Un siècle de soutien aux vétérans

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Affectations

  • Shearwater, Nouvelle-Écosse; BFC Greenwood, Nouvelle-Écosse; école d’entraînement du 404e Escadron

Déploiements

  • Baden-Söllingen, Allemagne; OTAN, NCSM Iroquois

Médailles

  • CD; Service spécial avec barrette de l’OTAN; non-article 5; jubilé de la Reine, couronnement du Roi

Un siècle de soutien aux vétérans

Charlottetown (Î. P. É.)

Le vétéran Jack MacIsaac revient sur le rôle de la Légion à l’occasion de son centenaire

Les jours de gloire des aéronefs militaires canadiens

Presque tous les aéronefs sur lesquels l’adjudant-maître (à la retraite) Jack MacIsaac a travaillé au cours de ses 33 années de carrière – le Tracker, le Starfighter, le T-33, le Sea King, le Challenger – ont été retirés.

Seul le CP-140 Aurora reste en service, mais ses jours sont comptés.

Pour Jack MacIsaac, le changement a été une constante tout au long de sa carrière.

L’ancien adjudant-maître de l’Aviation royale canadienne a passé plus de trois décennies à s’adapter aux nouveaux aéronefs, aux nouvelles technologies et aux nouveaux défis. Cette évolution constante était l’un des aspects de la vie militaire qu’il appréciait le plus, et la retraite ne l’a jamais vraiment attiré.

Un vétéran d’un certain âge (Jack MacIsaac) se tient debout lors d’un événement. Il porte un veston sombre orné de médailles et d’épinglettes des deux côtés. Il porte une cravate à rayures dorées et bleues et un béret sombre arborant l’emblème de la Légion. Deux autres vétérans se tiennent à ses côtés. Celui derrière lui porte des lunettes noires et on ne voit que la moitié de son visage. Celui qui est devant lui a le dos à la caméra et on ne voit que son épaule gauche et l’arrière de sa tête. Tous deux portent des vestons et des bérets sombres.
Jack MacIsaac sourit à ses camarades vétérans et membres de la Légion.

Aujourd’hui, en tant que premier vice-président national de la Légion royale canadienne, il aide l’institution canadienne à s’adapter au changement.

Alors que la Légion célèbre son 100e anniversaire, elle se tourne vers une nouvelle génération de vétérans et vétéranes pour l’aider à façonner son prochain siècle.

« Pendant de nombreuses années, la Légion était considérée comme un simple lieu de rencontre pour les vieux, mais ce n’est plus le cas », explique-t-il.

« Nous espérons que c’est une année de renouveau. »

Une vie consacrée au service

Jack MacIsaac, d’âge moyen, est à genoux, sur du béton, devant un hélicoptère militaire à la 12e Escadre Shearwater, en Nouvelle-Écosse. Il porte une tenue de camouflage et des bottes noires. Il a les cheveux courts, il a une moustache et porte des lunettes.

Jack MacIsaac posant pour sa « photo de héros » à la 12e Escadre Shearwater en Nouvelle-Écosse.

Jack MacIsaac avait 21 ans et vivait juste à l’extérieur de Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, lorsqu’il s’est enrôlé dans la Force régulière après avoir passé du temps dans la Réserve.

Il a suivi son instruction de base à la Base des Forces canadiennes Cornwallis en 1977, puis est devenu technicien d’aéronefs dans la Force aérienne. Sa carrière l’a conduit de Shearwater, en Nouvelle-Écosse, à Baden-Söllingen, en Allemagne, puis de nouveau au Canada.

Il a passé cinq ans à enseigner son métier à l’École de technologie et du génie aérospatial des Forces canadiennes à Borden, en Ontario, avant d’être affecté à la 14e Escadre Greenwood en 1990.

Il a travaillé sur le CP-140 Aurora et a servi au sein du 434e Escadron avant de passer au 404e Escadron, où il a supervisé une trentaine d’instructeurs.

En 2003, il est retourné à Shearwater et a servi comme chef du service aéronautique à bord de navires de la Marine royale canadienne. En 2005, il est allé en mission avec l’OTAN à bord du Navire canadien de Sa Majesté Iroquois et a pris sa retraite en 2010 au grade d’adjudant-maître.

Du service au soutien

Jack MacIsaac s’est joint à la Légion à Kingston, en Nouvelle-Écosse, en 1991, alors qu’il était en affectation à Greenwood.

À l’époque, c’était surtout une occasion de rencontrer des gens.

Les choses ont changé après avoir déménagé à l’Île-du-Prince-Édouard en 2014, où il a commencé à assumer des rôles de leadership, avant de devenir président de la Direction de l’Île-du-Prince-Édouard de la Légion puis d’occuper des fonctions de direction à l’échelle nationale.

Mais il y a une raison plus profonde qui le pousse à rester engagé.

