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Retrouver l’équilibre

La qualité de vie d’un vétéran s’améliore grâce à des prothèses de haute technologie.

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Jerry Rideout, un vétéran des Forces armées canadiennes, a servi pendant 30 ans dans différents endroits au pays. Il a adoré sa carrière militaire, mais une blessure à un pied subie en 2000 lors de son deuxième déploiement en mission de maintien de la paix sur le plateau du Golan a mené à l’amputation de sa jambe droite et, ultimement, à sa libération pour des raisons médicales.

L’adjudant à la retraite venait de passer directement d’un déploiement au Moyen-Orient à un poste au sein de l’OTAN à la base navale américaine de Norfolk, en Virginie, lorsqu’un médecin de l’hôpital naval lui a annoncé la nouvelle qui allait changer sa vie : il allait devoir subir une amputation.

Peu après l’amputation, il a commencé à porter une jambe artificielle.

L’un des aspects les plus difficiles de la vie avec une prothèse était de devoir l’enlever et se tenir en équilibre sur une jambe pour prendre sa douche matinale.

Aujourd’hui, la qualité de vie de cet adjudant à la retraite de 67 ans s’est considérablement améliorée, puisqu’il peut maintenant choisir parmi trois nouvelles prothèses (dont une qui est étanche) spécialement conçues et à la fine pointe de la technologie médicale.

« La première douche que j’ai prise sur deux jambes a duré plus d’une heure », raconte Rideout.

« Si vous saviez à quel point il faut avoir vécu sans cette prothèse pour véritablement l’apprécier ».

M. Rideout est l’un des nombreux clients vétérans de la prothésiste Kirsten Simonsen à la Eastern Prosthetic Clinic de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Jerry Rideout
Kirsten Simonsen ajuste la jambe artificielle de Jerry Rideout devant sa clinique de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

La réputation de Mme Simonsen, qui est considérée comme une sommité au Canada dans son domaine, est l’une des raisons pour lesquelles M. Rideout a choisi de s’installer dans la région de Moncton lorsqu’il a été libéré de l’armée pour des raisons médicales.

Mme Simonsen excelle dans son travail parce qu’elle comprend ce que représente la vie avec une prothèse. En effet, à la naissance, il lui manquait de nombreux os dans le pied droit.

Elle a fait son choix de carrière à l’âge de 14 ans, alors qu’elle devait marcher pour traverser une scène à son école afin d’accepter un prix, vêtue d’une jupe et d’une botte orthopédique.

« Je suis devenue prothésiste parce que je souhaitais faire évoluer les choses », dit-elle.

Elle adore travailler avec les vétérans en raison des expériences qui les mènent à sa clinique.

« Les militaires sont formés pour évoluer dans le chaos en créant une structure et un contrôle centrés sur la discipline »,  affirme Mme Simonsen.

« Plus je suis en mesure de leur fournir l’information rapidement, plus je les aiderai à mieux contrôler le chaos. »

L’une des avancées les plus récentes et les plus importantes est l’articulation du genou commandée par un microprocesseur, qui en améliore la stabilité, la sécurité et le fonctionnement en s’adaptant à la démarche unique de chaque personne.

« En 31 ans de carrière, je suis passée d’un pied en caoutchouc à un pied informatisé avec un genou qui réagit comme un système nerveux et qui est en mesure de reconnaître des changements de terrain par des mouvements réflexes », dit-elle.

Elle a travaillé avec Anciens Combattants Canada pour aider les vétérans à obtenir les meilleures prothèses possible pour leurs besoins particuliers.

Au début des années 2000, Mme Simonsen a été la première prothésiste à installer un genou doté d’un microprocesseur sur un vétéran de la Seconde Guerre mondiale âgé de 80 ans.

Le vétéran avait perdu sa jambe le jour J et vivait depuis cinq décennies avec une prothèse très rudimentaire. Le jour où il s’est rendu à sa clinique, Kelly, la responsable du bureau de Mme Simonsen, lui a permis de « tester » une jambe artificielle de haute technologie avec un genou doté d’un microprocesseur.

Jerry Rideout
Le vétéran Jerry Rideout est photographié avec ses trois jambes artificielles à la clinique de Mme Simonson à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

« Il a marché entre les barres parallèles dans mon bureau, est sorti de la clinique, a traversé le terrain de stationnement et s’est dirigé dans le bois. Je ne pouvais même pas le rattraper », se souvient-elle en riant.

Il est revenu et m’a dit « Je la prends! ».

Peu de temps après avoir obtenu l’autorisation d’Anciens Combattants Canada, le vétéran du jour J obtenait sa propre prothèse toute neuve.

« Ces gars-là étaient des durs; ils ont fait tellement pour nous. C’était comme un miracle de lui permettre de faire l’expérience de cette technologie », se rappelle avec bonheur Mme Simonsen.

De son côté, Jerry Rideout, un vétéran de l’ère moderne, est l’heureux propriétaire de trois jambes droites artificielles : la jambe imperméable qu’il aime utiliser pour prendre de longues douches, celle qu’il utilise pour maintenir son handicap au golf entre 12 et 14, et la jambe qu’il utilise pour ses activités quotidiennes.

Il se rend à la clinique de Mme Simonsen quelques fois par mois pour des mises au point et des vérifications. « Elle est une véritable MacGyver, elle m’a aidé à rester fort. Je porte très fièrement mes plaques de vétérans. » 

Notre objectif à Anciens Combattants Canada est d’aider à répondre aux besoins des vétérans et à maximiser leur qualité de vie. Pour en savoir plus sur ce que nous pouvons vous offrir, informez-vous au sujet de nos services de réadaptation et nos prestations d’invalidité.

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