Calendrier historique - 1951

Événements

1er janvier 1951

Après avoir avancé vers le sud et avoir franchi le 38e parallèle, les forces chinoises lancent une troisième offensive contre les troupes onusiennes en Corée du Sud.

3 et 4 janvier 1951

Les forces de l'ONU évacuent Séoul, qui est prise par les troupes chinoises.

13 janvier 1951

La délégation américaine vote pour une résolution de l'ONU prônant le cessez-le-feu.

15 janvier 1951

Les forces de l'ONU continuent de bombarder les réseaux d'approvisionnement alors que l'offensive chinoise, affaiblie, s'arrête au sud de Séoul.

Personnel du 2e Bataillon, RCR, tenant des armes chinoises confisquées.

17 janvier 1951

La Chine rejette une proposition de cessez-le-feu de l'ONU.

Février 1951

En raison de la surveillance déficiente au camp de prisonniers de l'île Koje, au large de la côte sud-est de la Corée, les prisonniers communistes réussissent à fabriquer des armes meurtrières comme des pointes et des couteaux, qu'ils utilisent pour attaquer leurs gardes. Lors d'un de ces incidents, l'infanterie américaine tue 77 prisonniers de guerre et en blesse 140 autres après qu'un de ses hommes eut été tué et que 38 autres eurent été blessés.

Le major Dawney Bancroft (dos à la camera), commandant de la British infantry company, en compagnie d’un sapeur cherchant du matériel nécessaire à une évasion à l’aide d’un détecteur de mines.

11 février 1951

Les forces communistes lancent une quatrième offensive dans le centre de la Corée.

Marche dans la boue.

17 février 1951

Après deux mois d'entraînement en Corée, le 2e Bataillon du PPCLI se joint à la 27e Brigade du Commonwealth britannique.

Les troupes de la Compagnie B, 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, traversent un pont en bois rond (certaines parties de l’image sont blanchies).

21 février 1951

Les forces des Nations Unies lancent une contre-offensive, l'Opération Killer, dans le but de repousser les forces communistes au nord de la rivière an.

Un tank de l’Escadron C, Lord Strathcona’s Horse, garde une colline occupée par une compagnie d’infanterie du 1er Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry.

22 février 1951

Quatre soldats du 2e Bataillon du PPCLI sont tués et un soldat est blessé lorsque deux compagnies attaquent la cote 444. Il s'agit des premières pertes de vie canadiennes de cette guerre.

La Compagnie A, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, traverse une rizière en avançant vers l’ennemi de l’autre côté de la vallée.

7 mars 1951

Deux compagnies du 2e Bataillon du PPCLI lancent l'assaut contre la cote 532, en Corée du Sud, sept Canadiens sont tués et 37 autres sont blessés lors de l'attaque.

Le Corps royal de l'intendance de l'Armée canadienne emprunte la route de la montagne Red Diamond afin d’apporter des rations de nourriture au nord de Busan, Corée.

14 mars 1951

Pour une seconde fois, Séoul est libérée par les forces des Nations Unies.

Coréens libérés.

31 mars 1951

Pour une seconde fois, Séoul est libérée par les forces des Nations Unies.

Poste d’observation de la 25e Brigade d’infanterie canadienne. De g. à d. : le Lt Col E. G. Brooks, consultant une carte; le Lt Col Norman Wilson-Smith, utilisant des jumelles; le Brigadier M. P. "Pat" Bogert, et le Brigadier John M. Rockingham, indiquant les positions ennemies.

8 avril 1951

p>Le général MacArthur est remplacé par le général Matthew B. Ridgway à titre de commandant en chef du Commandement des Nations Unies.

22 avril 1951

Les forces chinoises lancent leur cinquième offensive du printemps en vue de reprendre possession de Séoul, et c'est alors le début de la Bataille de la rivière Imjin. Les forces des Nations Unies sont repoussées d'une vingtaine de milles.

Les soldats Edward Gilby et Arthur Green, PPCLI, dans un poste de garde avec mitrailleuse « Bren », sur la rivière Imjin, Corée du Nord.

24 et 25 avril 1951

Après la tombée de la nuit le 24 avril et jusqu'à l'aube du 25 avril, les troupes chinoises entourent la cote 677, dans la vallée de la rivière Gapyong et lancent l'attaque contre le 2e Bataillon du PPCLI, mais celui-ci réussit à conserver sa position, bien que 10 de ses hommes y perdent la vie et que 23 autres soient blessés.

