Les jeunes se souviennent du 65e anniversaire de l’armistice de la guerre de Corée
Sur le vif : la guerre de Corée – La cote 355

Objectif :

Sensibiliser les élèves aux contributions et aux sacrifices consentis par les Canadiens pendant la bataille de la cote 355 qui eut lieu lors de la guerre de Corée.

Résultats d’apprentissage :

Les élèves devront être capables de prouver qu’ils comprennent les expériences vécues par les Canadiens sur la cote 355 au cours de la guerre de Corée ainsi que les sacrifices et les réalisations consentis par nos soldats.

Public cible :

Cette activité s’adresse aux jeunes âgés de 12 à 18 ans.

Matériel :

Séquence des activités et temps prévu [environ 60 minutes] :

  • Discussion préparatoire (10 minutes)
  • Activité de lecture (10 minutes au total)
  • Visionnement d’une vidéo (3 minutes et 49 secondes)
  • Sur le vif : la cote 355 – étude d’images (15 minutes)
  • Discussion de suivi (15 minutes)

Discussion préparatoire [10 minutes]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’empire du Japon fut démantelé et l’Union soviétique, cherchant à être plus influente dans la région, occupa la Corée du Nord alors que les Américains prenaient position en Corée du Sud. Les Soviétiques et les Américains finirent par quitter la Corée, mais pas avant qu’un gouvernement communiste soit établi dans le Nord et un gouvernement démocratique, lui, dans le Sud. Les tensions entre les deux Corées atteignirent un point culminant le 25 juin 1950, lorsque les forces militaires nord-coréennes franchirent le 38e parallèle pour pénétrer la Corée du Sud. Cet événement marqua le début des hostilités qui firent rage pendant plus de trois ans partout au pays, pays que ses habitants baptisèrent « Pays du matin calme ».

Chaque guerre présente des batailles ou des événements d’ordre particulier que la plupart des gens connaissent. Pour la Première Guerre mondiale, certains songent aux batailles de la crête de Vimy et de Passchendaele. Pour la Seconde Guerre mondiale, on pourrait retenir le débarquement du jour J et la libération des Pays-Bas. Pour la guerre de Corée, ce sont les efforts déployés sur la cote 355 qui occupent une place à part dans la mémoire canadienne.

Activité de lecture [15 minutes]

Demandez aux élèves de lire le feuillet historique intitulé Le Canada se souvient – la cote 355 pour qu’ils prennent connaissance des expériences vécues par nos soldats sur la cote 355 lors de la guerre de Corée.

Visionnement d’une vidéo [3 minutes 49 secondes]

Quoi de mieux pour apprendre l’histoire que de l’entendre directement de la bouche de ceux qui l’ont vécue. Les élèves prendront connaissance des expériences vécues par les soldats canadiens sur la cote 355 en regardant la vidéo intitulée Le pays du matin calme – colline 355.

Sur le vif : la cote 355 – étude d’images

Pendant des centaines d’années, des peintres de guerre ont su peindre et rendre compte des histoires et des expériences de la guerre. Pendant la guerre de Corée, il s’agissait de Edward « Ted » Zuber, un parachutiste, qui servit en Corée en 1952 en tant que tireur d’élite au sein du Royal Canadian Regiment. Bien que n’étant pas un peintre de guerre officiel, il y apporta son carnet de croquis pour y consigner ce qu’il y verrait.

Une fois à la maison, il tira de ses croquis son inspiration pour peindre et rendre vie aux expériences de guerre vécues par les Canadiens. Ses peintures font aujourd’hui partie d’une collection intitulée « Korean War Memoirs ». En plus de replonger dans ses propres expériences de combat, Edward Zuber discuta même avec d’autres vétérans y ayant combattu et analysa des photographies aériennes, des cartes et des journaux de guerre afin de s’en inspirer pour « peindre » un portrait de la guerre de Corée.

Partagez l'œuvre Ça pleut (image 4 de la galerie). Cette peinture représente des soldats réagissant à l’attaque de la cote 355 au mois d’octobre 1952. L’attaque continua pendant 45 minutes et fut l’une des plus dures subies par les Canadiens en Corée.

Examinez l'image. Regardez attentivement l’expression sur leurs visages. Après avoir entendu les expériences des vétérans, comment pensez-vous que ces soldats se sentaient au cours de cette bataille? Avaient-ils peur? Ressentaient-ils de l’anxiété? Du courage?

Discutez de l’aspect de la bataille. Les Canadiens étaient largement surpassés en nombre par un ennemi qui les frappait durement. Nos soldats auraient pu s’enfuir, paniquer ou tout abandonner; ils restèrent plutôt sur place et se battirent courageusement, contre toute attente.

Discussion de suivi [15 minutes]

Demandez aux élèves de réfléchir à l’énoncé suivant : Les combats sur la cote 355 au mois d’octobre 1952 ont entraîné de nombreuses pertes : 18 Canadiens y furent tués, 35 blessés et 14 y ont été faits prisonniers.

Animez ensuite une discussion axée sur les questions suivantes :

  • Croyez-vous que les sacrifices des Canadiens portant l’uniforme pendant la guerre de Corée en valaient la peine? La guerre vaut-elle jamais la peine? Y a-t-il vraiment un gagnant dans une guerre?
  • Selon vous, que croyez-vous que les Coréens du Sud pensent au sujet des Canadiens qui se sont battus si durement et qui se sont sacrifiés de manière si extraordinaire pour aider leur pays à retrouver ses droits et libertés?
  • Croyez-vous qu’il soit important de se souvenir des Canadiens qui ont participé à la guerre de Corée même si les principaux combats sont terminés depuis plus de 65 ans?
  • Comment les jeunes d’aujourd’hui devraient-ils exprimer leur manière de se souvenir d’événements tels que la guerre de Corée? Auriez-vous des idées de nouvelles manières particulières de se souvenir de celles et ceux qui ont servi?

Activités d’approfondissement possibles

Il existe différentes façons d’approfondir cette leçon. Par exemple, vous pourriez demander aux jeunes de s’imaginer en correspondants de guerre couvrant la guerre de Corée, et de réaliser des reportages sur les événements qui s’y sont déroulés. Ces reportages pourraient prendre la forme de films d’actualités, d’émissions radiophoniques ou d’articles de journaux fictifs. Vous pouvez aussi leur demander de s’imaginer à la guerre en Corée, devant écrire aux membres de leur famille ou à leurs amis pour leur raconter ce qu’ils viennent de vivre. Ils pourraient aussi s’imaginer dans la peau d’un proche d’un soldat canadien déployé en Corée, lui écrivant pour savoir comment il se porte, comment s’est déroulée la bataille et comment il se sent.

Inviter comme orateur un vétéran qui a participé à la guerre de Corée serait une occasion exceptionnelle d’apprendre de vive voix ce que signifiait défendre la paix et la liberté lors de ce conflit. Pour en savoir davantage, visitez le site Web du Bureau des orateurs du Projet Mémoire.

Vous pouvez pousser votre exploration de l’expérience de la guerre de Corée avec vos élèves un peu plus loin, en leur faisant voir d’autres œuvres de Ted Zuber dans notre galerie d’art en ligne intitulée Sur le vif : la guerre de Corée. Ce dernier réalisa plusieurs tableaux de soldats au combat, mais aussi lors de moments plus calmes, alors qu’ils vivaient au front.

 

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