« Personnellement, j’aime aider d’autres vétérans », confie-t-il. « Étant moi-même vétéran, je connais certains des problèmes auxquels ils font face. »

Il a vu des amis aux prises avec des problèmes de santé et il a vu des vétérans venir à la Légion pendant certaines des périodes les plus difficiles de leur vie.

« L’organisation prend à cœur les besoins des vétérans et vétéranes », souligne-t-il.

Une Légion en transition

La Légion à laquelle il s’est joint il y a plus de 30 ans a changé.

Le nombre de membres a diminué pendant des années à mesure que le nombre de vétérans de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée diminuait. En même temps, les jeunes vétérans et vétéranes de l’Afghanistan, de la Bosnie et d’autres opérations n’ont pas toujours vu leur filiale locale de la Légion comme un endroit qui leur était destiné.

Il souhaite que cela change.

« On ne peut pas provoquer le changement de l’extérieur », dit-il. « Il faut le provoquer de l’intérieur. J’adore les voir s’impliquer. »

Trois personnes tenant un grand drapeau canadien devant une foule de personnes en uniforme militaire officiel. L’homme à gauche (Jack MacIsaac) tient le drapeau avec des gants de cuir noir, il porte également un long imperméable noir, un pantalon sombre, des bottes de grande tenue noires et un calot de l’Aviation de couleur foncée. La femme à droite est habillée de la même manière et l’homme à côté d’elle porte un manteau sombre, un pantalon sombre et une tuque noire.

Jack MacIsaac (à gauche) est assisté par son épouse, l’adjudant-chef (à la retraite) Pat MacIsaac, et leur fils, Curtis, lors de la cérémonie de lever du drapeau à l’occasion de sa retraite en décembre 2010.

La Légion est à la recherche d’un plus grand nombre de vétérans dans la trentaine, la quarantaine et la cinquantaine.

L’année du centenaire de la Légion a offert quelques encouragements.

La Légion a offert l’adhésion gratuite aux nouveaux membres en 2026 et a gagné environ 100 000 membres au cours des six premiers mois, portant le nombre total de membres à plus de 300 000.

« Nous pensions que c’était impossible », confie-t-il.

Environ 15 % des nouveaux membres ont 40 ans et moins, tandis que 28 % ont 50 ans et moins.

Le défi, c’est de les garder et de leur donner un rôle important dans l’avenir de la Légion.

Il faut notamment mieux refléter la diversité des Forces armées canadiennes d’aujourd’hui.

« Pourrions-nous être plus diversifiés? Je pense que oui », poursuit-il. « L’armée est plus diversifiée. Nous espérons donc que nos vétérans et vétéranes se joindront à la Légion, ce qui nous rendra plus diversifiés. »

La mission demeure

Même si la Légion évolue, Jack MacIsaac affirme que son objectif fondamental n’a pas changé.

Les fonds provenant de la vente de coquelicots aident les vétérans et vétéranes qui ont des besoins immédiats comme la nourriture, l’essence et l’hébergement d’urgence. Ils financent également des bourses d’études, des programmes pour les vétérans et les officiers d’entraide de la Légion qui aident les vétérans et leur famille à s’y retrouver parmi les avantages et les services offerts.

« Nous les voyons venir ici avec des problèmes de santé mentale effrayants », dit-il.

Les vétérans et vétéranes d’aujourd’hui peuvent être aux prises avec des blessures liées au stress opérationnel, des transitions difficiles vers la vie civile, l’itinérance, des pressions financières ou des difficultés d’accès aux avantages.

Les problèmes ont peut-être changé depuis la fondation de la Légion en 1926, mais Jack MacIsaac considère que la mission demeure la même : les vétérans au service des vétérans.

« La Légion continue de placer le respect des vétérans et vétéranes au cœur de tout ce qu’elle fait », explique-t-il.

Et à l’approche d’une autre Campagne du coquelicot, Jack MacIsaac encourage les Canadiens et Canadiennes à donner.

« Quand vous croisez des membres de la Légion, achetez votre coquelicot. Faites un don », ajoute-t-il. « Si vous avez du temps libre, donnez-en un peu.

« Ils ont servi leur pays. Alors maintenant, il est temps de les aider. »

Cette année, la Campagne du coquelicot débute le 24 octobre et se poursuivra jusqu’au 11 novembre.

Le bien-être des vétérans et vétéranes canadiens est au cœur de toutes nos activités. Dans cette optique, nous reconnaissons, honorons et commémorons le service de tous les vétérans et de toutes les vétéranes du Canada. Découvrez les services et les avantages que nous offrons.

Si vous êtes un vétéran ou une vétérane, un membre de la famille ou un aidant, vous pouvez bénéficier à tout moment et gratuitement du soutien d’un professionnel de la santé mentale. Composez le 1-800-268-7708.