Attention!
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Description
Après la campagne d’Italie, les soldats canadiens quittent l’Italie pour rejoindre le front hollandais. Pour ce faire, ils doivent traverser la France, incognito…
André Paul Mimeault
Originaire de la Gaspésie, André Paul Mimeault est né d’une famille modeste. Pour joindre les deux bouts, ses parents sont à la fois cultivateurs, bûcherons et pêcheurs. Il est le seul de sa famille et de son entourage à s’enrôler. Peu de temps après son enrôlement, il traverse l’Atlantique à bord de l’Île de France et passe quelques mois en Angleterre avant d’être envoyé au combat. Un convoi l’amène vers le camp de renfort d’Avellino, dans le sud de l’Italie. Il traverse toute l’Italie et prend part, entre autres, à la bataille de la Ligne gothique. Il traverse ensuite la France pour aller libérer les Pays-Bas. C’est là qu’il se trouve lors de la capitulation des Allemands. Il se porte volontaire pour servir dans le Pacifique, mais les Japonais capitulent avant qu’il puisse s’y rendre. À son retour au pays, il quitte l’armée pour des raisons salariales et devient bûcheron, mais il regrette sa décision et s’enrôle à nouveau sept ans plus tard. Il se porte volontaire pour la guerre de Corée qui se termine avant qu’il puisse y aller. À sa sortie des Forces, en 1974, il est adjudant.
Transcription
Nous autres, quand ils nous ont dit qu’on allait en, en Hollande, là ils nous ont faite enlever toutes nos épaulettes, toutes nos badges. Incognito.Bon pis là les conférences : « Quand vous allez traverser la France, vous parlez pas Français, vous parlez pas Anglais, vous parlez pas Italien. » Parce que les Allemands… ils veulent pas que les Allemands savent qu’ils sont… que les troupes canadiennes ont été retirées de la France (sic).Bon… le convoi. Ça marche. Un moment donné, dans une ville, j’sais pas le nom, mais une ville assez importante, le convoi arrête. Pis là notre camion y’est juste au niveau de, de la transversale. Pis y’a deux filles qui descendent la route. Elles s’arrêtent au camion. Pis nous autres on avait roulé les, les toiles parce qu’il faisait chaud. Là, elles commencent à nous parler, mais on parle pas. Y’en a une qui dit à l’autre : « Tu vois bien qu’ils veulent pas parler. Y’ont l’air fatigués. » Un moment donné y’en a une qui dit, elle dit : « Hé que vous êtes bien bronzés… » elle dit « il fait plus chaud en Italie qu’ici, hein ! » (rire) Y’en a un, y’en a un dans le camion, il dit : « Qui c’est qui vous dit qu’on arrive d’Italie ? » « Oui… » elle dit « ça fait deux semaines que la radio l’annonce ! » (rire) Ouais.