Réfléchir et rester marqué

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Description

Monsieur Landry nous parle des pensées lui traversant l’esprit lorsqu’il devait tirer sur l’ennemi, ainsi que des souvenirs qui l’ont marqué.

Clifford Landry

À 14 ans, monsieur Landry travaille en forêt où il conduit des camions pour l’industrie forestière, puis il joint l’armée à 23 ans pour voir le monde et servir son pays. Après une brève formation d’artilleur, il se retrouve en Corée en 1952, cent jours avant la fin de la guerre. Après l’armistice de Panmunjom, il s’engage pour six mois supplémentaires qu’il passe surtout au Japon. Après la Corée, monsieur Landry consacre vingt et un ans aux Forces armées canadiennes. Il sera déployé en Allemagne et deux fois à Chypre.

Transcription

Fallait se défendre puis… On n’avait pas le choix là… fallait que tu…Pour dire vraiment là… quelque-chose arrive, disons comme une cible qui vient de nous dire… C’était juste un canon qui tirait dessus, pis… qui dit que tu ranges dessus; des personnes qui est après creuser un tranchée , disons. Pis… quand que la réponse est, qui vient du Tannoy, «Target destroyed, pick and shovel flying in the air. Stand off. Good job.» Pis c’est rien que toi qui a tiré là, c’est toi qui a pullé le trigger. Ben là, ça te fait penser des fois…Autrement, tu sais pas où ça va. Ben tu sais que tu détruits du monde mais…Interviewer : Y pensez-vous souvent ? Pas à venir jusqu’à les dernières couples d’années. Là, à c’t’heure c’est beaucoup, beaucoup. Je rêve beaucoup, beaucoup à ça, tu sais. Des nightmares. Pis… plus que j’affaibli, plus que t’affaibli, les nerfs s’en vont. T’as plus les mêmes nerfs, fait que… tu rêves à ça souvent. C’est pour ça que je trouve ça difficile. Même le… l’armistice, des fois je trouve ça dur… d’aller là. Souvent… ben… j’y vas pus, j’y vas pus vraiment là, parce que ça va me bâdrer beaucoup, pour plusieurs jours.

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