Le soutien civil aux forces armées

Des femmes des Canadian Legion War Services attendent les soldats à la gare.  Le 22 juin 1942 / Montréal (Québec).  Photo:  Bibliothèque et Archives Canada/PA 108323

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Les Canadiens ont contribué de maintes façons à l'effort de guerre déployé par notre pays durant la Seconde Guerre mondiale. Les personnes qui ont risqué leur vie pour se mettre au service du Canada et du monde n'étaient pas toutes en uniforme. Nombre de particuliers et d'organismes civils ont collaboré étroitement avec les forces alliées durant ce grand conflit. Leur appui et leur contribution ont été déterminants dans le triomphe des Alliés.

Le corps des pompiers canadiens (civils)

Créé en 1942, cet organisme était destiné à aider les pompiers britanniques à lutter contre les incendies causés par les bombardements allemands qui dévastaient les villes et les usines.

  • La moitié des 422 hommes qui servaient dans le Corps étaient des pompiers professionnels; les autres n'avaient aucune expérience antérieure.
  • Le gouvernement canadien versait aux pompiers un salaire de 1,30 $ par jour (rémunération semblable à celle versée à de nombreux soldats canadiens). Ils ne recevaient aucune autre formation que celle que les anciens pompiers professionnels pouvaient leur offrir.
  • Outre-mer, trois pompiers du Corps périrent et huit furent grièvement blessés.

Les organismes de bienfaisance et d'aide médicale

Les représentants de plusieurs organismes servaient à l'étranger pour soutenir les soldats canadiens. Ils se trouvaient le plus souvent à l'arrière, mais leur travail pouvait tout de même être dangereux.

  • En tout, 585 membres des services de guerre de la Légion royale canadienne, des Chevaliers de Colomb, de l'Armée du salut et du Y.M.C.A. ont établi des cantines et des salles de lecture pour les soldats. Huit ont péri et 71 ont été blessés.
  • Les membres du personnel médical qui étaient rattachés à la Croix-Rouge et à la Brigade de l'Ambulance St-Jean servaient comme aides-infirmiers et conducteurs d'ambulances.

Le transport d'avions

Des Canadiens et des Canadiennes ont assumé la difficile et parfois dangereuse responsabilité de piloter jusqu'en Grande-Bretagne les avions fabriqués au Canada et destinés à l'effort de guerre. Le taux de blessés et de morts a été de 20 p. 100.

  • Ils ont servi dans le groupe no 45 du Royal Air Force Transport Command, le groupe no 45 du Royal Air Force Ferry Command ou l'Atlantic Ferrying Organization et ont piloté plus de 10 000 avions outre-mer.
  • Les pilotes étaient payés entre 500 $ et 1 000 $ par voyage. Ils devaient ensuite revenir au Canada par leurs propres moyens.

Les forestiers de Terre-Neuve

Les membres de l'Unité forestière terre-neuvienne d'outre-mer se rendaient outre-Atlantique pour aider les Britanniques qui avaient besoin d'un approvisionnement continu en bois d'oeuvre.

  • Près de 3 500 bûcherons expérimentés ont servi en Grande-Bretagne.
  • Pour la plupart, ils coupaient des arbres surtout dans le nord de l'Écosse.
  • Quelque 2 100 autres ont servi dans la British Home Guard (unité territoriale).

Espions, saboteurs et agents secrets

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Grande-Bretagne a engagé plusieurs opérateurs canadiens dans des services spéciaux. Ils ont servi en Europe (France, Yougoslavie, Hongrie, Italie, Roumanie et Bulgarie) et en Asie (Birmanie, Malaisie et Sarawak dans l'île de Bornéo).

  • Certains Canadiens se sont enrôlés dans le Special Operations Executive (S.O.E.), lequel organisait les activités de résistance et de sabotage dans les pays occupés.
  • Après l'invasion de la Yougoslavie par l'Allemagne en 1941, le S.O.E. s'est mis à la recherche d'agents qui pouvaient s'exprimer dans la langue de ce pays occupé de l'Europe de l'Est. Ces personnes devaient être parachutées secrètement pour aider à des activités de résistance. Quelque 20 Canadiens d'origine yougoslave ont été recrutés pour remplir ce rôle.
  • Pour remplir ces fonctions spéciales en Asie, la Force 136 (nom donné au S.O.E.. en Asie) recrutait souvent des Sino-Canadiens bénévoles parce qu'ils parlaient souvent la langue locale et pouvaient plus facilement se fondre dans la population de l'endroit. Des centaines de Sino-Canadiens se sont portés volontaires pour rendre ce service spécial et ont été nombreux à être sélectionnés.
  • Les Sino-Canadiens qui se sont portés volontaires et qui ont été acceptés ont suivi une formation éreintante au Canada et souvent outre-mer, en Australie et en Inde. La plupart, cependant, n'ont pas fait de service actif avant la capitulation des Japonais.
  • D'autres ont servi dans le M.1.9 britannique (département 9 du Renseignement militaire). Ils aidaient des prisonniers de guerre à s'évader et des aviateurs qui s'étaient écrasés et qui tentaient d'éviter la capture dans l'Europe occupée par l'ennemi.
  • Certains opérateurs spéciaux ont été formés au Camp X sur le lac Ontario. Dans les eaux glaciales du lac, ils s'initiaient à l'usage de techniques de démolition sous-marine.

Le leg

Par leur appui aux Forces armées, des civils canadiens ont largement contribué à l'effort de guerre des Alliés. Les expériences et les sacrifices de tous les Canadiens durant la Seconde Guerre mondiale constituent pour notre pays un legs fier et durable.

Le programme Le Canada se souvient

Photo:   Bibliothèque et Archives Canada/PA C54485

Le programme Le Canada se souvient d'Anciens Combattants Canada incite tous les Canadiens et les Canadiennes à se renseigner sur les sacrifices et les réalisations de tous ceux et celles qui ont servi et qui continuent de servir leur pays en temps de guerre et de paix. Il invite aussi les citoyens à prendre part aux activités commémoratives qui aident à préserver l'héritage qu'ils nous ont légué et à le transmettre aux générations à venir.

Pour en apprendre davantage sur le rôle qu'a joué le Canada durant la Seconde Guerre mondiale, consultez le site Web d'Anciens Combattants Canada, à l'adresse veterans.gc.ca ou composez le numéro sans frais 1-866-522-2022.

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