Infirmières militaires du Canada

Introduction

Le présent hommage aux infirmières militaires canadiennes relate l’histoire de ces femmes braves et dévouées. Leur histoire est empreinte d’humour et d’angoisse. C’est une histoire de femmes tenaces, qui ont bravé toutes les vicissitudes de la guerre pour remplir leur mission et soigner leurs patients, et d’autres encore qui ont soigné ceux que la guerre a meurtris.

La profession d’infirmière militaire ne connaît ses débuts que lors de la guerre de Crimée même si soulager les soldats de leurs souffrances est une tradition de très longue date. L’organisation des soins infirmiers pour les combattants et l’envoi d’infirmières débutent avec Florence Nightingale, chez les Britanniques, et se font très rapidement par la suite au Canada.

C’est en 1885 que des infirmières militaires sont envoyées pour la première fois avec les troupes canadiennes afin de fournir les soins de santé aux troupes canadiennes dépêchées pour mater la Rébellion du Nord-Ouest. À partir de la Rébellion du Nord-Ouest, les infirmières militaires accompagnent toutes les forces militaires envoyées par le Canada, depuis la guerre d’Afrique du Sud jusqu’à la guerre de Corée. De nos jours, même si les infirmières qui œuvrent dans l’armée ne sont plus désignées sous le nom d’infirmières militaires du Canada, il n’en reste pas moins que leurs contributions se poursuivent toujours à travers les activités et les missions des Forces armées canadiennes. Au cours des années, le dévouement et l’efficacité des infirmières militaires canadiennes leur ont valu une réputation très enviable parmi les troupes avec lesquelles elles ont servi et auxquelles elles ont prodigué leurs soins.

Les premières années

L’histoire des infirmières militaires du Canada accompagne presque toute l’histoire du Canada comme pays. Au cours de la guerre de Crimée et la guerre de Sécession américaine, les infirmières ont démontré une extrême efficacité pour apporter traitement et réconfort, non seulement aux blessés du champ de bataille, mais également à une multitude de personnes victimes d’accidents ou atteintes de maladies infectieuses.

La Rébellion du Nord-Ouest de 1885 est un moment marquant de l’histoire canadienne et ce fut au cours de ce conflit que les infirmières canadiennes ont fait officiellement leur service militaire pour la première fois. En avril de cette année-là, Ottawa a donné l’ordre d’organiser un service de médecine et de chirurgie dans le Nord-Ouest.

Au début, les demandes d’assistance du gouvernement canadien dans le domaine des soins infirmiers visaient des visites à domicile pour faire des pansements et préparer des denrées et des vivres médicinales. Il était suggéré aux membres de sociétés comme la Croix-Rouge de fournir bénévolement des soins infirmiers si le besoin s’en faisait sentir. Il est rapidement devenu évident qu’il fallait que les infirmières interviennent plus directement pour que l’armée puisse assurer un traitement médical efficace sur le terrain. Sept infirmières en tout, dirigées par la révérende mère Hanna Grier Coome, ont fourni des soins à Moose Jaw et à Saskatoon (Saskatchewan) et, bien que leur période d’affectation n’ait duré que quatre semaines, ces femmes ont prouvé que les infirmières pouvaient et devaient jouer un rôle vital pour traiter les soldats blessés.

La relation entre les infirmières et l’armée au début ne se limitait pas au temps de guerre. Lorsqu’on a découvert de l’or au Yukon en 1898, un détachement des Royal Canadian Dragoons a été dépêché au Klondike pour prêter main-forte à la Gendarmerie royale du Canada dans le Nord-Ouest. Ce détachement était composé de quatre membres des Infirmières de l’Ordre de Victoria. Ces infirmières, en plus de s’acquitter de leurs tâches au Klondike, se sont avérées inestimables pour le groupe qui a été frappé par de nombreux incidents nécessitant une attention médicale.

