Le Canada se souvient - Édition 2013 - Page 4

Casques bleus canadiens sous les tirs ennemis à Chypre

Soldat canadien avec des enfants locaux durant une période plus calme à Chypre en 1965.
(Photo : Défense nationale du Canada ZK-2057-4)

De 1964 à 1993, plusieurs membres des Forces armées canadiennes ont servi à Chypre et ont travaillé à maintenir une paix instable entre les Grecs et les Turcs habitant cette île méditerranéenne.

En 1974, la situation a dégénéré quand 40 000 soldats turcs ont envahi Chypre; un combat ouvert a éclaté. Dans les jours qui ont suivi l'invasion, les casques bleus canadiens des Nations Unies se sont soudain retrouvés sans paix à maintenir. Le 23 juillet 1974, en plein chaos, un groupe de soldats canadiens a essuyé le feu de l'ennemi dans un couloir rocheux. Plusieurs hommes ont été touchés, y compris l'officier qui menait la patrouille. Le soldat Joseph Plouffe a tout de suite essayé de dispenser les premiers soins à l'officier blessé, mais il fut touché à son tour. Les deux Canadiens blessés se sont retrouvés menacés par des tirs de mitrailleuse. Le caporal Joseph Whelan, le soldat Joseph Belley et le soldat Joseph Pelletier n'ont pas voulu abandonner leurs camarades et ils ont bravé les balles pour sauver les blessés.

La poche de Medak

Le groupe de combat du Princess Patricia's Canadian Light Infantry - CANBAT 1 - Croatie 1993.
(Photo : Défense nationale du Canada)

Après que son gouvernement communiste ait été renversé au début des années 1990, la Yougoslavie a été déchirée par les différences ethniques et religieuses. La guerre civile a éclaté et des atrocités ont été commises. Le Canada et la communauté internationale ont envoyé des forces pour essayer de rétablir la paix, mais les combats ont continué.

En septembre 1993, le régiment Princess Patricia's Canadian Light Infantry se trouvait près de la « poche de Medak », une partie de la Croatie alors contrôlée par la Serbie. Les Croates avaient lancé une offensive pour reprendre la région. Un cessez-le-feu a été convenu et les forces de l'Organisation des Nations Unies (ONU) surveillaient le retrait des deux camps. Des soldats canadiens et français sont ensuite entrés dans le secteur, mais les forces croates ont ouvert le feu. Les Patricias ont maintenu leur position toute la nuit dans ce qui fut le plus violent combat auquel une unité canadienne s'était retrouvée mêlée depuis la guerre de Corée. Il y eut de nombreux actes de courage. Par exemple, le sergent Rod Dearing, originaire de la Colombie-Britannique, qui a mené son peloton à refouler des attaquants croates supérieurs en nombre ou encore le soldat Scott LeBlanc, un jeune réserviste de la Nouvelle-Écosse, qui a ouvert le feu de sa mitrailleuse pour aider à repousser une dernière attaque.

Le lendemain matin, les Croates ont continué d'empêcher les forces de l'ONU d'entrer dans le secteur. Le lieutenantcolonel canadien James Calvin a organisé une conférence de presse improvisée devant le blocage routier, forçant les Croates, gênés, à ouvrir la voie. Tragiquement, les forces de l'ONU ont trouvé les villages serbes de la poche de Medak complètement détruits. De nombreux civils avaient été tués, victimes d'un « nettoyage ethnique ».

L'homme qu'on appelait « JADEX »

Jacques Dextraze pendant la guerre de Corée.
(Photo : Défense nationale du Canada)

Le Canada a connu de nombreux illustres chefs militaires au fil des années. L'un des meilleurs a été Jacques Dextraze – ses hommes l'appelaient « Mad Jimmy » ou « JADEX ». Né à Montréal en 1919, il s'est enrôlé comme soldat pendant la Seconde Guerre mondiale et il a rapidement gravi les échelons des Fusiliers Mont-Royal.

Lors de la guerre de Corée, il était aux commandes du Royal 22e Régiment, qui s'est courageusement battu, notamment dans les combats intenses de la cote 355, en novembre 1951. Au début des années 1960, il a commandé la force de la mission de maintien de la paix de l'Organisation des Nations Unies au Congo, où il a mené personnellement un certain nombre de missions de sauvetage dangereuses afin de sauver des civils pris en otage par des rebelles. À son retour au Canada, M. Dextraze a continué son service. En 1972, il a été nommé chef d'état-major de la Défense et a conservé son poste jusqu'en 1977, année de sa retraite. Il figure parmi les soldats les plus décorés et les plus respectés au pays.

