Forces armées canadiennes

S’enrôler dans l'armée

Émilie Létourneau a grandi à Rouyn-Noranda, au Québec (population de 40 000 habitants). Ses origines sont peut-être humbles, mais son ambition et son esprit d’aventure étaient tout autre. À l’âge de 17 ans, Émilie s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes (FAC). Elle a servi en tant qu’officier du génie des systèmes maritimes dans la Marine royale canadienne un peu moins de onze ans.

Enfance

L'adjudant-chef Claude « Ollie » Cromwell (rétraite)est né à Digby, en Nouvelle‑Écosse, et a déménagé à Montréal alors qu'il était encore jeune adolescent. Il s'est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 1979 où il a entrepris une longue carrière en logistique militaire. Si nos hommes et nos femmes en uniforme ne sont pas soutenus efficacement à l'aide des ressources requises, ils ne peuvent pas remplir leurs fonctions, ce qui rend le travail de logistique vital.

Bettina Fuchs s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes en 1985 pour mettre de l’ordre dans sa vie et obtenir une certaine stabilité financière. Sa passion de la conduite et du plein air l’a dirigée vers une carrière en tant que conductrice de matériel mobile de soutien. « C’est tellement un métier diversifié; il y a tant de choses que vous pouvez faire. […] Nous conduisons toute sorte de véhicule, de semi-remorques aux autobus – tout véhicule ayant une utilité. Équipement lourd, véhicules de dignitaires, véhicules transportant des troupes, véhicules de drones aériens.

« J e n’avais pas plus de quatre ans que je savais que je voulais devenir soldat », affirme Wendy Jocko, chef des Algonquins de la Première Nation de Pikwakanagan. « Nous habitions à Petawawa à l’époque et j’ai vu un soldat au magasin en face de ma maison. Je l’ai regardé et je me suis dit que je voulais être comme lui lorsque je serais adulte. »

Terri Orser a eu ses premiers contacts avec l’armée à l’été 1980. Elle participait à un tournoi de baseball quand l’une de ses coéquipières lui a mentionné qu’elle avait vu une publicité d’emploi pour les jeunes dans l’armée. Elle a fini par s’enrôler. « J’ai dit : je vais juste l’essayer. Alors je l’ai fait et j’ai adoré, ce fut un coup de foudre. »

Le sergent Stephen Thomas a étudié au Birchmount Collegiate de Scarborough où son intérêt pour les FAC s’est éveillé à la suite d’un match de lutte. « J’avais battu mon adversaire, qui était beaucoup plus grand. Après notre match, il m’a dit “tu ne peux pas faire ce que je fais”. Il s’est avéré qu’il faisait partie de la Réserve de l’Armée à l’époque. J’ai donc rejoint les Forces pour relever le défi ».

Le désir de Simon Mailloux, comme jeune Québécois, de s’enrôler dans l’armée et de servir son pays a été amplifié par son expérience dans les Cadets de l’air. « J’ai adoré mon temps dans les Cadets. Ça m’a fortifié dans mon idée que c’est le monde que j’aime et que je voulais en faire une carrière. » C’était le début d’une grande aventure pleine d’embûches et de réussites.

Robert Thibeau s’est enrôlé en 1972 comme soldat dans le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. En 1978, il a participé à un déploiement à Chypre en tant que commandant de section pour veiller aux normes opérationnelles et résoudre les problèmes au fur et à mesure. Il est retourné à sa base principale à Calgary et a été promu sergent en 1979. Il est monté au grade d’adjudant maître, tout en terminant ses études secondaires.

L'adjudant Robert McDougall (à la retraite) décrit son entrée dans les FAC comme une comédie d’erreurs. À l’automne 1982, il a accompagné un ami qui allait s’enrôler. Lorsqu’ils sont arrivés au Centre de recrutement de Peterborough, en Ontario, Robert a été traîné à la présentation et aux examens. « Je leur ai dit que je n’étais pas intéressé, que j’étais inscrit au collège. Mais j’ai quand même écouté la présentation pour préserver la paix. Finalement, les recruteurs se sont montrés très convaincants. »