Après la formation du Corps de santé royal de l’armée canadienne en juin 1899, l’organisation formelle des infirmières militaires du Canada a été créée et quatre infirmières canadiennes ont été envoyées en Afrique du Sud pour accompagner une armée de volontaires composée de mille autres Canadiens. On leur a conféré un rang relatif, une paye et un solde de lieutenant d’armée. Avant la fin de la guerre, le 31 mai 1902, huit infirmières militaires du Canada et 8 372 militaires canadiens servirent en Afrique du Sud. En plus des blessures habituelles d’un champ de bataille, les ravages de la maladie se sont ajoutés aux horreurs de la guerre. La chaleur et le manque d’installations sanitaires ou de conditions antiseptiques appropriées ont entraîné l’éclosion de maladies et d’infections. Les statistiques sont éloquentes : avant même la première bataille canadienne d’importance à Paardeberg, 10 p. cent des militaires canadiens ne purent prendre part aux combats en raison de maladies causées par la chaleur et par des conditions sanitaires médiocres. En fait, des 20 000 décès de l’empire britannique attribués au conflit, seulement 6 000 étaient imputables aux combats.

La Première Guerre mondiale

Lorsque la Grande-Bretagne a déclaré la guerre à l’empire allemand, le Canada fut contraint à combattre aux côtés de la Grande-Bretagne dans la Grande Guerre. Au début de la guerre, on comptait 5 infirmières au sein de la force permanente et 57 en réserve. En 1917, le Service canadien des infirmières comprenait 2 030 infirmières (1 886 outre-mer) dont 203 en réserve. Au total, 3 141 infirmières se sont portées volontaires. Leurs robes bleues et leurs voiles blancs leurs valurent le surnom d’oiseaux bleus, et leur courage et leur compassion leur ont gagné l’admiration de plusieurs soldats.

Plusieurs infirmières, dont la Britannique Edith Cavell, firent preuve de grand courage et consentirent de nombreux sacrifices lors de la Première Guerre mondiale. Après l’occupation de Bruxelles en Belgique par les Allemands, Edith Cavell demeura dans la ville pour soigner les blessures des soldats de différents pays. De plus, elle aida des soldats anglais, français et belges à fuir vers l’Angleterre en passant par les Pays-Bas, territoire neutre. Lorsque ses activités furent mises à jour, elle fut exécutée pour haute trahison, mais avant sa mort, elle aida tout de même environ 200 hommes à échapper aux Allemands.

De bien des façons, la Première Guerre mondiale se déroulait à une époque de grands changements et d’innovation dans le domaine des services médicaux militaires. D’abord, les unités médicales étaient aménagées dans les hôpitaux, mais par la suite, le poste d’évacuation sanitaire apportait un traitement plus rapide et plus efficace aux blessés sur le front.

Le poste d’évacuation sanitaire était une unité avancée, située à proximité de la ligne de front, où une ambulance pouvait amener les blessés pour qu’ils soient évalués, traités et d’où ils pouvaient être transportés dans un des nombreux hôpitaux. La première évaluation et le premier traitement disponibles dans ces unités étaient très efficaces pour recevoir de grands groupes de blessés au front. En même temps par contre, la proximité des combats exposait les infirmières militaires aux horreurs et aux dangers qui caractérisent le front. Les secteurs avancés étaient souvent attaqués par des raids aériens et des tirs d’artillerie, mettant souvent la vie des infirmières en danger. En outre, les postes d’évacuation sanitaires étaient affectés des mêmes fléaux qui prévalaient à la ligne de front; en effet, beaucoup d’infirmières ont indiqué que les rats et les puces étaient une réalité de la vie de tous les jours.

Le travail dangereux dans un secteur avancé ne se limitait pas aux combats terrestres. Une des innovations des services médicaux de la Première Guerre mondiale a été l’avènement du navire-hôpital. Ces navires étaient aussi exposés aux dangers des attaques de l’ennemi. La nuit du 27 juin 1918, le navire-hôpital canadien Llandovery Castle a été torpillé par un U-boot allemand et 234 personnes ont perdu la vie, y compris les quatorze infirmières à bord.

En France, de même qu’en Afrique et dans la Méditerranée, les infirmières, en plus d’être accablées par une charge de travail écrasante, devaient travailler dans des conditions extrêmement primitives et souvent dans des conditions climatiques exceptionnellement harassantes. Cela se passait avant la découverte des antibiotiques et, à l’instar du conflit en Afrique du Sud, les rangs des blessés étaient gonflés par les infections et par l’éclosion de maladies infectieuses comme la méningite. En dépit de ces épreuves, les infirmières militaires canadiennes ont pu réconforter les malades et les blessés.