« Un goût bien de chez nous »

L'arrivée en Afghanistan d'un café Tim Hortons mobile. 2006.
(Photo : Défense nationale du Canada AR2006-H044-0018a)

Ron Joyce est né en 1930, dans une région rurale de la Nouvelle-Écosse. À 16 ans, il a déménagé à Hamilton, en Ontario, en quête d'un avenir meilleur. Il avait en poche 35 dollars. Il s'est enrôlé dans la Marine royale du Canada en 1951, pendant la guerre de Corée, et y a reçu une formation en communications. Après l'armistice, il a servi au large des côtes de la Corée et du Japon.

Après avoir quitté la Marine, M. Joyce est retourné à Hamilton est devenu policier. Lors de ses patrouilles à pied quotidiennes, il fréquentait un café et il a tissé des liens d'amitié avec le propriétaire, Tim Horton, une légende canadienne du hockey.

L'esprit d'entrepreneur de M. Joyce a fait surface et Tim Horton et lui sont devenus des partenaires à part entière dans l'entreprise. Aujourd'hui, Tim Hortons compte parmi les marques canadiennes les plus connues, et les « Timbits » et cafés « deux crèmes, deux sucres » font partie de notre culture!

Au cours des dernières années, les militaires canadiens ont pu savourer des produits d'un goût bien de chez nous dans des comptoirs Tim Hortons en Afghanistan et dans de nombreuses bases militaires.

L'opération Attention en Afghanistan

Officiers des Forces armées canadiennes collaborant avec des soldats afghans lors d'un exercice en décembre 2012.
(Photo : Défense nationale du Canada IS2012-2007-052)

Depuis 2001, plus de 40 000 membres des Forces armées canadiennes ont servi en Afghanistan et dans les eaux au large de l'Asie du Sud-Ouest. Leurs missions étaient dangereuses et 158 de nos braves hommes et femmes en uniforme y ont laissé la vie.

La mission de combat de notre mission en Afghanistan a pris fin en juillet 2011, mais environ 950 militaires canadiens sont restés dans ce pays pour y jouer un nouveau rôle important. Aujourd'hui, dans le cadre de l'opération Attention, ils contribuent au programme d'instruction de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) afin de préparer les services de police, l'armée et la force aérienne d'Afghanistan à assurer la sécurité de leur propre pays.

La contribution de nos militaires à cet effort multinational se situe maintenant surtout dans la capitale, à Kaboul, et devrait prendre fin en 2014. Ce sera la fin d'une mission qui a sensibilisé la population aux profonds sacrifices et aux grandes réussites des membres des Forces armées canadiennes.

Mots croisés

As-tu bien lu les articles du journal? Toutes les réponses aux indices se trouvent dans le journal.

Utilise les indices pour répondre aux questions en utilisant une lettre par carré.

Mots croisés

Horizontal

  • 1. Rivière de Corée où les Canadiens organisaient des parties de hockey pendant la guerre. (5 lettres).
  • 4. Nom de la troupe célèbre d'interprètes de la 3e Division canadienne qui ont diverti les troupes pendant la Première Guerre mondiale. (8 lettres).
  • 6. Nom de famille du dernier Canadien tombé au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale. (5 lettres).
  • 8. Ville du Canada où Ron Joyce a été policier. (8 lettres).
  • 10. Nom du navire qui a été frappé de plein fouet le 2 octobre 1952. (8 lettres).
  • 11. Nom de la ville d'Italie où David Greyeyes a mérité une médaille pour bravoure pendant la Seconde Guerre mondiale (6 lettres).
  • 12. Bataille acharnée pour laquelle les membres du PPCLI ont reçu une récompense américaine soulignant leur courage en Corée (7 lettres).

Vertical

  • 2. Nom de la « poche » en Croatie où les soldats canadiens ont été exposés à des tirs en septembre 1993. (5 lettres).
  • 3. Nom de la crête où les Alliés ont fait exploser quelque 20 charges souterraines importantes le 7 juin 1917. (8 lettres).
  • 5. Nom de l'entreprise de fabrication de bottes qui a obtenu le contrat de l'Armée canadienne pour fabriquer toutes les chaussures militaires pendant la Seconde Guerre mondiale. (6 lettres).
  • 7. Nom du traversier torpillé au large des côtes de Terre-Neuve le 14 octobre 1942. (7 lettres).
  • 9. Ville natale de l'officier canadien Jacques Dextraze. (8 lettres).
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