Forces armées canadiennes

Terri Orser a eu ses premiers contacts avec l’armée à l’été 1980. Elle participait à un tournoi de baseball quand l’une de ses coéquipières lui a mentionné qu’elle avait vu une publicité d’emploi pour les jeunes dans l’armée. Elle a fini par s’enrôler. « J’ai dit : je vais juste l’essayer. Alors je l’ai fait et j’ai adoré, ce fut un coup de foudre. »

Le sergent Stephen Thomas a étudié au Birchmount Collegiate de Scarborough où son intérêt pour les FAC s’est éveillé à la suite d’un match de lutte. « J’avais battu mon adversaire, qui était beaucoup plus grand. Après notre match, il m’a dit “tu ne peux pas faire ce que je fais”. Il s’est avéré qu’il faisait partie de la Réserve de l’Armée à l’époque. J’ai donc rejoint les Forces pour relever le défi ».

Le désir de Simon Mailloux, comme jeune Québécois, de s’enrôler dans l’armée et de servir son pays a été amplifié par son expérience dans les Cadets de l’air. « J’ai adoré mon temps dans les Cadets. Ça m’a fortifié dans mon idée que c’est le monde que j’aime et que je voulais en faire une carrière. » C’était le début d’une grande aventure pleine d’embûches et de réussites.

Robert Thibeau s’est enrôlé en 1972 comme soldat dans le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. En 1978, il a participé à un déploiement à Chypre en tant que commandant de section pour veiller aux normes opérationnelles et résoudre les problèmes au fur et à mesure. Il est retourné à sa base principale à Calgary et a été promu sergent en 1979. Il est monté au grade d’adjudant maître, tout en terminant ses études secondaires.

L'adjudant Robert McDougall (à la retraite) décrit son entrée dans les FAC comme une comédie d’erreurs. À l’automne 1982, il a accompagné un ami qui allait s’enrôler. Lorsqu’ils sont arrivés au Centre de recrutement de Peterborough, en Ontario, Robert a été traîné à la présentation et aux examens. « Je leur ai dit que je n’étais pas intéressé, que j’étais inscrit au collège. Mais j’ai quand même écouté la présentation pour préserver la paix. Finalement, les recruteurs se sont montrés très convaincants. »

Lorsqu’il a décidé de s’enrôler dans les FAC en septembre 1984, Marc Bergeron avait déjà terminé son diplôme d’études collégiales (D.E.C) en photographie. Il recherchait alors l’adrénaline et l’aventure. « Je suis une personne d’action. Mettons que je grouille pas mal. »

Alors âgé de 23 ans, il approchait l’âge limite (à l’époque) d’enrôlement. Puisqu’il possédait déjà son D.E.C, il est directement devenu photographe à la base navale d’Halifax sans avoir à suivre de formation pour un métier.

À l’école secondaire, Lyna Gravel avait à l’esprit de devenir océanographe. Lorsqu’elle a su qu’elle pouvait exercer ce métier dans la Marine royale canadienne, elle a pris la route du Collège militaire. Elle en est plutôt ressortie avec un baccalauréat en génie civil et a fait carrière en logistique.

En grandissant à Ingonish Beach, en Nouvelle-Écosse, Lynn Doucette a toujours su qu’elle voulait se joindre à la Gendarmerie royale du Canada. Lorsque le moment est enfin arrivé, elle a été dévastée d’apprendre qu’une exigence de taille l’empêchait de réaliser son rêve. Elle ne s’est pas découragée et s’est tournée vers les Forces armées canadiennes. Inspirée par son frère qui était dans la Marine, elle s’est dit que les Forces aériennes pourraient convenir et a fini par y trouver une carrière à vie.

Originaire d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, la caporal (à la retraite) Kate MacEachern n’était pas une adolescente ordinaire. Elle et son amie Nikola envisageaient déjà de s’enrôler dans l’armée, alors qu’elles étaient à l’école secondaire. « Enfant, je voulais déjà devenir membre des forces armées. Il y a 35 ou 40 ans, ce n’était vraiment pas une option traditionnelle pour une fille de vouloir entrer dans l’armée. »

S'engage dans la militaire

C’est en 1990, à l’aube de l’âge de la majorité, qu’Hélène Le Scelleur est devenue réserviste dans les Forces armées canadiennes (FAC). Ses parents n’étaient pas convaincus qu’elle y ferait long feu. Elle les a surpris en gravissant rapidement les échelons militaires, passant de sous-officier à officier, pour devenir capitaine en 2007.