Mission interrompue

Attention!

Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.

Video file

Description

En mission à la cote 166, le bataillon de M. Paquin est pris en embuscade.

Yvan Paquin

Enfant, Monsieur Paquin perd sa mère. Son père, un tavernier se remarie, mais sans succès. Le jeune Yvan se retrouve donc pensionnaire. Pendant son séjour de douze ans en pension, il devient orphelin à l’âge de seize ans. Possédant ce qu’on appelait à l’époque une 11e scientifique, il quitte l’école en 1949. Il se rend compte qu’il est un peu délinquant et, voulant se redresser, il joint l’aviation. Malheureusement, il ne s’entend pas avec ses collègues de travail Franco-Ontariens et il quitte l’aviation pour s’enrôler avec le Royal 22e Régiment. C’est avec ce régiment qu’il se retrouve sur le front coréen en 1951-52. C’est là, à la cote 166, qu’il subit sa blessure de guerre, mais il retourne au front avant de quitter la Corée. Plus tard, plus avancé en grade, il se retrouve à Chypre, au sein de la Force des Nations Unies chargée du Maintien de la Paix à Chypre (UNFICYP) et y commande des hommes. Il est aussi affecté en Allemagne quelques années et termine sa carrière avec le grade d’adjudant.

Transcription

Le 2 novembre 1951, on devait faire une attaque de compagnie sur une côte qui s’appelait la 166, pour aller chercher des prisonniers.Durant les deux jours que j’ai été là, on a étudié les cartes de la montagne qu’on attaquait. On s’est aperçu qu’y’avait des tranchées de… pour se battre, c’qu’y’appellent des Fighting Trench. On s’est aperçu qu’y’en avait deux, deux Fighting Trench. Fait que nous autres on s’est dit : « On va s’avancer au premier et, à ce moment-là, on va observer si y’a pas de mouvement, là on va se lever pis on va s’en aller au deuxième. Ça va nous mettre plus haut des trench de communication, des tranchées de communication pour aller prendre nos prisonniers. »Et une fois que nous avons été rendu au premier… d’abord on fait ça une nuit sans lune, sans étoile… on a parti du premier tranchée pour se battre pour s’en aller vers le deuxième pis là on a entendu des pffft, pffft, pffft, pffft. On pensait que c’était des faisans qui s’envolaient parce qu’il y avait beaucoup de faisans en Corée. On dit : « Tabarouette ! Y’en a ! » Mais c’était pas des faisans qui s’envolaient, c’était des centaines de grenades qui roulaient vers nous autres. Eux occupaient le deuxième tranchée pour se battre pis y’ont laissé aller les grenades. Il devait en avoir un…Vous savez… vous la dégoupillé, vous la remettez dans la boîte comme ça, fait que son Striking Lever peut pas s’en aller pour envoyer la pin vers le détonateur faire partir la grenade, fait que c’est pas dangereux.Fait qu’eux autre y’ont dû en préparer des boîtes à l’avance. Il rentre douze grenades dans une boîte. Fait que y’avaient juste à la sortir, la lancer. Pfffrrt ! Y’avaient pas la peine d’enlever rien, la goupille était déjà enlevée ! La goupille de sécurité était enlevée.Là, quand ça s’est mis à sauter là, pffft, feu d’artifice ! D’abord nous autres on était huit dans notre section, les huit ont été blessés.

Catégories