Paie et grades

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Description

M. Bégin nous parle de l’échelle salariale et des grades chez les aviateurs mécaniciens canadiens de la Seconde Guerre mondiale.

Roger Bégin

Alors fonctionnaire, M. Bégin quitte la fonction publique pour s’enrôler dans l’Aviation Royale du Canada (ARC) en 1942. Après un cours d’Anglais à Toronto (Ontario), il est stationné à Jarvis (Ontario) afin d’apprendre son métier de mécanicien en aviation. D’abord aviateur, 2e classe, il obtient le grade d’aviateur-chef juste avant d’être envoyé servir outre-mer. Au Royaume-Uni, il passe quelques mois dans un dépôt des effectifs avant d’être stationné à la base d’aviation britannique de Chivenor, dans le North Devonshire. Là, il entretient les bombardiers anti-sous-marins Wellington de l’escadrille canadienne no 407; « l’escadrille des démons ». Il y entretient assidûment le même avion jusqu’à la fin de la guerre. Il revient au pays au printemps 1946, quitte les forces et réintègre son poste de fonctionnaire.

Transcription

Quand j’suis rentré, j’étais AC 2, à une piastre et trente par jour. Après ça j’ai eu un autre grade, AC 1… dix cents de plus, une piastre et quarante. Pis Leading Aircraftman, dix cents de plus, une piastre et cinquante.Pis là, pendant que j’étais sur les stations là, là… y’avait différents grades de, de mécaniciens, comme moi là. Y’avait le grade A, les débutants, y’avait B, C… plutôt C, B, et A. A c’était le plus haut qu’on pouvait atteindre. Chaque grade avait… valait vingt-cinq cents de plus par jour.En fin de compte, quand j’ai eu mon grade A, mon Aero Engin Mechanic A, là j’avais deux piastres et vingt-cinq de paie par jour. C’était le gros salaire, mais dans le fond, on n’avait pas de dépense, on était logé, nourri, les soins médicaux gratuits pis… Y’avait pas de problème du tout.

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