2e Bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, en Corée. Ce paisible camp du nord-est de Séoul, utilisé par le PPCLI, a dû être évacué à la sauvette pendant l’offensive du printemps des forces communistes.

1er mai 1951

L'offensive chinoise est arrêtée au nord de Séoul.

Les carabiniers du 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, avancent pour combattre l’ennemi.

4 au 6 mai 1951

La brigade canadienne arrive à Busan et rejoint le 2e Bataillon du PPCLI en Corée.

Soldat du Princess Patricia's Canadian Light Infantry.

16 mai 1951

Les Chinois lancent la deuxième phase de leur offensive du printemps dans le secteur est du front et, encore une fois, ils sont arrêtés par les forces des Nations Unies.

22 mai 1951

La brigade canadienne rejoint les forces avancées de l'ONU à l'est de Séoul.

Des membres de la 25e Brigade d’infanterie canadienne préparent la mitrailleuse.

27 mai 1951

La brigade canadienne atteint le 38e parallèle.

Membres du 2e Bataillon, PPCLI, traversant la rivière Imjin à bord de bateaux d'assaut.

29 et 30 mai 1951

Les troupes canadiennes attaquent Kakhul bong, ou la cote 467, ainsi que les troupes chinoises installées autour du village de Chail-li. Bien qu'ils réussissent à s'emparer du village, les Canadiens doivent battre en retraite lorsque des troupes chinoises fraîches réussissent à infiltrer leurs positions. Six Canadiens sont tués et 25 autres blessés. Six jours plus tard, un régiment de combat américain occupe Chail li alors que les Chinois poursuivent leur retrait en Corée du Nord.

Mitrailleurs du Royal Canadian Regiment. De g. à d. : le Sgt Andy Gauthier, le Sdt J. C. Gingras et le Cpl L. J. Lalonde.

21 juin 1951

Après que le déplacement de la brigade canadienne à Chorwon, le 2e Bataillon du RCR effectue la première d'une longue série de patrouilles canadiennes dans la région. La résistance ennemie à ces patrouilles était généralement faible, mais elle a entraîné quelques pertes du côté canadien.

Le Major Don Holmes vérifiant l’équipement de transmission avant que la Compagnie Charlie de la RCR commence la patrouille de nuit. De g. à d. : le Maj Holmes, ----, le Sdt H. J. Morris, ----, le Sdt Drinkwater.

23 juin 1951

Le délégué soviétique au Conseil de sécurité de l'ONU propose d'amorcer des négociations pour un cessez-le-feu.

29 et 30 juin 1951

Les chefs d'état-major américains envoient un message radio à Pyongyang ordonnant au général Ridgway d'amorcer des discussions avec l'ennemi pour examiner la possibilité d'entreprendre des pourparlers. Kim Il sung et le général P'eng, commandant en chef de l'armée chinoise, signifient conjointement leur accord et fixent même le lieu où elles devront se dérouler : un salon de thé à Kaesong, juste au-delà du 38e parallèle, en territoire communiste.

Ancien salon de thé de Kaesong ayant servi aux négociations de paix. Corée.

10 juillet 1951

Les pourparlers de paix débutent à Kaesong entre les forces communistes et une délégation du Conseil de sécurité de l'ONU. Rapidement, il devient évident que les Chinois s'attendent à une reddition des forces de l'ONU.

18 et 19 juillet 1951

Le 2e Bataillon du R22eR prend la relève aux bases de patrouilles avancées sur la rive ouest de la rivière Imjin, au nord du confluent des rivières Imjin et Hantan. Deux traversiers qui assurent le service sur la rivière sont rendus inopérables en raison des inondations, et les Canadiens, incapables de traverser la rivière, sont attaqués par les troupes chinoises. Deux Canadiens sont tués et un autre est blessé. Le reste des troupes est évacué le 23 et le 24 juillet 1951.

Un traversier transportant des membres du personnel et l’équipement de la 25e Brigade d'infanterie canadienne traverse la rivière Imjin.

26 juillet 1951

Les délégations des Nations Unies et de la Chine s'entendent sur un programme de pourparlers en vue d'un armistice.

Le Cpl sup. E. Marshall distribue quelques boîtes de conserves à des enfants coréens pendant que la 25e Brigade quitte Busan pour se positionner près de Séoul.

