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Une vieille amie

Des héros se racontent

Transcription
J'ai rencontré une fille dans un village, c'était pas la seule que j'ai rencontrée, mais c'est une belle histoire. J'ai passé un après-midi… le régiment était en repos pour une période de vingt-quatre heures à peu près. J'ai passé un après-midi avec elle, on a soupé chez ses parents, on a couché chez ses parents, et lendemain avant-midi, j'ai passé l'avant-midi avec elle. Et là on est reparti avec... nous autres on repartait pour continuer les combats. J'avais pas son adresse. J'avais son nom, sa photo et le nom du village où elle demeurait. Jamais entendu parler d'elle La guerre finit. Soixante et cinq ans après, Saint-Aubin-sur-Mer, une semaine, une semaine entière en fête parce qu'ils fêtent les Acadiens, hein. Le Régiment North Shore, pas North Shore, mais New Brunswick Regiment, j'pense, organise dix jours de fête. C'est les Français qui font ça et ils n'ont pas trouvé de vétéran qui était capable, en santé pour aller à cette semaine-là. Donc j'ai été invité d'honneur. Un des Français qui était là, je lui avais parlé de cette fille-là que je connaissais, et puis je lui ai envoyé le portrait de la fille. Lui a fait une démarche avec les journaux pis avec la télévision. Première réponse négative. Deuxième réponse, j'ai un petit petit neveu qui dit : « Ma tante demeure dans la région de Nice, dans le sud de la France. Elle vit encore. » Alors on communique avec elle et après la semaine acadienne, je suis parti avec mon bonhomme, on a fait mille kilomètres pour aller la rejoindre. Alors, reçu à l'hôtel de ville, les cadeaux de la ville, le gros médaillon, l'histoire de la place… Et je suis resté deux demi journées; l'après-midi pis le lendemain. Et elle, ça faisait soixante six ans que je l'avais pas vu, hein. Elle est pas si belle qu'elle était. Elles est grossie un peu, hein. Elle était toute petite quand je l'ai vu moi. Et puis quand même… ça fait, ça fait drôle, hein, c't'émouvant, ouais. Et là, elle est en amour avec moi, mais moi, moi j'pas… écoute je suis marié ça fait soixante et cinq ans avec la même femme pis je l'aime, alors j'suis pas intéressé à, à m'en aller en France avec… Elle est malade d'abord, hein. Alors c'est ça. Ça c'est une histoire d'amour.
Description

M. Boivin avait rencontré une jeune Française pendant la guerre. Il la revoit soixante-cinq ans plus tard…

Adrien Boivin

Ayant acquis de l’expérience militaire en tant que réserviste, c’est comme instructeur que M. Boivin commence sa carrière militaire professionnelle; il est alors spécialiste en gaz toxiques (gaz de guerre). Engagé avec le Régiment de la Chaudière, il est stationné à divers endroits au Canada (Rimouski, Valcartier, Lauzon), mais à titre de volontaire, il se retrouve assez rapidement dans un dépôt d’effectifs en Angleterre, en 1943. À la mi-juin 1944, quelques semaines après le jour J, il est envoyé au front comme renfort pour le Régiment de Maisonneuve. C’est là, dans un peloton de pionniers, qu’il apprend le métier de démineur, qu’il pratique jusqu’à la fin de la guerre. Il se rend jusqu’aux Pays-Bas, est fait prisonnier puis libéré, avant d’être rappelé en Angleterre afin de former de nouvelles troupes de renfort. C’est là qu’il vit la fin de la guerre. Il quitte la vie militaire en 1946. Depuis, il est retourné plus de vingt fois en France afin de retrouver de vieilles connaissances de guerre et prendre part à diverses activités de Souvenir.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
2:43
Personne interviewée :
Adrien Boivin
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Branche :
Armée
Grade militaire :
Caporal

Droit d’auteur ou de reproduction

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Date de modification :