Il fait froid à 10 000 pieds d’altitude

Des héros se racontent

Il fait froid à 10 000 pieds d’altitude

Transcription
D'abord, on avait toujours notre revolver, ça faisait partie de l'équipement, de l'équipement, de l'armement. Comme équipement, on partait bien habillé, des vestes de cuir doublées de laine de mouton renversée. C’était ça notre équipement avec des pantalons doublés, parce que c'est froid en avion. On était habillé comme quelqu'un en hiver, on était bien habillé. L'été, correct. Mais même l'été c'est froid en l'air, ça fait qu'on se traînait un gilet, quand même, tu sais. Intervieweur : Est-ce que vous aviez un casque? On avait toujours un casque. Un casque de cuir, avec des, pour les, comme télégraphiste, j'avais mes oreilles, mais tout le monde avait ça, parce qu'on communiquait dans l'avion, alors tout le monde avait un casque avec les oreilles. Intervieweur : Pour communiquer dans l'avion? Oui, oui, on avait l'intercom dans l'avion, puis des fois dans les patrouilles, le pilote nous demandait : Ah Gus, met-nous donc de la musique, va donc sur New York, puis on mettait de la musique, tout le monde écoutait, tout en faisant notre patrouille, c'était une manière de se défouler. On mettait de la musique, mon pilote aimait ça avoir de la musique et puis sa station favorite c'était New York. Intervieweur : Est-ce que vous aviez une veste de sauvetage? Les vestes de sauvetage? Oui. Des vestes qu'on soufflait en tirant, ça se mettait à grossir. On avait ça, c'était l'équipement de base, parce qu'on volait sur l'eau, fait qu'on avait ça. Comme équipement, c'était ça. Intervieweur : Des gants? Des gants rembourrés, on avait des gants. Moi j'avais des gants puis ils étaient coupés sur les bouts, tu sais pour la clé, ça allait mieux, j'avais coupé le bout des gants. Intervieweur : Quelle sorte de bottes vous portiez dans ce temps-là? On portait des bottes doublées, je vous le dit, on était habillé comme si c’était en hiver. Il fallait ça parce que c'est froid. Aussitôt que tu prenais au-dessus de 10 000 pieds, c'est pas chaud.
Description

M. Bruneau décrit l’équipement des aviateurs : revolver, veste, pantalons, casque, gants et bottes doublées. Il fallait être bien habillé pour se protéger du froid.

Gustave Bruneau

Monsieur Bruneau est né à Québec, le 17 février 1921. Enfant, il était fasciné par les avions, ayant lu des livres de la guerre de 1914-1918 où il était fait mention des héros de l’aviation. Il allait souvent voir les avions à l’aéroport de Sainte-Foy. Adolescent, alors qu’il fréquentait un collège franco-américain à Berthierville, il a fait la rencontre d’étudiants Américains qui ne parlaient que d’aviation, ce qui l’a motivé encore plus à poursuivre sa passion. Au déclenchement de la guerre, il essaie de s’enrôler, mais il est refusé car il est trop jeune. Il s’est finalement enrôlé en août 1940 avec la permission de sa mère et a servi jusqu’à la fin de la guerre, le 8 août 1945. Il était radiotélégraphiste dans un équipage qui protégeait les convois du haut des airs contre les redoutables sous-marins allemands. Il fut basé à Dartmouth et à Sydney, en Nouvelle-Écosse et après avoir complété son tour d’opération, soit 1000 heures de vol, il a agi comme opérateur radar à Pennfield Ridge, au Nouveau-Brunswick. Monsieur Bruneau était le seul Canadien français de son escadrille.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
3 décembre 2013
Durée :
2:24
Personne interviewée :
Gustave Bruneau
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Canada
Campagne :
Coastal Command
Branche :
Aviation
Occupation :
Télégraphiste

Droit d’auteur ou de reproduction

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Date de modification :