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Bataille du « Fer à Cheval »

Des héros se racontent

Bataille du « Fer à Cheval »

Transcription
Alors le « Fer à Cheval » , on avait reçu l’ordre d’avancer, monter sur des camions - ils nous ont envoyé des camions. On était précédé par une couple de carriers, puis après ça des camions. Quand on est arrivé, on descendait le long d’une montagne comme ça là, puis en bas ici là il y avait un pont, puis la route remontait comme ça de l’autre bord. Ça fait que quand on était contre la montagne en descendant là, les Allemands ont ouvert sur nous autres. Je te dis qu’on est descendu des camions, ça pas pris de temps. On a perdu quelques gars. Puis c’est là que Pierre Potvin, le Potvin qui était mon peloton d’en avant, il a fait comme un mouvement sur la droite, et puis ils ont détruit une couple de postes de machine guns. Et puis on s’est établi une position - c’est en pleine nuit là, en pleine nuit - on s’est établi une position défensive parce qu’on avait essayé de, c’était à cause de la montagne. Les maudits radios marchaient pas en tout cas, pas capable d’appeler de l’artillerie. On n’avait pas de fous avec nous autres. Alors, rien n’est arrivé jusqu’à l’aube, le lendemain matin. Puis là, le lendemain matin, le brigadier a passé, le Carleton et York, pratiquement à travers de nous autres, mais un peu plus à gauche, puis ils ont pris la côte puis on a continué. Je pense que c'est [Inaudible] qui était en arrière de moi, pas mal tout le bataillon devait [Inaudible], excepté peut-être la dernière compagnie qui était en réserve, mais les autres ont été engagés aussi. Malheureusement Paulo s’est servi de ce mot-là dans sa recommandation pour mon DSO, puis le DOC a dit : « Il n’avait pas d’embuscade », puis je l’ai pas eu.
Description

M. Turcot raconte comment ça s’est passé lorsqu’ils ont débarqué en Sicile et qu’ils ont dû établir des positions défensives après avoir été attaqués par les Allemands.

Gilles Turcot

Gilles-Antoine Turcot est né à Québec le 8 décembre 1913. Il a fait ses études au Séminaire de Québec et à l'Université Laval. En 1935, il s'est enrôlé dans la milice avec les Voltigeurs de Québec. En 1938, il était attaché au Royal 22e Régiment. En 1939, quand la guerre a éclaté, il a décidé de s'enrôler dans l’Armée parce qu’il avait aimé son expérience avec le Royal 22e Régiment. Il a servi en Angleterre, en Sicile et en Italie, où il était commandant de compagnie. M. Turcot a été blessé en Sicile. Lors du transfert de son régiment dans le Nord-Ouest de l'Europe, il a été promu lieutenant-colonel et nommé commandant, poste qu'il a occupé jusqu'à la fin de la guerre. À son retour au Canada, il a formé un nouveau régiment. Après la guerre, M. Turcot a joint les rangs du Collège d’état-major de l'Armée canadienne, à Kingston en Ontario. Par la suite, il a occupé divers postes de haut rang au Quartier général de l'Armée de terre à Ottawa et a passé 3 ans à Londres, en Angleterre, à titre d'agent de liaison pour l'Armée canadienne dans le cadre de l'Organisation de défense de l'Union européenne occidentale. Durant son séjour en Angleterre, il s’est joint au Collège d'état-major interarmes, à Latimer. M. Turcot a été le premier officier canadien à occuper le poste de commandant du Grand quartier général des Puissances alliées en Europe (OTAN), à Seckenheim, en Allemagne. Enfin, M. Turcot est retourné à la Citadelle de Québec pour prendre une seconde fois le commandement du Royal 22e Régiment. En 1952, le lieutenant-général Turcot a été promu au rang de colonel et nommé directeur des Opérations et Plans militaires au Quartier général de l'Armée. Entre 1956 et 1957, il a servi au Collège de la Défense nationale à Kingston. En août 1957, il a été promu au grade de brigadier et nommé à la Commission internationale de surveillance de la trêve au Laos. À son retour au Canada en octobre 1958, il a été nommé colonel chargé de l'administration du Commandement du quartier général du Québec, situé à Montréal. En septembre 1959, il a été promu de nouveau au grade de brigadier et nommé commandant du Groupe-brigade d'infanterie canadienne, à Calgary. En août 1962, il a été nommé directeur général de la formation militaire de l'Armée canadienne. En octobre 1964, il a été promu au rang de major général et nommé officier général commandant du Quartier général de l'Est, qui regroupe les quatre provinces atlantiques. Le 8 août 1969, il a été nommé commandant de la Force mobile (forces terrestres et armée aérienne tactique). Il était en charge des opérations d'aide au pouvoir civil durant la Crise d'octobre 1970. M. Turcot a pris sa retraite des Forces armées le 9 janvier 1973. En mai 1974, il a été nommé colonel du Royal 22e Régiment, poste qu'il a occupé jusqu'en 1978. Après sa retraite des Forces, M. Turcot a été invité à se joindre à l'équipe du Comité organisateur des Jeux olympiques de Montréal à titre de directeur des services généraux. Entre 1973 et 1976, il y a dirigé un personnel de 13 000 employés. M. Turcot est aussi ancien président national du Fonds du Souvenir et ancien président national du Corps canadien des commissionnaires. M. Turcot garde de nombreux bons souvenirs de la guerre. Bien qu'il ait voyagé en Italie, il n'est jamais retourné en Sicile. M. Turcot et son épouse, feu Hélène Mitchell, ont eu 2 filles ainsi que 4 petits-enfants et un arrière-petit-fils. M. Turcot demeure à Magog au Québec, où il pratique la marche, joue au golf et garde des chevaux.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
02:14
Personne interviewée :
Gilles Turcot
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Europe
Campagne :
« Fer à Cheval »
Branche :
Armée
Grade militaire :
Major

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Date de modification :