Description
Pierre Faribault
<p>M. Faribault est né à Montréal, au Québec, le 11 octobre 1919. Il a passé une partie de sa jeunesse à l'Assomption en raison du décès de sa mère survenu lorsqu'il était très jeune. Son grand-père était avocat et son arrière-arrière-grand-père, lieutenant-colonel du régiment de Lavaltrie (date non disponible). Sa carrière militaire commence alors qu'il est commandant du corps de cadets du Mont Saint-Louis avec l'unité de COTC, le corps d'officiers. Il fait son cours d'officier (sous-lieutenant) et il s'enrôle comme volontaire, en août 1941, à l'âge de 21 ans, avec le régiment des Fusiliers Mont-Royal. Après une autre période d'entraînement à Farnham, au Québec, il devient lieutenant. On l'envoie par la suite en Angleterre et en Écosse où l'entraînement se poursuit. Après presque deux ans et demi, il participe à plusieurs batailles au front, dont celle de Groningue en Hollande. Il est officier de transport et commandant de compagnie à plusieurs reprises. Lors d'une bataille en Allemagne, son peloton capture 75 Allemands. En 1945. il prend part aux célébrations de la fin de la guerre à Berlin ainsi qu'à Paris. Il est de retour au Canada en octobre 1945. En l'an 2 000, lui et plusieurs autres anciens combattants canadiens ont été reçus de façon officielle par le gouvernement hollandais, lors d'un pèlerinage organisé par le gouvernement du Canada. M. Faribault vit à Montréal.</p>
Transcription
Intervieweur : C'était le black-out.
Mais là, après la guerre, on pouvait sortir sur les ponts, tout ça. On est arrivé à Halifax le 27, 26 d'octobre. Il pleuvait à boire debout. On était tous sur les ponts puis, quand on est arrivé et que le bateau accostait là, il y avait une fanfare sur le quai qui jouait O Canada. On braillait comme des enfants. Ah! c'était absolument incroyable! On a pris le train, on est descendu à Montréal, le dimanche matin le 28 et, là, il y a eu un grand défilé de l'ancienne gare Bonaventure au stadium des Royaux, sur la rue Delorimier. Il faisait un froid de loup... et, nous autres, on n'avait pas froid, parce qu'on marchait. Mais les gens qui nous attendaient, nos parents, là, dans le stadium, ils gelaient. Ça fait que, il y a eu une cérémonie puis...