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Description
M. de Villers nous parle des quelques moyens de défense à la disposition des navires marchands de la Seconde Guerre mondiale.
Paul de Villers
Issu d’une famille de navigateurs, M. de Villers commence sa carrière de matelot dès l’adolescence à bord des bateaux de ses parents. La plupart des navires marchands canadiens ayant été arraisonnés par le gouvernement pour l’effort de guerre, M. de Villers se retrouve donc dans des convois de ravitaillement alliés dès 1943. Il passe les trois dernières années du conflit à bord de divers navires, surtout des pétroliers. C’est à bord – entre autres - des Rideaulite, Point Pelee Park et Yamaska Park qu’il parcourra le Golfe du Saint-Laurent, l’Atlantique, les Caraïbes et les eaux côtières d’Amérique du Sud. Après la guerre, il devient un membre clé de la lutte pour la reconnaissance des marins marchands en tant qu’anciens combattants dans la région de Québec, et il s’adonne à la fabrication de répliques de navires.
Transcription
Les bateaux marchands y’avaient toutes des gunner. Quand y’ont mis des canons ça… Nous autres ils nous ont faite faire des cours de, pour manier les armes là (inaudible), mais c’était rudimentaire.Ah, c’était des gars de Navy ou l’Armée. Nous autres surtout des gars de Navy. J’ai fait un voyage gunner. Parce que on avait un gunner qui avait manqué le bateau, qui a été malade, je sais pas quoi. Rendu au large, le capitaine il dit : « C’est toi qui est gunner. » « Bon. Tant mieux. Je vais faire un voyage gunner. » (rires)Un moment donné là-dessus, on avait des torpedo net, je sais pas si, les mats qui sont grands là. Ça c’était, je sais pas si c’était une bonne invention ou une pas bonne, mais en tout cas, ça tu baissais ça pis c’était comme les trawler à c’t’heure, là. T’avais un net que tu tirais là – c’était tout en petit wire ça – c’était supposé arrêter les torpilles si t’étais torpillé. Mais quand tu mettais ça à l’eau, surtout que les bateaux qu’on avait qui étaient pas très puissants, le moteur là, on perdait un nœud, deux nœuds. La première chose, tu te ramassais à la queue dans le convoi (inaudible) de suivre.Y’avait un handicap là-dessus c’est que tu mettais ça à l’eau pis tes chaloupes de sauvetage étaient toutes à l’intérieur de ça. Si t’étais torpillé, y’avait une espèce de clenche là, tu tirais là-dessus là, c’était supposé toute laissé, mais quand c’est rouillé pis c’est en mer là…Pis quand la guerre a fini avec les, avec l’Allemagne là, en s’en revenant, un moment donné, y’ont eu des ordres de l’amirauté de domper ça au large. Ils voulaient pas les ravoir. Là on a tiré sur les affaires là pis ça tombait pas comme ça. Non. On avait de la misère à les faire descendre. (rires)