux stades précoces. Les symptômes cliniques, qui doivent être continus ou récurrents après la manifestation initiale, peuvent précéder d'environ 10 ans les observations radiographiques.

Dans toute évaluation d'observations radiographiques, on peut chercher à déterminer si des méthodes ont été employées pour coter les radiographies et selon quels critères l'arthrose a été diagnostiquée et catégorisée. L'American College of Rheumatology a mis au point des critères de classement radiographique de l'arthrose qui sont largement utilisés dans la prise de décisions diagnostiques et thérapeutiques. Les Guides to the Evaluation of Permanent Impairment (5e édition) de l'American Medical Association (AMA) fournissent cette précision :

« Certaines observations radiographiques qui ont une importance diagnostique, telles que les ostéophytes et la sclérose réactionnelle, n'ont aucun effet direct sur la déficience. Le meilleur indicateur radiographique du stade de la maladie et de la déficience chez une personne atteinte d'arthrite est l'interligne articulaire. Le trait distinctif de tous les types d'arthropathie est l'amincissement du cartilage articulaire; il existe une forte corrélation entre celui-ci et l'évolution de la maladie. »

Compte tenu des exigences d'ACC relativement aux pensions, c'est-à-dire que l'arthrose doit être symptomatique pour causer une « invalidité », il importe de clarifier quelques points :

  1. La présence d'ostéophytes est considérée comme une indication précoce de l'arthrose, mais les ostéophytes ne sont en fait pas un bon prédicteur d'arthrose symptomatique.
  2. Un pincement de l'interligne articulaire est un signe d'arthrose, mais il n'est pas un bon prédicteur d'arthrose symptomatique.
  3. La progression radiographique de l'arthrose ne veut pas dire qu'il y a ou qu'il y aura une aggravation des symptômes.

Les aspects cliniques suivants sont souvent associés à l'arthrose :

  • Des antécédents de douleur
  • Une déficience fonctionnelle
  • Une enflure articulaire

La douleur apparaît habituellement de façon insidieuse et elle évolue graduellement, le plus souvent pendant un bon nombre d'années. On peut assister à des flambées de douleur suivies de rémissions partielles ou complètes. La douleur est couramment suscitée par les mouvements de l'articulation et elle s'atténue au repos, du moins jusqu'aux stades avancés de la maladie. Souvent, le sujet éprouve des raideurs dans les articulations pendant un court laps de temps après une période de repos. Les raideurs tendent à disparaître après quelques secondes ou minutes d'activité.

Les symptômes se manifestent le plus souvent chez les personnes âgées; les personnes de moins de 40 ans ont rarement des symptômes.

La maladie peut progresser rapidement, mais le mode d'évolution usuel est lent et il s'accompagne d'un dysfonctionnement qui croît graduellement sur de nombreuses années. La détérioration est heureusement évitable; les symptômes peuvent demeurer faibles ou même disparaître pendant de longues périodes. Il est donc difficile d'établir un pronostic.

L'examen des articulations atteintes peut révéler un faible degré de sensibilité, de la douleur, une mobilité réduite, un épanchement (accumulation de liquide dans l'articulation) et des crépitations (bruit de râpage lors de mouvements). On observe parfois une enflure ferme (causée par une prolifération osseuse sous-jacente). Aux stades avancés de la maladie, on peut observer des difformités apparentes, un élargissement ou une déviation des os, qui s'accompagnent d'une réduction marquée de la mobilité articulaire. La fusion osseuse est rare.

Considérations liées à la pension

  1. Causes et / ou aggravation

    Les conditions énoncées ci-dessous ne doivent pas obligatoirement être remplies. Dans chaque cas, la décision doit se prendre en fonction du bien-fondé de la demande et des preuves fournies.

    Généralités :

    • Chaque articulation et partie spécifique évoquée doit être évaluée individuellement aux fins de la pension. Le terme arthrose « généralisée » peut être employé si au moins cinq articulations sont affectées. Pour les besoins d'ACC, chaque main et chaque pied est considéré comme une seule articulation.

    • Bien que l'incidence de l'arthrose augmente avec l'âge et qu'un certain nombre de facteurs de risque aient été mis en cause dans l'arthrose (notamment le sexe et l'origine ethnique), la section qui suit précise les facteurs jugés les plus importants par ACC dans l'accélération de l'évolution de l'arthrose.

    • S'il n'existe aucune preuve que les facteurs de risque, y compris le vieillissement, ont contribué à l'évolution de l'arthrose, il ne devrait y avoir aucune restriction du droit à pension.

