Canadian Armed Forces

Une journée avec M. Dallaire

Des champs de maïs entoure une ferme rurale restaurée au Québec, nichée entre les chaînes de montagnes des Appalaches et des Laurentides.

Par une fin de journée d’été, le lieutenant-général Roméo Dallaire (à la retraite), figure emblématique de l’aide humanitaire internationale, nourrit ses poulets dans sa cour arrière.

« Oui, oui, oui », dit M. Dallaire, alors qu’il disperse des vers de farine pour les trois poulets roux qui le suivent, comme de bons soldats, aux talons de ses chaussures bien cirées.

Robert « Bob » Maxwell n’avait que 20 ans lorsqu’il a décidé, en 1957, de changer sa vie en se portant volontaire pour servir dans l’Aviation royale canadienne (ARC). Ce qui l’a poussé à faire ce choix est encore un mystère.

« Encore aujourd’hui, je ne pourrais pas vous dire pourquoi je me suis finalement retrouvé dans la Force aérienne et j’ai passé les examens », explique-t-il. Néanmoins, ce natif de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, ne regrette pas la voie qu’il a choisie.

Le service militaire n’a jamais vraiment été le premier choix de le caporal-chef (à la retraite) Richard Delve. Après ses études secondaires, M. Delve a entrepris un grade en géologie. Même si le sujet l’intéressait, le milieu universitaire ne lui convenait simplement pas. « Je ne suis pas le type de personne qui reste assise et étudie », déclare M. Delve.

Raymond Goodchild est arrivé à Chypre en 1980, et a immédiatement commencé à appuyer la mission de maintien de la paix des Nations Unies. Il y est resté six mois et se souvient d'un étrange mélange de sentiments : la peur et le désir d'aider de toutes les façons possibles. « J'étais toujours prêt à partir, à sauter dans l'action, tout ce dont ils avaient besoin... J'étais prêt à faire n'importe quoi, n'importe quand. »

Un dernier hommage

Au terme d’une illustre carrière militaire de 35 ans, le major‑général Paul Peyton est honoré d’accompagner la dépouille d’un soldat inconnu terre‑neuvien de la Première Guerre mondiale rapatriée du nord de la France.

« Les habitants de Terre‑Neuve‑et‑Labrador ont un fort sentiment d’appartenance à la communauté et ont à cœur de contribuer au bien‑être collectif. Le rapatriement de ce soldat rend hommage à tous les militaires qui ne sont jamais rentrés chez eux. Je suis très heureux d’avoir l’occasion d’y prendre part. »

Introduction

Patti Gray adorait son travail dans la Force aérienne et était très douée dans ce qu’elle faisait. Dépassant les attentes, elle a reçu des éloges bien mérités et entrevoyait déjà une longue et brillante carrière dans l’armée, jusqu’à ce que le sectarisme menant à la « purge LGBT » fasse dérailler ses plans et l’oblige à quitter les Forces armées canadiennes (FAC), la laissant au chômage en pleine récession.

Enrôlement

Mme Natacha Dupuis est née le 25 mai 1979 à Longueuil, Québec. Pendant toute sa jeunesse, elle rêvait de devenir militaire. En 1997, alors âgée de 18 ans, elle s’est enrôlée dans la Réserve au sein de l’Arme blindée.

En 2007, alors qu’elle était sur le point d’obtenir son diplôme d’ambulancière paramédicale, elle a décidé qu’après ses études, elle voulait à la fois travailler dans sa collectivité et servir dans la Réserve de l’Armée.

« Je me suis dit que je pouvais faire les deux. La Réserve m’offrait la possibilité de servir et d’acquérir de nouvelles compétences, explique-t-elle. En fait, je voulais pouvoir aider les gens et mener deux carrières de front. »

Née à Paradise, à Terre‑Neuve‑et‑Labrador, Natalie connaît bien les petites villes.

Elle s’est enrôlée dans les Forces armées canadiennes après ses études universitaires. Elle a d’abord reçu l’instruction de base, puis a fréquenté l’École d’infanterie à Gagetown, au Nouveau‑Brunswick. Elle a ensuite accepté une affectation au sein du détachement de la force opérationnelle interarmées – Iqaluit Nord, au Nunavut.

C’est en 1989 que Nadine Laflamme fait des démarches à l’insu de sa mère pour s’enrôler comme réserviste auprès de ce qui s’appelait à l’époque la 55e Compagnie médicale. Le choix d'étudier dans le domaine de la santé au CÉGEP semblait tout naturel. Quand sa mère a appris la nouvelle, ses papiers étaient déjà signés. « Elle n’était pas trop surprise par contre. Elle me connaissait », déclare Nadine.