Un total de 3 141 infirmières militaires ont servi au sein du Service de santé de l’armée canadienne, dont 2 504 outre-mer en Angleterre, en France et dans le secteur oriental de la Méditerranée, à Gallipoli, Alexandrie et Salonique. À la fin de la guerre, environ 45 infirmières militaires avaient donné leur vie, soit victimes du bombardement d’un hôpital, du naufrage d’un navire hôpital, ou encore de maladie. Le magnifique Monument commémoratif des infirmières militaires situé dans le Hall d’Honneur des édifices du Parlement à Ottawa, est un doux hommage à leur service, sacrifice et héroïsme.

La Seconde Guerre mondiale

Après l’invasion de la Pologne en septembre 1939, le Canada s’est retrouvé encore une fois dans un conflit mondial et encore une fois les infirmières militaires ont répondu à l’appel du devoir. Cependant, cette fois-ci le service des infirmières s’élargit aux trois armées : l’armée de terre, la marine et l’aviation. Dans chaque secteur, elles étaient vêtues d’une tenue de travail et d’un uniforme distinctifs et elles portaient toutes le voile blanc des infirmières militaires. On les appelait respectueusement « ma soeur » ou « Madame » car elles avaient le rang d’officier. Âgées en moyenne de 25 ans, 4 480 infirmières militaires s’enrôlèrent, dont 3 656 avec le Corps de santé royal de l’Armée canadienne, 481 avec la Branche médicale de l’Aviation royale du Canada et 343 avec les Services de santé de la Marine royale du Canada.

Les infirmières militaires, après leur formation au Canada, ont été les premières à se rendre outre-mer où elles rejoignaient les unités qui les avaient précédées au Royaume-Uni. Comme tous ceux et celles qui se rendaient outre-mer, les infirmières faisaient partie de grands convois défiant la flotte de sous-marins allemands qui sillonnaient l’Atlantique Nord. Lorsqu’elles sont arrivées en Angleterre, elles ont travaillé dans les hôpitaux du Corps de santé royal canadien à Taplow, Bramshott et Basingstoke. À titre d’exemple de leur charge de travail, après le raid sur Dieppe, l’hôpital de Basingstoke a reçu plus de 600 blessés dans une période de 19 heures 30 minutes et 98 opérations ont été effectuées. Le personnel de chirurgie ne pouvait se reposer que quelques minutes entre les opérations.

Après trois années en Angleterre, les infirmières militaires ont été envoyées en mission sur le continent. Vêtues de tenue de combat et portant des casques protecteurs et des sacs à dos, les infirmières de l’hôpital général canadien nº 1 sont arrivées en Sicile et elles ont été les premières femmes à se rendre dans le secteur de la Huitième armée. Au début, presque toutes les unités hospitalières déployées sur le continent fonctionnaient sous des tentes. Plus tard, elles ont pu emménager dans des immeubles abandonnés ou bombardés. Comme lors de la Première Guerre mondiale, les infirmières militaires ont dû braver de nombreux dangers et résoudre bien des problèmes pour pouvoir fournir des soins médicaux sur le champ de bataille. Le 2 septembre 1943, au cours d’un raid aérien mené à Catania en Sicile, un obus antiaérien s’effondra sur l’hôpital général canadien nº 5, blessant 12 infirmières militaires.

Ensuite une unité a été déployée à El Arrouch (Algérie). Peu après, deux autres unités ont été envoyées en Italie. En cours de route, le S.S. Santa Elena, qui transportait l’hôpital général canadien no 14, a été attaqué par un avion bombardier en piqué, ce qui a forcé tout le monde à embarquer dans des canots de sauvetage. Heureusement, il n’y a pas eu de perte de vie.

Lorsque les unités médicales suivaient le front en Italie en direction nord, elles essuyaient fréquemment des tirs d’artillerie et étaient à la portée des tirs ennemis. Les infirmières militaires furent extrêmement occupées par les attaques ennemies.
Par exemple, dans le saillant d’Ortona, au cours du mois de décembre 1943, le poste d’évacuation sanitaire no 4 comptait plus de 2 000 patients, dont 760 étaient des cas de chirurgie. Après la chute de Rome, il y a eu une période d’accalmie relative et les infirmières ont pu s’installer dans une vie hospitalière normale. En plus de soigner les patients canadiens, elles soignaient les prisonniers allemands. Comme la campagne d’Italie tirait à sa fin pour les Canadiens, trois unités médicales se sont rendues en France; les autres ont été démantelées et les infirmières, affectées à d’autres unités.