    1. Traumatisme spécifique à une articulation, y compris les lésions intra-articulaires du genou, préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes

      Pour pouvoir considérer que le traumatisme spécifique a causé ou aggravé l'arthrose, les observations suivantes doivent être faites :
      Douleur, sensibilité, réduction de la mobilité ou tout autre signe ou symptôme pertinent à l'articulation dans les 24 heures qui suivent le traumatisme; et

      Manifestation de ces signes et symptômes aigus durant plusieurs jours après leur apparition, sauf si la personne a reçu un traitement médical pour le traumatisme (un « traitement médical » comprend notamment la prescription de médicaments par un médecin, l'immobilisation de l'articulation ou du membre au moyen d'une attelle, d'une écharpe ou de quelque autre mécanisme semblable, l'injection de corticostéroïdes ou d'anesthésiques locaux dans l'articulation, une ponction de l'articulation et une chirurgie de l'articulation); et

      Apparition des signes et symptômes de l'arthrose dans les 25 années qui suivent le traumatisme spécifique.

      Un traumatisme spécifique englobe toute lésion à une articulation, y compris les fractures intra-articulaires, les chirurgies et les plaies pénétrantes (blessures par balle ou par shrapnel).

      Les traumatismes spécifiques comprennent les lésions intra-articulaires du genou, mais non les lésions des tissus mous (p. ex. bursite et tendinite), lesquelles entraînent des signes et des symptômes aigus qui peuvent persister durant plusieurs semaines, et ne donnent pas suite à une instabilité de l'articulation.

      Le risque de développer de l'arthrose à la suite d'un seul traumatisme majeur dépend, du moins en partie, de la taille et de la profondeur de la lésion. Les atteintes directes du cartilage articulaire ou d'un os sous-chondral sont étroitement liées à l'arthrose. Les atteintes des structures de soutien (p. ex. ligaments et tendons) peuvent quant à elles accélérer l'évolution de l'arthrose dans une articulation porteuse si elles ont causé l'instabilité de l'articulation.

    2. Traumatismes articulaires répétitifs, selon la définition d'ACC, préalables à l'apparition ou à l'aggravation des symptôme : arthrose de la colonne lombaire, de la hanche, du genou et de la cheville seulement

      Voir l'annexe A ci-jointe et le Document de travail sur le rôle des traumatismes articulaires répétitifs dans le développement de l'arthrose de la colonne lombaire, de la hanche, du genou et de la cheville.

    3. Obésité

      On considère que l'obésité est un facteur de risque qui peut causer l'arthrose des parties suivantes :

      • Genou - arthrose unilatérale ou bilatérale du genou
      • Hanche - arthrose bilatérale de la hanche seulement

      Il n'existe pas encore suffisamment de preuves pour que l'obésité soit mise en cause dans l'arthrose de la colonne lombaire.

      On considère que l'obésité est un facteur de risque qui peut aggraver l'arthrose des parties suivantes :

      • Genou - arthrose unilatérale ou bilatérale du genou
      • Hanche - arthrose bilatérale de la hanche seulement
      • Colonne lombaire

      Pour pouvoir considérer que l'obésité a causé ou aggravé l'arthrose du genou, de la hanche ou de la colonne lombaire, les observations suivantes doivent être faites :
      L'obésité doit avoir entraîné une prise de poids importante, soit une augmentation d'au moins 20 % par rapport au poids de référence; et

      L'obésité doit être associée à un indice de masse corporelle (IMC) de 30 ou plus; et

      L'obésité doit avoir été présente durant au moins 10 années consécutives avant l'apparition ou l'aggravation des symptômes.

      Aux fins d'ACC, l'obésité équivaut à un IMC de 30 ou plus. La table des IMC figure dans le chapitre sur les affections gastro-intestinales de la Table des invalidités.
      IMC = poids en kilos / taille en mètres carrés

      L'obésité est définie comme une augmentation du poids corporel attribuable à une accumulation de tissus adipeux. La définition exclut toute prise de poids découlant :

      • d'un oedème
      • d'un épanchement péritonéal ou pleural
      • d'une hypertrophie musculaire
    4. Vibration préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes : poignet, coude et main seulement

      Pour pouvoir considérer que la vibration a causé ou aggravé l'arthrose du poignet, du coude ou de la main, les observations suivantes doivent être faites :

      Vibration se produisant au moins une heure par jour, au moins 51 % des jours de travail, durant au moins 10 ans; et

      Manifestation des signes et symptômes durant l'activité produisant la vibration ou dans les 25 années qui suivent l'arrêt de l'activité.
      La vibration est considérée comme un facteur de risque dans l'arthrose des parties suivantes :

      • Poignets
      • Coudes
      • Mains

      La vibration peut être produite par plusieurs outils, notamment les outils pneumatiques et d'autres outils mécaniques tels qu'une scie à chaîne.

