Après la guerre... le nettoyage

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Description

M. Robichaud nous raconte sa participation au désarmement des Allemands et au nettoyage d’après guerre.

Prudent Robichaud

M. Robichaud est né à Upper Sheila au Nouveau-Brunswick le 29 octobre 1922. Avant de s’enrôler, à l’âge de 19 ans, il avait une copine et faisait les foins chez son oncle. Il voulait conduire des camions et des motos, mais on l’a assigné aux tanks à petits canons. Après un séjour d’une semaine à Québec, où il ne s’entendait pas avec les Québécois, il a été muté à la 18e batterie d’artillerie lourde (rattachée au 21e régiment anti-aérien) de Debert en Nouvelle-Écosse. De là, on l’envoi à Arvida au Québec afin de garder une usine d’aluminium. Le 1 mai 1944, il est envoyé à Utopia en Nouvelle-Écosse pour suivre un cours afin de faire de lui un caporal et responsable de section, mais il n’y devient que caporal intérimaire. En septembre il traversa l’Atlantique vers l’unité d’attente d’Aldershot (Angleterre) où il reste jusqu’au 10 décembre; jour où il est enfin envoyé vers le front italien. C’est comme ça qu’il se retrouve au sein du Royal Canadian Regiment (RCR). Son séjour en Italie s’est déroulé sans grandes surprises et, selon lui, c’est en Hollande qu’il vécut vraiment la guerre et qu’il fut enfin promu au grade de responsable de section ! Il est revenu au Canada en 1945 à bord du New Amsterdam et prit sa retraite seulement quelques mois plus tard.

Transcription

On faisait des débarras là, on ramassait les fusils puis les bicycles (rires) parce-que les Allemands avaient commencé de la côte de la France et puis ont passé Belgique puis tout ça, puis ils ramassaient les bicycles parce-qu’ils avaient... Tu sais quoi ce qu’ils manquaient les Allemands, c’était du gaz, hein. Ils se promenaient, des fois ils se promenaient à cheval, des fois en bicycles. Et là nous autres on avait un... je ne sais pas quelle sorte de... de hangar dans le terrain là toujours... peut-être un champs de base-ball ou quelque-chose comme ça. On avait un tas de bicycles, et un autre tas de tous les fusils. (Rires) C’est ça, c’est... on les désarmait complètement là.

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