Vivre avec une pagette

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Description

Mme Streppa nous explique que les congés étaient rares et que le personnel militaire était presque toujours en fonction à l’hôpital multinational de Kandahar.

Joanna Streppa

Mme Streppa est né à Montréal. Elle a joint les Forces canadiennes en 1989 en tant que membre non-officiers et une formation de signaleur naval. De 1990 - 1997, elle a travaillé dans la région de Halifax, à l'exception d'une tournée de deux ans au siège de la Défense nationale à Ottawa. Après l'obtention de son diplôme de l'Université Dalhousie en soins infirmiers, Mme Streppa reçu sa commission de la direction, spécialisée dans les soins intensifs, et en 2004 a été promu au grade de lieutenant. En Février 2006, elle a accepté un déploiement en Afghanistan / Kandahar et a été employé comme officier d'état major du quartier général de Groupe des Services de santé des Forces canadiennes à son retour.

Transcription

C’était rare qu’on avait un congé. On avait quelque chose qui s’appelle… oui, on avait un congé environ… Ça dépend quelle rotation on a eu. Moi j’ai eu un congé de trois semaines environ le… trois mois dans le tour. Moi j’ai retourné à Montréal, d’autres amis ont retourné… à Thailand. Y’ont été en Europe, en Asie. Ça dépend de où qu’on voulait aller. Mais c’est le seul congé qu’on avait, une fois durant le six mois. Environ trois semaines de temps.Interviewer : Et vous travailliez dix heures par jour ? Y’avait des journées qu’on travaillait seulement deux parce qu’on était sur un off day, on appelait ça. Mais si on était retourné à cause que on avait… plusieurs blessés et l’équipe était pas capable de… de faire leur… de traiter tout le monde, là on se faisait rappeler. On était toujours sur pagette. On était… on vivait avec… moi je vivais avec une pagette vingt-quatre heures sur vingt-quatre.J’étais aussi responsable pour… collection de sang. Si pour une raison ou une autre, on avait plus de sang, ou si notre patient, après qu’on ait donné quelques unités de sang, était pas capable de… ça marchait pas pour lui, il fallait que je fasse des collections de sang complètes. On avait besoin des… des facteurs coagulants et c’est la seule manière qu’on était capable de le faire. Et moi je faisais une collecte. Je demandais à du monde qui était déjà au Canada par l’association sanguine du Canada. Y’ont déjà vérifié leur sang. Y’ont déjà fait tous les tests possibles. Moi j’avais une liste de personnel qui avait le droit de me donner du sang quand y’était en Afghanistan. On l’a activé huit fois quand j’étais là. On a sauvé tous nos patients sauf un avec une collecte de sang.La raison… premièrement, notre salle d’opération est juste à côté de nos salles de trauma. On a… je pense que c’est une des raisons. Aussi, on était assez habitué à voir et anticiper le pire. On savait qui avait besoin d’aller immédiatement dans une salle d’opération. On a perdu quelques personnes qu’on n’était pas capable de sauver, mais… on a un très bon record pour le monde qu’on a eu, qui ont passé par Kandahar.

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