      Les outils pneumatiques fonctionnent à l'air comprimé. Voici des exemples d'outils pneumatiques : marteau perforateur, perforatrice pneumatique, compacteur, riveteuse pop du type utilisé sur les chantiers de construction, matériel de sablage et matériel de pistolage.

    5. Instabilité ligamentaire permanente dans une articulation, confirmée par un examen médical et préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes

      L'instabilité ligamentaire permanente est un état continu ou récurrent de mobilité anormale et d'instabilité dans une articulation. L'étirement excessif des ligaments fait qu'ils se relâchent et que l'articulation devient démesurément mobile et instable. Cet état peut être dû à plusieurs causes, dont un traumatisme spécifique.

      L'instabilité ligamentaire permanente doit être démontrée lors de l'examen médical.

    6. Défaut d'alignement d'une articulation préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes

      Un défaut d'alignement est la présence d'un déplacement articulaire important survenu sous l'effet d'une faiblesse musculaire sous-jacente, de la déformation d'autres articulations, d'une dysplasie articulaire légère, de variantes anatomiques telles que les déformations en varus et en valgus du genou et l'inégalité structurale de longueur des membres inférieurs selon la définition d'ACC (voir la ligne directrice sur l'inégalité de longueur des membres inférieurs).

      Pour pouvoir considérer que le défaut d'alignement d'une articulation a causé ou aggravé l'arthrose, il doit être présent durant au moins 5 ans.

    7. Inégalité de longueur des membres inférieurs, selon la définition d'ACC, préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes : autre que l'inégalité de longueur des membres inférieurs entraînant un défaut d'alignement (voir la considération no 6)

      Voir le Document de travail sur l'inégalité de longueur des membres inférieurs.

    8. Arthropathie neurogène préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes

      Une arthropathie neurogène est un trouble neurologique qui cause une perte de sensibilité. Elle s'accompagne parfois d'une arthropathie destructive semblable à l'arthrose. Une sensibilité articulaire anormale n'est pas en soi suffisante pour justifier un diagnostic d'arthropathie neurogène. Voici quelques exemples d'arthropathie neurogène :

      • Tabes dorsalis
      • Neuropathie diabétique
      • Syringomyélie
      • Affection démyélinisante
      • Meningo-myélocèle
    9. Ostéonécrose aseptique de l'articulation préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes

    10. Maladie osseuse de Paget préalable à l'apparition ou à l'aggravation des symptômes

    11. Incapacité d'obtenir un traitement médical approprié

      Exclusions : En dépit des recherches menées à ce jour, il n'existe pas suffisamment de preuves pour établir, aux fins des pensions, une relation entre l'arthrose et :

      • les injections intra-articulaires de corticostéroïdes
      • les conditions de vie difficiles (p. ex. températures extrêmes, dormir sur le sol, sécheresse ou humidité excessive)
  2. Affections dont il faut tenir compte dans la détermination du droit à pension/l'évaluation

    L'ostéoarthrite comprend tous les troubles de tissus mous et les problèmes de joints qui se trouvent dans la région du joint concerné, qui sont pensionnés. Citons entres autres exemples :

    1. Arthrose de l'articulation gléno-huméral de l'épaule :
      • capsulite rétractile (épaule bloquée)
      • syndrome de la coiffe des rotateurs
      • syndrome de butée sous-acromiale
      • tendinite calcifiante
      • tendinite du muscle sus-épineux
      • bursite sous-acromiale
    2. Arthrose de la colonne cervicale :
      • discopathie dégénérative de la colonne cervicale
      • spondylose cervicale
      • douleur cervicale mécanique
      • entorse thoracique chronique
      • syndrome due coup de fouet chronique
    3. Arthrose de la colonne thoracique :
      • discopathie dégénérative de la colonne thoracique
      • spondylose de la colonne thoracique
      • douleur thoracique mécanique
      • entorse thoracique chronique
    4. Arthrose de la colonne lombaire :
      • discopathie dégénérative de la colonne lombaire
      • spondylose lombaire
      • douleur lombaire mécanique
      • entorse lombaire chronique
    5. Arthrose de la hanche :
      • bursite trochantérienne
    6. Arthrose du genou (touchant les articulations du tibia et du fémur)
      • chondromalacie rotulienne
      • syndrome fémoro-patellaire
      • dérangement interne du genou
      • arthrose fémoro-patellaire
      • bursite prérotulienne
      • bursite suprarotulienne
      • entorse du ligament collatéral médial et latéral
    7. Arthrose de la cheville
      • entorse chronique de la cheville
      • bursite calcanéenne
      • tendinite du tendon d'Achille
    8. Arthrose du poignet :
    9. Arthrose de tous les doigts et des pouces
    10. Arthrose du coude :
      • bursite chronique de l'olécrane
      • épicondylite interne chronique
      • épicondylite externe chronique
      • exostose de l'olécrane
  3. Affections courantes pouvant découler, en totalité ou en partie, d'une ostéoarthrose/arthrose et/ou de son traitement


Annexe A
Le rôle des traumatismes articulaires répétitifs dans le développement de l'arthrose de la colonne lombaire, de la hanche, du genou et de la cheville

Recommandations

Nota : Le diagnostic d'arthrose peut être fondé sur les symptômes ou la pathologie. Pour les besoins d'ACC, la définition de l'« invalidité » due à l'arthrose est fondée sur la manifestation des signes et symptômes pertinents; une preuve radiographique ne suffit pas à elle seule.

