Description
M. Gallant nous raconte l’ambiance en Angleterre pendant les quelques jours après la victoire.
Louis Gallant
Originaire de l’Île-du-Prince-Édouard, une fois enrôlé, M. Gallant fait sa formation de base, ainsi que celle de sapeur, en Nouvelle-Écosse. Sa formation de base est particulièrement difficile puisqu’il est plus léger que les fardeaux qu’il doit porter lors des marches forcées, mais il s’en tire bien. Lors de sa formation de sapeur, il devient électricien. Une fois outre mer, il voit plusieurs de ses camarades partir pour le front, mais on le garde en Angleterre. Il y accomplit diverses tâches à titre d’électricien, à plusieurs endroits et au sein de deux régiment; le 46th Light Anti Aircraft et les 6 Works Engineers RCE. Entre autre, il a la tâche de câbler les scènes et les systèmes de son lors des spectacles destinés aux soldats. Il connaît l’Angleterre sous les bombes, lors des raids allemands, mais s’en sort indemne et revient au pays après environ un an et demi en Europe.
Transcription
Ouais, j’étais à Whitley. Whitley l’Angleterre. Et pis… là, là ça, ça c’était connu. Pis y’avait des street dance partout. Partout où-ce tu passais, fallait que tu passes à travers d’une street dancer pis d’un commerce… Les pubs, les tavernes, les portes étions rouvertes pis la… toute la bière était free. Tu pouvais pas payer. An non ! Et pis quand qu’ils runnaient out, ils mettaient un gros sign… y’en, y’en avait pus, hein. Et pis dans l’armée, si tu restais ça… Pis la seule place qui nous donnions était London was out of bounds. On pouvait pas aller à Londres. Y’en avait trop qu’y’avions flocké là, hein. De même pour note outfit anyway, on pouvait pas y aller. Ben on y’allait proche. Et pis, si on restait là, y’avait peut-être ben des 45 gallons, des grosses portions de bière là, peut-être ben cinq, six là en file, et pis une tap. Pis avec ta mess tin, t’allais prendre quoi que tu voulais, hein. Parce que c’était toute donné, hein ! Toute donné ! Ça, ça l’a été deux, trois jours. Pis ils nous avions donné deux, trois jours de leave aussi. « Venez-vous-en pas avant ça ! » Toute était parti, hein. Ç’a ben été.