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Description
M. Lanteigne nous explique le fonctionnement des canons et raconte pourquoi il n’aimait pas l’artillerie.
Jean-Eudes Lanteigne
Mr Lanteigne a grandi à Caraquet, Nouveau-Brunswick. Il commence son service militaire un peu avant ses 18 ans à l’école de formation militaire de base de Fredericton. Sa formation avancée, elle, a lieu à Petawawa, Ontario. On y fait de lui un artilleur. Une fois en Angleterre, à Aldershot, on l’affecte à un régiment d’artillerie de langue anglaise. Mais, il trouve l’artillerie bruyante et veut être dans un régiment francophone. On l’assigne alors au Régiment de Maisonneuve où il devient ambulancier de campagne. Il sera envoyé en France en juillet 1944, un mois après le débarquement, puis en direction de la Hollande. Il sera blessé en Belgique et hospitalisé en Angleterre jusqu’à la fin de la guerre avant de revenir au Canada en août 1945 sur un bateau hôpital.
Transcription
Nous autres, on était... avec les boulets là, t’sais. On prenait les boulets, pis on les envoyait dans l’canon. C’est ça qui était notre rôle là. Ça prend pas longtemps ça. Tu mets ça su’ une chose, pis y rentre par lui-même, tout seul, là-d’dans. Après ça, quand qu’c’était d’dans, ben, fallait que tu fermais le... fermer encore la porte pour... Pis pour tirer, ben y avait que’que chose dessus, c’est comme une fuse... Tu mettais ça là-d’ssus pis le boulet s’en allait. C’est... Tu peux le l’ver, pis l’descendre, c’est comme un... c’t un range. Tu dois tirer tant d’pieds ou tant d’verges, pis c’est marqué su’ l’machine comment ce que c’est qu’tu peux... Faut qu’tu l’ajustes avec c’t’affaire là, le... C’est ça qui monte le canon, pis qui l’descend. Moi j’aimais pas être dans l’artillerie, j’aimais pas ça, moi. Y avait trop d’tapage, trop d’train. Des canons... des vingt-cinq livres, pis des 7.2 avec des obus de deux-cents livres là. Ça claque dans les oreilles ça.