Des études ont permis d'identifier plusieurs facteurs de risque associés à l'arthrose. Cependant, pour les besoins de la ligne directrice, seuls les facteurs de risque suivants, tels que définis dans les sous-sections Définitions, sont pris en considération dans la relation entre les traumatismes articulaires répétitifs et l'arthrose :

  • L'obésité;
  • Une articulation affectée par une anomalie anatomique;
  • Une articulation affectée par un traumatisme spécifique.

Les recommandations devraient être lues conjointement avec les lignes directrices sur l'admissibilité au droit à pension pour l'arthrose.

Le temps nécessaire pour causer, accélérer ou aggraver l'arthrose peut être moins long si une combinaison de facteurs est présente.

Colonne lombaire

Définitions

  • Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi : Soulèvement ou transport manuel de charges d'au moins 25 kg et, occasionnellement, de charges d'au moins 35 kg; ou poussée ou traction manuelle de charges d'au moins 25 kg et, occasionnellement, de charges d'au moins 35 kg.

  • Colonne normale : Colonne qui n'est pas anormale sur le plan anatomique ou qui n'a pas subi de traumatisme spécifique (défini ci-dessous).

  • Colonne lombaire présentant une anomalie anatomique : Colonne lombaire présentant une faiblesse ou un déséquilibre musculaire sous-jacent, des anomalies neurologiques ou des variantes anatomiques (p. ex. spondylolisthésis de la colonne lombaire).

  • Traumatisme spécifique : Lésion physique importante d'une articulation (y compris une fracture intéressant la surface intra-articulaire), chirurgie et lésions dues à la pénétration d'un projectile.

  • Obésité : Facteur susceptible d'aggraver l'arthrose.

    Par obésité, on entend une hausse notable du poids corporel par accumulation de graisse (augmentation de 20 % par rapport au poids « idéal »), correspondant à un IMC de 30 ou plus, présente depuis au moins 10 années continues.

    IMC = poids en kg / taille en mètres, au carré

    Cette définition exclut l'augmentation de poids résultant d'oedème, d'épanchement péritonéal ou pleural, ou d'hypertrophie musculaire.

Causes

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne dont la colonne lombaire est normale

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose chez une personne dont la colonne lombaire est normale en présence des critères suivants :

    Les problèmes doivent se manifester au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés sur une période d'au moins dix ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans la portion touchée de la colonne lombaire pendant cet intervalle de temps ou dans les 25 années suivant la cessation de l'activité.

  2. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne dont la colonne lombaire présente une anomalie anatomique ou chez une personne ayant subi un traumatisme lombaire spécifique

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose chez une personne dont la colonne lombaire présente une anomalie anatomique ou chez une personne ayant subi un traumatisme lombaire spécifique en présence des critères suivants :

    Les problèmes doivent se manifester au moins deux heures par jour, pendant au moins 51 % des jours travaillés sur une période d'au moins cinq ans;
    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans la portion touchée de la colonne lombaire pendant cet intervalle de temps ou dans les 25 années suivant la cessation de l'activité.

Aggravation

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse qui aggravent l'arthrose lombaire existante

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse aggravent l'arthrose lombaire en présence des critères suivants :

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose se manifestent pendant la pratique de l'activité ou dans les 30 jours suivant la fin de celle-ci; et

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose sont présents depuis au moins six mois, de façon continue ou récurrente, que l'activité soit terminée ou non.

  2. L'obésité peut contribuer à aggraver l'arthrose lombaire lorsque les critères décrits dans la sous-section Définitions sont respectés.

    Exclusions : On considère que les activités suivantes ne causent pas l'arthrose lorsque la colonne lombaire est normale ou n'aggravent pas l'arthrose lombaire :

    • Course à pied d'intensité moyenne ou faible sur des distances modérées ou faibles
    • Montée d'escaliers*
    • Marche sur un sol inégal*

    * Intensité et fréquence normales pour la vie quotidienne ordinaire.

