Noel Knockwood

Survivant des pensionnats autochtones, Noel Knockwood s'est enrôlé dans l'Armée canadienne, a servi pendant la guerre de Corée pour ensuite devenir sergent d'armes de la Nouvelle-Écosse

Shubénacadie, Nouvelle-Écosse

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Guerre de Corée

M. Knockwood est né le 17 juillet 1932 dans la Première Nation Sipekne'katik (Indian Brook) de Shubenacadie, en Nouvelle-Écosse. Il a fait ses études au pensionnat de Shubenacadie. À la suggestion de son frère aîné, un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, il s'est enrôlé dans l'Armée canadienne en 1951. Il s'est joint aux membres de l'artillerie et a reçu sa formation de base à Shilo, au Manitoba. Au cours de cette formation, il a reçu des cours sur la guerre atomique, biologique et chimique. Il n'avait que 18 ans lorsqu'il est parti outre-mer pour combattre en Corée où il y est resté 413 jours. À son retour de Corée, M. Knockwood a enseigné l'artillerie de petit calibre et est devenu sergent instructeur.

Après six ans de service militaire, M. Knockwood a poursuivi ses études en obtenant une majeure en sociologie de l'Université St. Mary's. Il a ensuite enseigné à l'Université Dalhousie et à l'Université St. Mary's et a été chargé de cours invité dans plusieurs autres universités des Maritimes. Aîné spirituel mi'kmaq très respecté, il a reçu le Prix national d'excellence décerné aux Autochtones pour le patrimoine et la spiritualité en 2002. De 2000 à 2005, il a été sergent d'armes pour la province de la Nouvelle-Écosse.


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Cote 355 - HTML5 Transcription

Intervieweur: Vous avez mentionné tout à l’heure les enfants dans les différents villages et vos souvenirs à cet égard. Mais quels sont vos souvenirs des différentes batailles? Avez-vous d’autres souvenirs qui ne sont peut-être pas aussi bons? Oui, je crois que c’était en octobre 1951. L’ennemi nous bombardait à un tel point que nous avons dû riposter. Je me souviens avoir été rappelé à mon poste derrière un obusier de 105 mm. Nous nous trouvions alors sur la colline 355, et nous avons commencé à tirer et à riposter contre l’ennemi. Comme les collines coréennes portaient des noms coréens, quand les Américains sont arrivés, ils ont commencé à utiliser des chiffres pour désigner les collines en fonction de leur élévation. La colline 355 culminait donc à 355 mètres, et les troupes canadiennes devaient maintenir leur position lorsque les Nord-Coréens ont commencé à les bombarder. Les bombardements ont duré vraiment très, très longtemps. Nous avons envoyé des troupes le lendemain matin et nous avons riposté à l’attaque à ce moment-là. Et nous avons maintenu notre position. Par la suite, lorsque nous rencontrions des fantassins, par exemple dans le cadre de permissions, ils nous traitaient vraiment comme des frères parce qu’ils nous disaient souvent que sans l’artillerie, il ne seraient pas là aujourd’hui. Ils nous remerciaient et nous transmettaient ce genre de messages qui nous rendaient trèsfiers.



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