Le ravitaillement

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Description

M. Côté raconte comment s’effectuait le ravitaillement des forces poursuivant les Allemands en fuite.

Ernest Côté

Né le 12 juin 1913, M. Ernest Côté a grandi dans sa ville natale d'Edmonton, en Alberta. Son père, Jean-Léon, a été arpenteur-géomètre ainsi que législateur et fut nommé par la suite sénateur. Sa mère, Cécile (née Gagnon), est restée au foyer pour élever la famille de cinq garçons. Avant la guerre, M. Côté a exercé le droit en Alberta. Il s'est enrôlé dans l'armée à Québec, en novembre 1939. Ses quatre frères ont aussi répondu à l'appel - trois d'entre eux ont servi au Canada, et l'autre outre-mer à titre de pilote. M. Côté a d'abord servi au sein du Royal 22e Régiment à titre de commandant de peloton (lieutenant) et adjudant. De 1943 à 1944, il a été affecté à l'état major de la 3e Division d'infanterie canadienne. Il a été promu au grade de colonel. Il est resté quatre ans et demi en Angleterre, et a débarqué en France le jour J. Il a servi dans le nord-ouest de l'Europe, jusqu'à Nimègue aux Pays-Bas. Il a reçu diverses médailles de campagnes, de même que l'Ordre de l'Empire britannique. M. Côté est demeuré dans les forces armées après la guerre à titre de capitaine-adjudant adjoint et ensuite à titre de général au Quartier général de la Défense nationale. Il a également été 2<sup>e</sup> 1er secrétaire au ministère des Affaires étrangères, sous-ministre adjoint et sous-ministre au ministère des Affaires du Nord, sous-ministre du ministère des Anciens Combattants, et sous-solliciteur général et ambassadeur du Canada en Finlande. Aujourd'hui, il est bénévole au sein de nombreuses organisations, notamment l'Hôpital Montfort et la Société de géographie royale du Canada. Pendant ses loisirs, M. Côté s'adonne à la pêche et il aime voyager. Il a quatre enfants et quatre petits-enfants.

Transcription

Après Falaise, et quand on a commencé la poursuite jusqu'à Boulogne, j'avais un camion qui suivait mon bureau quand même avec la radio et tout ce qu'il fallait, et je savais comment se déroulait la poursuite, mais ça c'est facile. La poursuite on ne demande pas de munitions pour la peine, mais de la nourriture, de l'eau, l'essence en quantité, et un endroit où on pourra ravitailler. Alors à 2, 3 heures de l'après-midi, il fallait que je décide où ces endroits-là seraient fixés. Et je donne un rendez-vous à ces endroits-là et je marquais pour moi-même sur la carte quels devaient être les endroits pour le ravitaillement, pour d'eau, d'essence, de nourriture, etc. Et les responsables venaient me rejoindre puis ils me disaient, « Écoutez, vous m’donnez un (inaudible) y'a pas besoin de (inaudible) un camion la-dedans, à côté de bon (inaudible) si on fixait ça pour 4-5 heures de l'après-midi pour que à 6 heures, au plus tard, les troupes puissent envoyer leurs camions pour obtenir ce dont ils avaient besoin. » Alors, dans ce sens-là on savait comment se passait la bataille, et on suivait ça de près pour le ravitaillement.

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