Hanches

Définitions

  • Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi : Le fait de s'agenouiller ou de s'accroupir tout en portant des charges d'au moins 35 kg la majorité des jours de la semaine, ou de soulever des charges de 35 kg en position de torsion ou en position inclinée.

  • Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique de sports ou de certaines activités physiques : La pratique de sports ou d'activités physiques ayant sur les articulations un impact intense, aigu et direct par suite du contact avec d'autres participants, des surfaces de jeu ou de l'équipement; ou impacts répétés sur les articulations associés à une mise en charge dans une position de torsion; ou course à pied intense sur de grandes distances, par exemple, marathon ou entraînement intensif.

  • Hanche normale : Hanche qui ne présente pas d'anomalie anatomique ou qui n'a pas subi de traumatisme spécifique (défini ci-dessous).

  • Hanche présentant une anomalie anatomique : Hanche présentant une faiblesse ou un déséquilibre musculaire sous-jacent, des anomalies neurologiques ou des variantes anatomiques (p. ex. déformation de la hanche en valgus ou dysplasie articulaire modérée).

  • Traumatisme spécifique : Lésion physique importante d'une articulation (y compris fracture intéressant la surface intra-articulaire), chirurgie et lésions dues à la pénétration d'un projectile.

  • L'obésité peut provoquer ou aggraver l'arthrose bilatérale des hanches.
    Par obésité, on entend hausse notable du poids corporel par accumulation de graisse (augmentation de 20 % par rapport au poids « idéal »), correspondant à un IMC de 30 ou plus, présente depuis au moins dix années continues.
    IMC = poids en kg / taille en mètres, au carré
    Cette définition exclut l'augmentation de poids résultant d'oedème, d'épanchement péritonéal ou pleural, ou d'hypertrophie musculaire.

Causes

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse dont les hanches sont normales

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose d'une hanche normale chez une personne non obèse en présence des critères suivants :

    Les problèmes doivent se manifester au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés pendant une période d'au moins dix ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans la zone touchée de la hanche pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  2. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne obèse

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose des hanches chez une personne obèse en présence des critères suivants :

    L'arthrose touche les deux hanches; et

    Ces problèmes doivent se manifester au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés sur une période d'au moins cinq ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation des hanches pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  3. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne dont la hanche présente une anomalie anatomique ou dont la hanche a subi un traumatisme spécifique

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose de la hanche chez une personne dont la hanche présente une anomalie anatomique ou dont la hanche a subi un traumatisme spécifique en présence des critères suivants :

    Ces problèmes doivent se manifester au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés pendant au moins cinq ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation de la hanche pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  4. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne non obèse dont la hanche est normale

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique provoque l'arthrose d'une hanche normale chez une personne non obèse en présence des critères suivants :

    Ces problèmes doivent se manifester en tout pendant au moins cinq heures par semaine sur une période d'au moins dix ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation de la hanche pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  5. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne obèse

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique provoquent l'arthrose de la hanche chez une personne obèse en présence des critères suivants :

    L'arthrose touche les deux hanches; et

    Ces problèmes doivent se manifester en tout pendant au moins cinq heures par semaine sur une période d'au moins cinq ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation des hanches pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  6. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne dont la hanche présente une anomalie anatomique ou dont la hanche a subi un traumatisme spécifique

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose de la hanche chez une personne dont la hanche présente une anomalie anatomique ou dont la hanche a subi un traumatisme spécifique en présence des critères suivants :

    Ces problèmes se manifestent en tout pendant au moins cinq heures par semaine sur une période d'au moins cinq ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation de la hanche pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

Aggravation

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse qui aggravent l'arthrose de la hanche

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse aggravent l'arthrose de la hanche en présence des critères suivants :

    Les signes et symptômes d'arthrose sont accrus pendant la pratique de l'activité ou dans les 30 jours suivant la cessation de l'activité; et

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose sont présents depuis au moins six mois, de façon continue ou récurrente, que l'activité soit terminée ou non.

  2. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne non obèse qui aggravent l'arthrose de la hanche

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique de sports et/ou d'activités physiques chez une personne non obèse aggravent l'arthrose de la hanche en présence des critères suivants :

    Les signes et symptômes d'arthrose sont accrus pendant la pratique de l'activité ou dans les 30 jours suivant la cessation de cette activité; et

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose sont présents depuis au moins six mois, de façon continue ou récurrente, que l‘activité soit terminée ou non.

  3. On considère que l'obésité peut contribuer à aggraver l'arthrose des deux hanches lorsque le cas répond aux critères décrits dans la sous-section Définitions.

    Exclusions : On considère que les activités suivantes ne provoquent pas ou n'aggravent pas l'arthrose dans une hanche normale :

    • Course à pied d'intensité légère ou modérée sur une distance faible à moyenne
    • Montée d'escaliers*
    • Marche sur un sol inégal*

    * Intensité et fréquence normales pour la vie quotidienne ordinaire.

