En Allemagne quand la paix est déclarée en mai 1945

Des héros se racontent

En Allemagne quand la paix est déclarée en mai 1945

Transcription
Donc là on avance un petit peu pendant la guerre, on est en 1945, vous êtes en Hollande, ou peut-être même en Allemagne? On est en Allemagne quand ils ont déclaré la paix. On a fêté là. Pas moi, par exemple, moi j’ai écrit chez nous, j’avais écrit une lettre. C’est la plus longue lettre que j’ai jamais écrit. Je ne me rappelle pas comment il y avait de pages, mais j’appelais ça mon petit journal. J’ai peut-être bien répété la même chose plus d’une fois par exemple. Je ne relisais jamais les lettres que j’écrivais. Ça fait pas de différence, c’était une longue lettre, la plus longue. Vous rappelez-vous la date que ça a terminé? Non, je ne me rappelle pas de la date même. Vous rappelez-vous où vous étiez en Allemagne? Je me rappelle qu’ils ont fêté par exemple. Là c’était correct. Après ça, après que tout était terminé. Comment vous vous avez célébré cette journée-là? Je vous disais, à écrire à mes parents. J’ai écrit à mes parents. J’étais content, j’étais bien fier que ce soit fini puis je voulais partager ça avec mes parents. C’était ma manière de célébrer. Il y en a d’autres qui sont partis et qui ont été au pub ou quelque chose comme ça, où ils pouvaient avoir de la boisson, mais pas moi. J’ai resté dans ma place puis j’ai écrit à mes parents. Vous étiez en Allemagne? J’étais en Allemagne. Donc la population locale, c’était peut-être un peu différent les sentiments? Ah, beaucoup différent, c’était pas pareil pantoute. Eux, c’était? Eux autres c’était plus tranquille, on rentrait là, il n’y avait plus qu’on était bienvenus. On était plus les bienvenus, c’était pas pareil pantoute. C’est quoi, c’était de la résignation peut-être plus? C’était plutôt la résignation eux autres. On arrivait puis on est ici puis, qu’est-ce que tu veux faire, on peut pas rien faire. Probablement que si j’avais été à leur place, j’aurais fait la même chose. On reste tranquillement chez nous puis on sort pas, on sait pas, ça peut être dangereux. Est-ce qu’il y a eu des fraternisations avec les Allemands? Non, il n’y avait pas de fraternisations avec les Allemands du tout.
Description

M. Farley se rappelle avoir écrit une longue lettre à ses parents lorsque la guerre en Europe a pris fin en mai 1945.

Raymond Farley

Monsieur Farley est né au mois d’octobre 1925 à Crysler, en Ontario. Il s’est enrôlé à 16 ans en 1942 et s’est entrainé au Canada, ainsi qu’en Angleterre avec la 23e Ambulance de campagne, avant de débarquer en France lors du jour J + 1, le 7 juin 1944. Il a soigné des blessés en Normandie, en Belgique, en Hollande, et en Allemagne jusqu’à la fin de la guerre, en mai 1945. Il s’est ensuite porté volontaire pour la guerre dans le Pacifique, mais il était en permission en Ontario et prêt à partir pour l’entrainement en août 1945 lorsque la guerre a pris fin.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
10 août 2017
Durée :
2:07
Personne interviewée :
Raymond Farley
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Allemagne
Campagne :
Europe du Nord-Ouest
Branche :
Armée
Unité ou navire :
23e Ambulance de campagne
Grade militaire :
Soldat
Occupation :
Infanterie

Droit d’auteur ou de reproduction

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