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Le Canada se souvient - Édition 2006 - Page 3

Un accident de train tue 17 soldats canadiens en route vers la guerre de Corée

Carte de l'Amérique du Nord indiquant le trajet entre le Camp Silo au Manitoba et Fort Lewis dans l'État de Washington aux États-Unis.

Les fusils et les bombes ne sont pas les seuls dangers auxquels sont exposés les militaires en temps de guerre; bien souvent, les risques guettent les soldats dès l’enrôlement et l’instruction. La tragédie qui frappe le 2e Régiment du Royal Canadian Horse Artillery, le 21 novembre 1950, en est un exemple éloquent.

Partis du Camp Shilo au Manitoba, les soldats se rendaient à Fort Lewis dans l’État de Washington poursuivre leur instruction avant d’être envoyés en Corée. Près de Canoe River, en C.-B., le train à bord duquel se trouvent les soldats frappe de front un train arrivant en sens inverse. La locomotive et le premier wagon de passagers déraillent et glissent dans un talus. Certains soldats sortis indemnes de l’accident dégagent désespérément les blessés et les morts, se servant de leurs fusils pour soulever les débris et libérer leurs compagnons. Douze soldats meurent dans l’accident et cinq autres mourront peu après des suites de leurs blessures. On peut trouver les noms de ces dix-sept soldats dans le Livre du Souvenir de la guerre de Corée – leur sacrifice ultime au nom de la paix et de la liberté est inscrit à jamais dans ce livre magnifique conservé à la Colline du Parlement dans la Chapelle du Souvenir de la tour de la Paix. On peut également le voir en ligne en visitant le site Web d’Anciens Combattants Canada.

Le NCSM Iroquois est touché au large des côtes de la Corée

Vue aérienne d'un navire militaire.

Le NCSM Iroquois (Photo du MDN)

La Marine royale du Canada a joué un rôle important dans la guerre de Corée pendant une grande partie du conflit. Les contre-torpilleurs canadiens participent aux actions à l’est et à l’ouest des côtes de la péninsule de la Corée. Il s’agit d’un travail difficile où le danger n’est jamais bien loin.

Le 2 octobre 1952, le NCSM Iroquois échange des tirs avec une batterie de tir ennemie, sur la côte, et est frappé de plein fouet. Dans l’explosion, trois marins canadiens meurent et dix sont blessés.

Les contre-torpilleurs canadiens qui servent au large de la côte est de la Corée font partie du club de « Trainbusters » (destruction de train). Dans cette partie du pays, le terrain oblige souvent les voies ferrées à serrer la côte, ce qui en fait des cibles de choix. Les navires canadiens et les autres navires servant pour la force navale des Nations Unies ont mis à rude épreuve les trains ennemis.

Affiche offrant l'indice suivant : Que diriez-vous à un ancien combattant venu s'adresser à votre classe?

En temps de crise, ceux qui combattent doivent communiquer avec leurs propres forces... mais ils ne veulent pas que les ennemis comprennent ce qu'ils disent. Des pigeons voyageurs aux téléphones de campagne en passant par les signaux lumineux et même les transmetteurs en code autochtones du Canada, tous les moyens ont été utilisés pour transmettre des messages secrets en temps de guerre. Le plus souvent, les messages étaient codés... toutefois, les déchiffreurs faisaient toujours de leur mieux pour décoder les messages. Pourquoi n'essayez-vous pas de déchiffrer le message ci-dessous? La clé du code est la suivante : 1=A, 2=B, 3=C, etc.

Sports : La soirée du hockey en Corée

Match de hockey sur glace.

Soldats canadiens jouant au hockey en Corée (BAC PA-128859)

Les Canadiens ne changent pas, peu importe où ils se trouvent dans le monde. Les militaires de notre pays qui ont servi pendant la guerre de Corée ne faisaient pas exception à la règle. Pendant l’hiver, des matchs de hockey sont organisés sur des parcelles de glace, non loin des lignes de front. Ces matchs sont souvent disputés entre différentes unités où la fierté est en jeu, comme le 11 mars 1952, quand les soldats du 1er Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry affrontent les soldats du 2e Bataillon, Royal 22e Régiment (les « vingt-deux »). Ce match de championnat se dispute sur une patinoire improvisée, surnommée « Imjin Gardens », une activité sportive qui recrée un fragment de « vie canadienne normale » à des kilomètres de la terre natale, dans une Corée dévastée par la guerre.

Notre armée a besoin de bons Canadiens

Les affiches du temps de guerre comme celle-ci saisissent la fierté et le sentiment d’agir ensemble que beaucoup de Canadiennes et de Canadiens ressentaient face à la menace de la guerre.
(Collections de la bibliothèque de McGill WP2.R6.F1)

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