Genoux

Définitions

  • Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi : le fait de s'agenouiller ou de s'accroupir en plus de transporter des charges d'au moins 35 kg la majorité des jours ou de soulever des charges de 35 kg en position de torsion ou en position inclinée.

  • Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique : Impact intense, aigu et direct sur les articulations par suite du contact avec d'autres participants, des surfaces de jeu ou de l'équipement; ou impacts répétés sur les articulations associés à une mise en charge dans une position de torsion; ou course à pied intense sur de grandes distances, par exemple, marathon ou entraînement intensif.

  • Genou normal : Genou qui ne présente aucune anomalie anatomique ou qui n'a pas subi de traumatisme spécifique (défini ci-dessous).

  • Genou présentant une anomalie anatomique : Genou présentant une faiblesse ou un déséquilibre sous-jacent, des anomalies neurologiques ou des variantes anatomiques (p. ex. déformation du genou en valgus ou en varus ou légère dysplasie articulaire).

  • Traumatisme spécifique : Lésion physique importante d'une articulation (y compris une fracture intéressant la surface intra-articulaire), chirurgie et lésions dues à la pénétration d'un projectile.

  • L'obésité peut provoquer ou aggraver l'arthrose d'un ou des deux genoux.
    Par obésité, on entend hausse notable du poids corporel par accumulation de graisse (augmentation de 20 % par rapport au poids « idéal »), correspondant à un IMC de 30 ou plus, présente depuis au moins 10 années continues.
    IMC = poids en kg / taille en mètres, au carré
    Cette définition exclut l'augmentation de poids résultant d'oedème, d'épanchement péritonéal ou pleural, ou d'hypertrophie musculaire.

Causes

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse dont le genou est normal

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose d'un genou normal chez une personne non obèse en présence des critères suivants :

    Ces problèmes se manifestent pendant au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés sur une période d'au moins dix ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation du genou pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  2. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne obèse ou chez une personne dont le genou présente une anomalie anatomique ou dont le genou a subi un traumatisme spécifique

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose du genou chez une personne obèse ou chez une personne dont le genou présente une anomalie anatomique ou dont le genou a subi un traumatisme spécifique en présence des critères suivants :

    Ces problèmes se manifestent pendant au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés sur une période d'au moins 5 ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation du genou pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  3. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne non obèse dont le genou est normal

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique provoquent l'arthrose d'un genou normal chez une personne non obèse en présence des critères suivants :

    Ces problèmes doivent se manifester en tout pendant au moins cinq heures par semaine sur une période minimale de dix ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation du genou pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  4. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne obèse ou chez une personne dont le genou présente une anomalie anatomique ou dont le genou a subi un traumatisme spécifique

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose du genou chez une personne obèse ou chez une personne dont le genou présente une anomalie anatomique ou dont le genou a subi un traumatisme spécifique en présence des critères suivants :

    Ces problèmes doivent se manifester en tout pendant au moins cinq heures par semaine sur une période d'au moins cinq ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation du genou pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

Aggravation

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse qui aggravent l'arthrose du genou

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne non obèse aggravent l'arthrose du genou en présence des critères suivants :

    Les signes et symptômes d'arthrose sont accrus pendant la pratique de l'activité ou dans les 30 jours suivant la fin de cette activité; et

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose sont présents au moins six mois, de façon continue ou récurrente, que l'activité soit terminée ou non.

  2. Traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne non obèse et aggravation de l'arthrose du genou

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à la pratique d'un sport et/ou d'une activité physique chez une personne non obèse aggravent l'arthrose du genou en présence des critères suivants :

    Les signes et symptômes d'arthrose sont accrus durant l'activité ou dans les 30 jours suivant la cessation de l'activité; et

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose sont présents depuis au moins six mois, de façon continue ou récurrente, que l'activité soit terminée ou non.

  3. L'obésité peut contribuer à aggraver l'arthrose d'un ou des deux genoux lorsque les cas répondent aux critères décrits dans la sous-section Définitions.

Exclusions : On considère que les activités suivantes ne provoquent ni n'aggravent l'arthrose dans un genou normal :

  • Course à pied d'intensité légère à modérée sur des distances faibles à moyennes
  • Montée d'escaliers*
  • Marche sur un sol inégal*

* Intensité et fréquence normales pour la vie quotidienne ordinaire.