Treize jours après le jour J, les deux premières infirmières militaires canadiennes, accompagnant l’hôpital mobile d’intervention du Corps d’aviation royal canadien nº 2, sont arrivées en Normandie, à Bernières-sur-Mer. Elles ont été suivies des postes d’évacuation sanitaire 2, 3 et 6. Les postes se sont installés dans le secteur de Caen. Vers le 15 juillet, les hôpitaux généraux canadiens 7, 8 et 10 se sont établis à l’ouest de Bayeux.

À mesure que le front progressait dans le nord de la France et en Belgique à la poursuite des armées allemandes en déroute, les unités les accompagnaient. Anvers, qui avait été capturée, était la cible des fusées V-2 et avec la bataille de l’Escaut et la libération des ports de la Manche, les unités sont passées à Nimègue. Les pertes étaient lourdes : 3 934 en quatre semaines. La guerre tirait à sa fin. L’offensive du printemps a rejeté l’armée allemande de l’autre côté du Rhin.

Avec la fin de la guerre en Europe, les unités médicales se sont dissoutes graduellement. Quelques infirmières militaires et d’autres membres du personnel sont restés avec l’armée d’occupation pour prendre soin non seulement des militaires, mais aussi des prisonniers de guerre civils libérés des horreurs des camps.

Deux infirmières militaires canadiennes, Kathleen G. Christie et Anna May Waters, ont accompagné l’armée envoyée à Hong Kong. Plus tard, lorsque la garnison est tombée, elles ont été faites prisonnières par les Japonais. Les braves femmes sont restées avec les Canadiens blessés, travaillant dans des conditions atroces, jusqu’à ce qu’elles soient amenées de force dans un camp de prisonnier civil, d’où elles ont été rapatriées au Canada après deux ans de captivité.

Durant la bataille de l’Atlantique, qui a duré pendant toute la guerre, la marine canadienne comptait deux navires-hôpitaux, le Letitia et le Lady Nelson, avec à leur bord des infirmières militaires. Les infirmières de la marine ont servi dans des bases navales des deux côtes du Canada, à Terre-Neuve et au NCSM Niobe, en Écosse. La seule infirmière canadienne à mourir aux mains de l’ennemi au cours de la Seconde Guerre mondiale a été une infirmière de la marine, la sous-lieutenant Agnes Wilkie. Malgré les efforts héroïques de sa compagne, la sous-lieutenant (diététiste) Margaret Brooke, Agnes Wilkie a péri après plus de deux heures dans un canot de sauvetage lors du naufrage du SS Caribou, le 13 octobre 1942, dans le détroit de Cabot. Margaret Brooke a été nommée membre de l’Ordre de l’Empire britannique, la seule infirmière militaire à recevoir un tel honneur.

Le service infirmier du Corps de santé royal canadien a reçu son autorisation en novembre 1940. Plus de 100 postes hospitaliers ont été construits et les infirmières militaires devenaient de plus en plus en demande. Certaines ont été formées pour l’évacuation aérienne, douze servaient à Terre-Neuve pour participer à des missions de sauvetage air-mer et 66 ont servi outre-mer. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, 3 649 infirmières militaires avaient servi dans l’armée, 481 dans la force aérienne et 343 dans la marine.

Aucun récit du service militaire au cours de la Seconde Guerre mondiale ne serait complet sans mentionner la contribution des quatre secteurs spéciaux du service infirmier : les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les diététistes et les infirmières visiteuses. Des infirmières ont également servi dans les trains hospitaliers pour retourner les blessés à leurs destinations dans tout le Canada.

La fin de la guerre a marqué la fermeture des hôpitaux militaires et des postes hospitaliers de l’ensemble du Canada. Un total de 80 infirmières, trente infirmières du Corps de santé royal canadien, trente du Corps d’aviation royal canadien et vingt de la MRC se sont jointes à l’armée permanente et ont servi dans des établissements militaires aux quatre coins du pays. De nombreuses autres ont été affectées aux hôpitaux du ministère des Anciens Combattants pour s’occuper des centaines d’anciens combattants de retour au pays.

Après la Seconde Guerre mondiale

Les infirmières militaires ont continué de servir au sein des forces armées après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au cours des opérations des Nations Unies en Corée, les infirmières du Corps de santé royal canadien ont servi au Japon et en Corée.