28 juillet 1951

Les brigades canadienne, britannique et du Commmonwealth présentes en Corée forment la 1re Division du Commonwealth.

Soldats canadiens qui s’aventurent dans un terrain marécageux.

9 août 1951

Le NCSM Cayuga est affecté à la patrouille autour des îles Ch'o et Sok situées à l'ouest des côtes coréennes au-delà du 38e parallèle. Ces îles constituent les bases pour les équipes du renseignement, de la guérilla et des stations radio qui guident les missions américaines de bombardement et de combat.

Un militaire dans la salle de contrôle du navire.

10 août 1951

Les négociations entre les délégations communiste et des Nations Unies se déroulent mal, ce qui devient évident lorsque les deux délégations, de chaque côté de la table, se toisent du regard dans un silence complet pendant deux heures et 11 minutes. Deux semaines plus tard, les négociations entre les communistes et les Nations Unies sont suspendues après que les Américains eurent été accusés d'avoir, durant la nuit précédente, lancé une bombe au napalm dans la zone neutre où se déroule la conférence.

Des membres de la Compagnie C du 2e Bataillon de la RCR lisant leur courrier. De g. à d. : le Cpl sup. Emmet Connors, le Cpl Arthure Scott et le Sdt Dean Wellwood.

23 août 1951

Le général Ridgway ordonne une offensive limitée contre les forces communistes, ce qui sème l'émoi chez les troupes communistes et les incite à proposer la reprise des pourparlers à Panmunjom, un hameau désert en terrain neutre, à environ huit kilomètres à l'est de Kaesong.

5 septembre 1951

Après trois semaines d'âpres combats et près d'un demi-million de projectiles d'artillerie, les troupes nord-coréennes sont expulsées de Bloody Ridge. La bataille qui se déroule à l'est du réservoir de Hwachan fait 2 700 morts au sein des forces de l'ONU et environ 15 000 du côté chinois selon les estimations.

Les canons de la Troupe A, Batterie A de la RCHA tirent sur les troupes chinoises qui attaquent les positions de la Compagnie B, 1er Bataillon, RCR, sur la colline « Petit Gibraltar ».

8 septembre 1951

La brigade canadienne est engagée dans l'Opération Minden, au cours de laquelle la Division du Commonwealth s'avance dans les hautes terres autour de la rivière Imjin afin d'améliorer sa position sur un nouveau front. Cette opération vaudra aux soldats du R22eR deux Croix militaires et deux Médailles militaires.

Des obus éclairant illuminant la tête de pont tenue par la Compagnie D du 2e Bataillon, Princess Patricia's Canadian Light Infantry, sur la côte ouest de la rivière Imjin.

13 septembre 1951

La 2e Division d'infanterie américaine lance la bataille de Heartbreak Ridge, la crête tout juste au nord de Bloody Ridge, au-delà du 38e parallèle. Le 15 octobre, après 30 jours de combat, le secteur est sécurisé par les Américains qui ont perdu dans la bataille 3 745 hommes. En raison des lourdes pertes des deux côtés, ce sera la dernière offensive majeure menée par les forces des Nations Unies au cours de cette guerre.

3 octobre 1951

lance l'Opération Commando, qui permet à cinq divisions du 1er Corps américain d'avancer pour établir une nouvelle ligne de front, la ligne Jamestown.

Deux tireurs d'élite.

4 octobre 1951

Durant l'avance de la brigade canadienne, le 2e Bataillon du PPCLI attaque les positions chinoises sur la cote 187. Après deux heures de combat, 28 Chinois sont tués et 4 autres sont faits prisonniers, alors qu'un soldat du PPCLI est tué et que 10 autres sont blessés. Ces positions dont les Canadiens se sont emparés forment une ligne de collines qui surplombe la rivière Sami chon ainsi qu'une petite vallée située au nord, la vallée de la Nabu ri.

Le 3 PPCLI en route pour le Crochet.

5 octobre 1951

Les troupes du 1er Bataillon du PPCLI arrivent à Busan, en Corée, pour remplacer le 2e Bataillon du PPCLI, qui y a passé un an. Il s'agit de la première rotation des troupes canadiennes en Corée.

Arrivée du 1 PPCLI en Corée. Le Brig. J. M. Rockingham montre les positions des officiers 25e Brigade d’infanterie canadienne sur une carte de la Corée.