Chevilles

Définitions

  • Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi : le fait de s'agenouiller ou de s'accroupir en plus de transporter des charges d'au moins 35 kg la majorité des jours ou de soulever des charges de 35 kg en position de torsion ou en position inclinée.
  • Cheville normale : cheville qui ne présente aucune anomalie anatomique ou qui n'a pas subi de traumatisme spécifique (défini ci-dessous).
  • Cheville présentant une anomalie anatomique : cheville présentant une faiblesse ou un déséquilibre sous-jacent, des anomalies neurologiques ou des variantes anatomiques (p. ex. déformation en valgus ou en varus ou légère dysplasie articulaire).
  • Traumatisme spécifique : lésion physique importante d'une articulation (y compris une fracture intéressant la surface intra-articulaire), chirurgie et lésions dues à la pénétration d'un projectile.

Causes

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne dont la cheville est normale

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose d'une cheville normale en présence des critères suivants :

    Ces problèmes se manifestent pendant au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés et sur une période d'au moins dix ans; et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation de la cheville pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

  2. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi chez une personne dont la cheville présente une anomalie anatomique ou dont la cheville a subi un traumatisme spécifique

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi provoquent l'arthrose de la cheville chez une personne dont la cheville présente une anomalie anatomique ou dont la cheville a subi un traumatisme spécifique, en présence des critères suivants :

    Ces problèmes se manifestent au moins deux heures par jour, au moins 51 % des jours travaillés et sur une période d'au moins cinq ans;et

    Les signes et symptômes d'arthrose doivent être présents dans l'articulation de la cheville pendant cet intervalle ou dans les 25 ans suivant la cessation de l'activité.

Aggravation

  1. Traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi qui aggravent l'arthrose de la cheville

    On considère que les traumatismes articulaires répétitifs associés à l'emploi to aggravent l'arthrose de la cheville en présence des critères suivants :

    Les signes et symptômes d'arthrose sont accrus pendant la pratique de l'activité ou dans les 30 jours suivant la cessation de l'activité; et

    Les signes et symptômes accrus d'arthrose sont présents depuis au moins six mois, de façon continue ou récurrente, que l'activité soit terminée ou non.

Exclusions : L'obésité n'est pas considérée comme un facteur de risque dans le cas de l'arthrose de la cheville.

On considère que les activités suivantes ne provoquent ni n'aggravent l'arthrose dans un genou normal :

  • Course à pied d'intensité légère à modérée sur des distances faibles à moyennes
  • Montée d'escaliers*
  • Marche sur un sol inégal*

* Intensité et fréquence normales pour la vie quotidienne ordinaire.

