Attention!
Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.
Description
Tout en nous décrivant la construction et l’apparence d’une casemate, M. Paquin nous raconte comment on y vivait.
Yvan Paquin
Enfant, Monsieur Paquin perd sa mère. Son père, un tavernier se remarie, mais sans succès. Le jeune Yvan se retrouve donc pensionnaire. Pendant son séjour de douze ans en pension, il devient orphelin à l’âge de seize ans. Possédant ce qu’on appelait à l’époque une 11e scientifique, il quitte l’école en 1949. Il se rend compte qu’il est un peu délinquant et, voulant se redresser, il joint l’aviation. Malheureusement, il ne s’entend pas avec ses collègues de travail Franco-Ontariens et il quitte l’aviation pour s’enrôler avec le Royal 22e Régiment. C’est avec ce régiment qu’il se retrouve sur le front coréen en 1951-52. C’est là, à la cote 166, qu’il subit sa blessure de guerre, mais il retourne au front avant de quitter la Corée. Plus tard, plus avancé en grade, il se retrouve à Chypre, au sein de la Force des Nations Unies chargée du Maintien de la Paix à Chypre (UNFICYP) et y commande des hommes. Il est aussi affecté en Allemagne quelques années et termine sa carrière avec le grade d’adjudant.
Transcription
Moi je suis arrivé, y’étaient déjà en tranchée. Ce qu’y’appellent… on restait dans des Dugout. C’est un… on se fait un trou à flanc de montagne et puis on… on prend des… nos piquets de huit pieds là pour poser le barbelé, on en met sur le dessus. Une rangée, trois rangées. Par-dessus ça on met des… on les attache comme il faut avec du fil de communication, du fil noir là, pis on met des poches de sable, deux, trois rangs là, assez pour empêcher une bombe de mortier de passer au travers, vous savez.Pis là-dedans, ben on prend une boîte de quatre bombes de mortier, qui est en métal, pis on se fait un genre de petite fournaise avec ça. On prend du matériel de coppe là que les… nos mécaniciens avaient pour les véhicules là pis on met quelque chose au bout de ça, une petite, une petite champelure là qui laisse tomber une goutte de temps en temps. Pis on allume le feu, pis ça nous réchauffe. On se… Pis savez, on était dans la Corée du nord hein. En Corée du nord il fait froid. Les montagne, l’hiver là, on a un gros parka pis ça descend à moins vingt, hein. On restait là-dedans nous autres.Pis… moi j’ai eu connaissance que la vermine se promène, hein. Y’a du monde qui reste à flanc de montagne, ben y’a des rats. Dans le jour, on se pratiquait avec notre pistolet là. Pouf ! On tirait là-dessus (rire). On les pognait pratiquement jamais, parce que quand ils nous voyaient, ils se sauvaient. La nuit, on vivait avec ça.Pis notre lit là, c’était un lit ça de large, avec deux fameux poteaux de huit pied là, avec du fil de communication, pis on dormait là-dessus, couché avec des vieilles couvertes ou notre sleeping bag là. On couchait là-dedans.