En Corée, soixante infirmières canadiennes ont dû encore une fois assurer des services médicaux dans une zone des combats. Comme par le passé, en plus de soigner les blessés au combat, elles étaient aux prises avec des maladies infectieuses. Lorsque le cessez-le-feu est entré en vigueur, les infirmières ont travaillé au chevet des prisonniers de guerre qui venaient d’être libérés pour les aider à se rétablir physiquement.

Les « soeurs » de l’Aviation royale canadienne qualifiées comme infirmières de bord ont accompagné les blessés évacués par air au Canada. D’autres ont servi comme ambulancières aériennes au Canada. Il y a également eu comme autre spécialité la formation d’un service de sauveteurs-parachutistes qui comptait cinq infirmières militaires volontaires de l’Aviation royale canadienne, dont quatre ont reçu l’insigne des sauveteurs-parachutistes.

Avec l’engagement du Canada dans l’OTAN, des infirmières canadiennes ont servi en Europe avec le Corps de santé royal canadien à Soest (Allemagne) et les infirmières de l’Aviation royale canadienne, dans les bases de chasseurs en France et en Allemagne.

De nos jours, les officiers en soins infirmiers (les infirmières militaires ou « Nursing Sisters » d’aujourd’hui) servent au sein des Services de santé des Forces canadiennes tant au pays qu’à l’étranger. Au Canada, ces professionnels travaillent dans des hôpitaux civils ou dans des cliniques militaires pour soigner des hommes et des femmes des Forces armées canadiennes et leurs familles. Durant leur service en campagne, à l’étranger, les officiers en soins infirmiers font face aux mêmes dangers et aux mêmes conditions que les soldats avec qui ils servent. Ces dernières années, les officiers en soins infirmiers ont servi dans les Forces armées canadiennes lors de la guerre du Golfe et des conflits en Bosnie-Herzégovine, au Rwanda, en Somalie et en Afghanistan avec le même dévouement que les infirmières des Forces armées canadiennes.

Les Canadiennes qui ont été infirmières militaires ont réalisé de nombreux sacrifices afin de soutenir l’effort de guerre de notre pays et d’apporter la paix et la liberté dans d’autres parties du monde. Ces femmes étaient des quelque 1,6 million de Canadiens à revêtir l’uniforme lors des conflits du XXe siècle. Plus de 110 000 Canadiens ont donné leur vie durant ces guerres. Le Canada exprime sa gratitude envers les sacrifices et les réalisations des Canadiens, notamment les femmes ayant servi en tant qu’infirmières militaires, qui ont tant donné et qui nous ont légué un véritable héritage de paix.

La déclaration la plus pertinente relativement au service des infirmières militaires du Canada est peut-être celle du dernier paragraphe de l’ouvrage du Col. G. W. Nicholson, Canada’s Nursing Sisters :

« … Peu importe le conflit où les Canadiens ont été appelés à intervenir au cours des cent dernières années, les membres des services médicaux du Canada ont été à la hauteur de leur réputation de marque pour la compétence et le dévouement dont ils ont fait preuve dans le rôle spécial qu’ils ont joué. Cette réputation n’a pas été ternie lorsqu’ils se sont acquittés de leurs fonctions en permanence en temps de paix. Les infirmières militaires canadiennes sont à juste titre fières d’avoir fait leur part, à l’instar des officiers et des hommes, par leur grande contribution au sein des services médicaux. On peut dire de ces femmes dévouées qu’elles ont servi en toute égalité. »

Infirmières militaires qui ont donné leur vie au cours de la Première et de la Seconde Guerres mondiales

Infirmières militaires - Première Guerre mondiale

Infirmières militaires - Seconde Guerre mondiale

Légende

  • Im: Infirmière militaire
  • CARC : Division féminine de l'Aviation royale du Canada
  • CSAC : Service de santé de l'armée canadienne
  • CSRC : Corps de santé royal canadien
  • Hg : Hôpital général
  • Hs : Hôpital stationnaire
  • MRC : Marine royale du Canada
  • RRC : Ordre royal de la Croix Rouge

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par la ministre des Anciens Combattants, 2005. Nº de catalogue V32-146/2005 ISBN 0-662-69038-9

Photographies : Gracieuseté de Bibliothèque et Archives Canada.

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