Bibliographie

  1. Australie. Department of Veterans Affairs : recherche médicale se rapportant à l'énoncé de principe concernant l'arthrose, où sont citées les références suivantes :
    1. Lane, N.E., and Buckwalter, J.A., Exercise: A Cause of Osteoarthritis? Rheumatic Disease Clinics of North America, Volume 19, Number 3, August 1993, pp 617-633.
    2. Anderson, J.J., and Felson, D.T., Factors associated with osteoarthritis of the knee in the first national Health and Nutrition Examination Survey (HANES I) American Journal of Epidemiology, 1988, Vol. 128, No. 1, pp 179-189.
    3. Saville, P.D., and Dickson, J. : Age and weight in osteoarthritis of the hip., Arthritis and Rheumatism, 11:635, 1968.
    4. Sergent, J.S., Polyarticular Arthritis, in Kelley, W.N., Harris, E.D., Ruddy, S., and Sledge, C.B., (editors), Textbook of Rheumatology, Fourth Edition, Volume 2, 1993, W.B. Saunders Co., p 388.
    5. Hoffman, D.F., Arthritis and Exercise, Primary Care, Vol 20, No 4, December 1993, pp 895-910.
    6. Warren, R.F., and Marshall, J.L., Injuries to the anterior and medial collateral ligaments of the knee: A long-term follow up of 86 cases, Part II. Clin Orthopaedics, 136:198, 1978.
    7. McDonald, W.J. Jr, and Damerson, T.R. Jr: The untreated cruciate ligament rupture, Clin Orthopaedics, 172:158, 1983.
    8. Hoffman, D.F., Arthritis and Exercise, Primary Care, Vol 20, No 4, December 1993, pp 895-910.
    9. Hannan, M.T., Felson, D.T., Anderson J.J., and Naimark A., Habitual physical activity is not associated with knee osteoarthritis: The Framingham Study., Journal of Rheumatology 1993, 20:4, pp 704-709.
    10. Venn, A.J. and Guest, C.S., Chronic Morbidity of Former Prisoners of War and other Australian Veterans, Medical Journal of Australia, Vol 155, Nov 18, 1991, pp 705-712.
    11. Beebe, Gilbert W., Follow up studies of WWII and Korean war prisoners, American Journal of Epidemiology, Volume 101, Number 5, 1975, pp400 422.
    12. National Centre for Health Statistics: Prevalence of osteoarthritis in adults by age, sex, race and geographic area: United States 1960-1962. Washington DC: Government Printing Office: Vital and Health Statistics, 1966, No. 15, Series 11., quoted in Lane, N.E., and Buckwalter, J.A. preceding.
    13. Panush, R.S., and Brown, D.G., Exercise and arthritis. Sports Medicine. 1987, 4:54-64.
    14. Lane, N.E., Bloch, D.A., Jones, H.H., et al., Long-distance running, bone density and osteoarthritis. JAMA 1986, 255:1147.
    15. Hannan, M.T., Felson, D.T., Anderson J.J., and Naimark A., Habitual physical activity is not associated with knee osteoarthritis: The Framingham Study., Journal of Rheumatology 1993, 20:4, pp 704-709.
    16. Lane, N.E., and Buckwalter, J.A., Exercise: A Cause of Osteoarthritis? Rheumatic Disease Clinics of North America, Volume 19, Number 3, August 1993, pp 617-633.
    17. Hannan, M.T., Felson, D.T., Anderson J.J., and Naimark A., Habitual physical activity is not associated with knee osteoarthritis: The Framingham Study., Journal of Rheumatology 1993, 20:4, pp 704-709.
    18. Felson, D.T., Hannan, M.T., Naimark, A., Berkeley, J., Gordon, G., Wilson, P.F.W., Anderson, J., Occupational Physical Demands, Knee Bending, and Knee Osteoarthritis: Results from the Framingham Study., The Journal of Rheumatology 1991; 18:10, pp 1587-1592.
    19. Hannan, M.T., Felson, D.T., Anderson J.J., and Naimark A., Habitual physical activity is not associated with knee osteoarthritis: The Framingham Study., Journal of Rheumatology 1993, 20:4, pp 704-709.
    20. Cooper C., McAlindon, T., Coggon, D., Egger, P., and Dieppe, P., Occupational activity and osteoarthritis of the knee, Annals of Rheumatic Diseases, 1994, 53: pp 90-93.
    21. Vingard, E., Alfredsson, L., Goldie, I., and Hogstedt, C., Occupation and Osteoarthritis of the Hip and Knee: A Register-Based Cohort Study., International Journal of Epidemiology, 1991, Vol 20: No. 4, pp 1025-1031.
    22. Lawrence J.S., and Aitken-Swan J., Rheumatism in Miners: Part I: Rheumatic Complaints, British Journal of Industrial Medicine, 1952, 9, pp 1-18.
    23. Kellgren J.H., and Lawrence J.S., Rheumatism in Miners: Part II: X-Ray Study, British Journal of Industrial Medicine, 1952, 9, pp 197-207.
    24. Kujala, U.M., Kaprio, J., and Sarna, S., Osteoarthritis of weight bearing Joints of former elite male athletes. British Medical Journal, Vol 308, 22 January 1994, pp 231-234.
    25. Burry, H.C., Sport, Exercise and Arthritis, British Journal of Rheumatology, 1987, 26: 386-388.
    26. Ernst, E., Smoking, a cause of back trouble? British Journal of Rheumatology, 1993; 32:239-242.
    27. Hart, D.J., and Spector, T.D., Cigarette smoking and the risk of osteoarthritis in women in the general population: the Chingford study, Annals of Rheumatic Diseases, 1993; 52:93-96.
    28. Samanta, A., Jones, A., Regan, M., Wilson, S., and Doherty, M., Is osteoarthritis in women affected by hormonal changes or smoking? British Journal of Rheumatology, 1993; 32: 366-370.
  2. Berkow, Robert and Andrew J. Fletcher, eds. The Merck Manual of Diagnosis and Therapy. 16th ed. New Jersey: Merck, 1992
  3. Daniel J. McCarty. Arthritis and Allied Conditions. 11th ed. Lea and Febriger: Philadelphia, 1989.
  4. Dwight D. Robinson. Osteoarthritis. Sci. Amer. Med. Chapter 15, Section X.
  5. Fauci, Anthony S. and Eugene Braunwald, et al, eds. Harrison's Principles of Internal Medicine. 14th ed. Montreal: McGraw-Hill, 1998.
  6. Felson, D.T., et al. Annals of Internal Medicine 2000; 133: 635-646.
  7. Kelley, Harris, Ruddy, Sledge. Textbook of Rheumatology. 5th ed. W.B. Saunders: Montreal, 1981. Vol 2. p.1369.
  8. Lane, N.E., and Buckwalter, J.A., Exercise: A Cause of Osteoarthritis? Rheum. Dis. Clinics of North America, vol 19, no 3, August 1993, pp 617-633.
  9. Scientific American Medicine. Osteoarthritis, Dec. 1994, c.X.
Date de modification :