Description
Narration sur des images d'archives évoquant la vie dans les tranchées lors de la Première Guerre mondiale.
Transcription
Les tranchées de la Première Guerre mondiale n’étaient pas aussi meurtrières qu’on nous l’a laissé entendre.
Pendant toute la guerre, pas plus d’un décès sur neuf ou dix était attribuable à la vie de tranchée.
La plupart des hommes étaient blessés ou tués en passant à l’assaut, ou durant les patrouilles.
Cela ne signifie aucunement que les tranchées étaient un lieu agréable, au contraire.
Le bruit était terrifiant, c’était irréel... nos pièces d’artillerie lourde et légère, les mortiers de tranchée, les mortiers Stokes et les mitrailleuses formaient un couvert métallique hurlant au-dessus de nos têtes.
Caporal Charlie Ross Francis 90e Bataillon d’infanterie du Canada
Des obus ennemis criblaient les tranchées presque tous les jours.
Vers midi, des obus sont venus vers nous. Un de nos soldats a été démembré, un autre blessé, et deux autres enterrés sous les décombres.
Caporal Charlie Ross Francis 90e Bataillon d’infanterie du Canada
L’exposition aux éléments et le manque de repos devenaient un tourment psychologique.
Quatre jours sur la ligne de front, sans dormir n’a rien d’une partie de plaisir. Je n’hésite plus à prendre ma ration de rhum ces jours-ci. Exposé au stress, au manque de sommeil, au froid et à l’humidité; ça me semble indispensable.
Caporal Charlie Ross Francis 90e Bataillon d’infanterie du Canada
Les antibiotiques n’avaient pas encore été découverts. Même les blessures mineures pouvaient s’infecter et causer la mort. Certains allaient même jusqu’à s’infliger des blessures pour sortir de là…
(visual – war diaries)
Les corps des victimes décomposaient à proximité jusqu’à en perdre toute identité.
C’est une guerre terrible, non ? Mais on essaie d’en rire un peu… même quand on enterre un cadavre.
Artilleur Bertram Howard Cox 60e Batterie de l’Artillerie canadienne
La dysenterie, le typhus et le choléra étaient monnaie courante. Les soldats avaient des parasites.
On a droit à un bain toutes les deux semaines… on échange nos sous vêtements sales pour des supposément propres. Je plains le pauvre gars qui va se retrouver avec les miens parce que j’suis plein de poux.
Artilleur Bertram Howard Cox 60e Batterie de l’Artillerie canadienne
Le manque d’hygiène causait des infections fongiques dont les pires et les plus connues étaient la bouche des tranchées et le pied des tranchées.
La boue, la saleté, mes pieds et mes bas ne faisaient plus qu’un, je devais utiliser un couteau pour arriver à les enlever.
Soldat Harold Saunders
Les tranchées n’étaient donc peut-être pas meurtrières en tant que telles, mais c’était des lieus horribles où la mort et les blessures pouvaient survenir à tout moment sans qu’on puisse y faire quoi que ce soit.
Oh! Combien on appréciera notre liberté si jamais on arrive à s’en sortir!
Artilleur Bertram Howard Cox 60e Batterie de l’Artillerie canadienne