9 octobre 1951

L'Opération Commando se termine avec la prise de la cote 317 par les Australiens; elle aura coûté la vie à 58 soldats du Commonwealth et 262 soldats auront été blessés. Dans l'opération, la brigade canadienne a perdu quatre hommes et 28 autres furent blessés. À la fin de cette opération, la Division du Commonwealth a atteint les positions qu'elle tiendra jusqu'à la fin de la guerre de Corée.

Le Carabinier Leo Neilson et Cpl Freddie Carlson, du 2e Bataillon des Queen's Own Rifles, dans la tourelle d'un char, lors d'un exercice avec le The Royal Canadian Dragoons.

23 octobre 1951

La brigade canadienne lance l'Opération Pepperpot, une série de raids destinés à infliger des pertes et des dommages aux forces ennemies et à obtenir des renseignements sur le déploiement de ses positions. Une compagnie de chacun des trois bataillons d'infanterie – le PPCLI, le RCR et le R22eR – attaque les cotes 166 et 156 dans la vallée de la Nabu-ri et les compagnies atteignent leurs principaux objectifs. Cinq soldats canadiens sont tués et 21 sont blessés; l'ennemi perd 37 hommes et on estime que 37 autres auront perdu la vie ou auront été blessés.

25 octobre 1951

À Panmunjom, les négociations de cessez-le-feu entre les délégations communiste et de l'ONU sont rompues alors que les deux camps sont engagés dans une guerre sanglante, mais sans issue le long du 38e parallèle.

Des mortiers du Royal 22e Régiment tirent sur l’ennemi depuis des positions installées tôt le matin.

2 novembre 1951

Les forces chinoises lancent une contre-offensive dans le but de reprendre certaines positions dont s'était emparée la Division du Commonwealth lors de l'Opération Commando. Pour faire diversion en vue d'une prochaine attaque par le nord, un bataillon chinois effectue un raid contre un peloton du 2e Bataillon du RCR installé à la position Songgok, au sud-ouest de la côte 187, raid qui, du côté chinois, fera 35 morts et deux blessés qui seront faits prisonniers et, du côté canadien, fera un mort et 13 blessés.

Membres de la compagnie D du 2 R22eR et du 2 RCHA.

13 novembre 1951

Les deux camps établissent une ligne de démarcation et l'on se donne une période de trêve de 30 jours pour en arriver à un accord sur des enjeux majeurs. L'ONU peut poursuivre son action sur le terrain.

Des membres du Corps royal canadien des transmissions utilisent des transmetteurs dans une vieille maison coréenne. Àgauche Norman Beddard, et à droite Walter Buccos.

22 au 24 novembre 1951

Des soldats de la Compagnie D du 2e bataillon du R22eR tiennent la position de terrain sur le versant ouest de la cote 355, principale position au nord de la rivière Imjin, après qu'une attaque massive des Chinois eut contraint le bataillon américain à se tenir à distance. La contre-attaque américaine qui suit pour reprendre la cote 355 est facilitée par la défense tenace des soldats du 2e Bataillon du R22eR. Le bataillon perd 16 hommes, 44 autres sont blessés et trois sont faits prisonniers.

Au lendemain d’une importante bataille, le peloton de mortiers du Royal 22e Régiment prêt à faire feu. De g. à d. : les Sdt Daniel Primeau, Raymond Romeo et Julien Blondin, tous de Montréal (Québec).

24 novembre 1951

Les trois soldats du 2e Bataillon du R22eR qui ont été faits prisonniers par les Chinois lors de la bataille de la côte 355 sont les premiers soldats canadiens capturés en Corée. Ils sont emprisonnés en Corée du Nord dans des camps administrés par les Chinois.

10 et 11 décembre 1951

Les troupes du 1er Bataillon du PPCLI effectuent un raid sur la cote 227, à 1 500 mètres à l'ouest de la cote 355, et y détruisent les bunkers et les positions de mitrailleuses de l'ennemi. Un soldat est tué et 30 sont blessés. Les combats s'intensifient et les embuscades se multiplient dans le but de capturer les Chinois.

Colline 355 « Petit Gibraltar » domine la colline 227 tenue par l’ennemi (à gauche pas sur la photo), le point focal des projecteurs des Moonshiners canadiens

27 décembre 1951

Au bout de 30 jours, comme les discussions sur les enjeux importants n'ont donné aucun résultat, la ligne de démarcation ne tient plus. La guerre d'usure se poursuit et on observe peu de mouvement d'un camp comme de l'autre.

Troupes dans la neige.
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