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Description
En mission à la cote 166, le bataillon de M. Paquin est pris en embuscade.
Transcript
Le 2 novembre 1951, on devait faire une attaque de compagnie sur une côte qui s’appelait la 166, pour aller chercher des prisonniers.Durant les deux jours que j’ai été là, on a étudié les cartes de la montagne qu’on attaquait. On s’est aperçu qu’y’avait des tranchées de… pour se battre, c’qu’y’appellent des Fighting Trench. On s’est aperçu qu’y’en avait deux, deux Fighting Trench. Fait que nous autres on s’est dit : « On va s’avancer au premier et, à ce moment-là, on va observer si y’a pas de mouvement, là on va se lever pis on va s’en aller au deuxième. Ça va nous mettre plus haut des trench de communication, des tranchées de communication pour aller prendre nos prisonniers. »Et une fois que nous avons été rendu au premier… d’abord on fait ça une nuit sans lune, sans étoile… on a parti du premier tranchée pour se battre pour s’en aller vers le deuxième pis là on a entendu des pffft, pffft, pffft, pffft. On pensait que c’était des faisans qui s’envolaient parce qu’il y avait beaucoup de faisans en Corée. On dit : « Tabarouette ! Y’en a ! » Mais c’était pas des faisans qui s’envolaient, c’était des centaines de grenades qui roulaient vers nous autres. Eux occupaient le deuxième tranchée pour se battre pis y’ont laissé aller les grenades. Il devait en avoir un…Vous savez… vous la dégoupillé, vous la remettez dans la boîte comme ça, fait que son Striking Lever peut pas s’en aller pour envoyer la pin vers le détonateur faire partir la grenade, fait que c’est pas dangereux.Fait qu’eux autre y’ont dû en préparer des boîtes à l’avance. Il rentre douze grenades dans une boîte. Fait que y’avaient juste à la sortir, la lancer. Pfffrrt ! Y’avaient pas la peine d’enlever rien, la goupille était déjà enlevée ! La goupille de sécurité était enlevée.Là, quand ça s’est mis à sauter là, pffft, feu d’artifice ! D’abord nous autres on était huit dans notre section, les huit ont été blessés.