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La libération de la Belgique

Colonne de véhicules amphibies « Alligator » dépassant des véhicules amphibies « Tarrepin » aux abords de l’Escault, le 13 octobre 1944 / Neuzen, Belgique (à proximité). Photo : Donald I. Grant. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada PA-114754

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Le Canada a joué un rôle de premier plan dans la libération de la Belgique pendant la Seconde Guerre mondiale. Les soldats, marins et aviateurs canadiens ont aidé à vaincre l’armée allemande et à restaurer la paix dans ce pays, après plus de quatre années d’occupation.

La Forteresse de l’Europe

Pendant la plus grande partie de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne occupa la Belgique et la majorité de l’Europe. Les Allemands transformèrent le continent en ce qui fut appelé la « Forteresse de l’Europe ». D’impressionnants dispositifs de défense avaient été érigés le long du littoral, permettant aux Allemands de surveiller et d’attendre la contre-attaque des Alliés. En 1943, les Alliés débarquèrent en Italie et entamèrent, à force de combat, leur progression vers le nord. Puis, le 6 juin 1944, lors du jour J, la libération de l’Europe de l’Ouest débuta en Normandie, France.

La percée des Canadiens

Dans les mois qui suivirent le jour J, les Allemands encerclés commencèrent à céder du terrain et les Canadiens effectuèrent une percée au nord et à l’est dans les défenses ennemies, qui battaient alors en retraite. La Première Armée canadienne reçut l’ordre d’assurer la sécurité des ports le long de la Manche au fur et à mesure de leur avance le long de la côte française, en Belgique et aux Pays-Bas, en route vers l’Allemagne.

L’avance des Canadiens revêtait une importance particulière pour les Alliés qui avaient besoin d’un port bien équipé. En attendant, ils se servaient toujours d’installations vulnérables et temporaires qu’ils avaient construites le long des plages de la Normandie afin de ravitailler leurs forces. Il était vital pour les Alliés de continuer d’envoyer des hommes et du matériel vers la zone de combat.

L’arrivée en Belgique

Au début de septembre 1944, la Première Armée canadienne composée entre autres de Britanniques, de Polonais et d’autres troupes sous leur commandement avait libéré une grande partie de la côte française du nord de la Normandie. Elle avait aussi effectué une poussée en Belgique (cependant, plusieurs des villes côtières fortifiées en France devraient encore être capturées, à grande peine, dans les semaines qui suivirent). Alors que les soldats de l’Armée canadienne nettoyaient la côte, ils trouvèrent des sites de lancement de bombes volantes (ou « Buzz Bomb ») abandonnés. Le démantèlement de ces puissantes et terribles armes procura un grand soulagement aux résidants du sud-est de l’Angleterre, qui en étaient les principales cibles. Les Canadiens en retirèrent une très grande satisfaction.

La résistance allemande semblait vaciller à certains endroits et les Alliés espéraient que la guerre se terminerait rapidement. Bruxelles, la capitale de la Belgique, fut libérée dans les premiers jours de septembre. Lorsque les soldats canadiens arrivèrent dans les villages belges, certains avaient été désertés par l’ennemi, mais d’autres ne furent libérés qu’au prix de batailles brèves, mais coûteuses. De grandes parties de l’ouest de la Belgique furent rapidement libérées alors que les Allemands rassemblaient leurs défenses dans des endroits stratégiques. La libération ne fut pas toujours aussi rapide, cependant, car la bataille pour traverser le canal de Gand fut très ardue.

La bataille de l’Escaut

Les premiers ports libérés dans le nord-ouest de l’Europe étaient soit trop petits, soit trop endommagés pour résoudre les problèmes d’approvisionnement des Alliés. Anvers, un des ports importants de la Belgique, fut capturé relativement intact au début septembre, mais le problème était qu’il se trouvait à 80 kilomètres à l’interieur des terres. Entre le port d’Anvers et la Manche se trouve l’estuaire de l’Escaut occidental, traversant des régions de la Belgique et des Pays-Bas qui étaient toujours sous occupation allemande. Vers la mi-septembre, c’est en grande partie à la Première Armée canadienne que revint la tâche vitale de déloger l’ennemi de l’Escaut, permettant ainsi aux Alliés de se servir du port d’Anvers.

La majeure partie de la bataille de l’Escaut se déroula sur un terrain plat et souvent inondé qui offrait aux Canadiens peu d’endroits pour se mettre à couvert durant leur avancée. La libération de ce territoire s’obtint à un coût énorme : la boue collait aux hommes et à l’équipement; il fallait franchir de nombreuses digues et bien des canaux; et, surtout, affronter un ennemi aguerri, bien retranché. En effet, l’une de batailles les plus rudes de la guerre fut la traversée du canal Léopold, au nord de la Belgique, dont les abords étaient détrempés et les tranchées, saturées d’eau.

Malgré les difficultés, les Alliés firent preuve de persévérance et les dernières défenses allemandes tombèrent au début novembre. L’Escaut fut déminé et, vers la fin novembre, Anvers fut finalement ouvert à la navigation. Il est intéressant de noter que le premier navire allié à y accoster fut le navire de charge SS Cataraqui, construit au Canada.

Les sacrifices

Bien des anciens combattants racontent que les Belges, sortant de leurs villes, les accueillirent dans une explosion de joie et les couvrirent de milliers de fleurs, pendant que l’ennemi, qui battait en retraite, était poursuivi sans relâche.

Cependant, la victoire en Belgique fut acquise à un prix élevé. Plus de 6 000 soldats canadiens subirent des blessures au cours de la bataille de l’Escaut et plus de 800 sont inhumés en Belgique, après avoir consenti le sacrifice ultime de leur vie dans la poursuite de l’ennemi qui mena à la libération du pays. D’autres revinrent chez eux l’âme et le corps meurtris pour la vie.

L’héritage

Les Canadiens qui ont contribué à libérer la Belgique étaient de véritables héros, mais ces héros étaient des personnes comme les autres des volontaires avec le désir de combattre pour leur pays afin de faire respecter les droits humains fondamentaux et de vaincre les forces de la tyrannie. Le Canada et le monde se doivent d’être reconnaissants envers ces hommes et ces femmes pour leurs réalisations et leurs énormes sacrifices.

Le programme Le Canada se souvient

Colonne de véhicules amphibies « Alligator » dépassant des véhicules amphibies<br /> « Tarrepin » aux abords de l’Escault, le 13 octobre 1944 / Neuzen, Belgique (à proximité). 
<br />Photo : Donald I. Grant. Ministère de la Défense nationale / Bibliothèque et Archives Canada PA-114754

Le programme Le Canada se souvient d'Anciens Combattants Canada incite tous les Canadiens et les Canadiennes à se renseigner sur les sacrifices et les réalisations de tous ceux et celles qui ont servi et qui continuent de servir leur pays en temps de guerre et de paix. Il invite aussi les citoyens à prendre part aux activités commémoratives qui aident à préserver l'héritage qu'ils nous ont légué et à le transmettre aux générations à venir.

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