La traversée en Angleterre

Des héros se racontent

La traversée en Angleterre

Transcription
Puis quelques jours après, je suis arrivé à Halifax pour prendre le bateau. Intervieweur : Est-ce que vous vous rappelez quel bateau vous avez pris? Oui, l'Ile-de-France. Et quand on a été sur le quai de Halifax, pour prendre le bateau, il y avait d'autres soldats qui sortaient d'un bateau, puis on leur a demandé pourquoi, puis ils s'en allaient à Sussex, Nouveau-Brunswick, mais tout le derrière de leur bateau, par les torpilles, avait tout été défait, à peu près deux jours. Intervieweur : Ils avaient été torpillés par un sous-marin allemand? Oui. Mais nous autres, ça pris 11 jours de traversier et puis on a été attaqué par les sous-marins trois fois. Intervieweur : Est-ce que vous avez traversé dans un convoi pour aller en Angleterre? Oui, on a été, je pense au moins 5 bateaux de troupes, des gros bateaux. Il y avait le Queen Mary, si je me rappelle, puis le Mauretania, l'Ile-de-France, puis l'autre je ne m'en rappelle pas. Intervieweur : Vous étiez protégés par des croiseurs, est-ce qu'il y avait de la protection ? Oui, il y avait des croiseurs. Puis on couchait dans des hamacs, puis on était beaucoup malades, aussi. Puis l'odeur des bateaux, parce que dans le fond des bateaux, il y avait des véhicules, puis l'odeur d'huile. On couchait tout habillé, nos bottines, notre chapeau de fer faisait comme notre taie d'oreiller, notre oreiller. Intervieweur : C'était pas très confortable? Non, puis on était malade, souvent on prenait à courir pour prendre un hamac, mais on tombait plutôt sur le plancher de ciment que dans le hamac! Intervieweur : Est-ce que vous aviez le droit d'avoir les lumières allumées la nuit, sur le bateau? Oui... Des lumières, pas aucune lumière. Intervieweur : Quand vous êtes arrivé en Angleterre par bateau, à quel endroit vous êtes arrivé? Toute la plupart des troupes, c'était Liverpool en Angleterre. Des fois il y en a qui allaient à Southampton ou Portsmouth, mais c'était rare. Puis après ça ils s'en allaient soit à Basingstoke, Farnborough, Crookham Crossroads, Dishforth, Aldershot. Intervieweur : Puis vous, vous vous êtes ramassé à quel endroit? Moi j'ai été, une secousse j'ai été à Crookham Crossroads, puis après ça à Aldershot, pour le gros entraînement. Intervieweur : C'était à quel moment de l'année, à quel mois de l'année vous êtes arrivé? Ça, c'était en 1942, l'hiver 1942.
Description

M. Doiron relate sa traversée de l’Atlantique en 11 jours à bord de l’Ile-de-France. En raison de l’odeur d’huile, plusieurs ont été malades. À leur arrivée en hiver 1942, ils ont été transférés à Aldershot, en Écosse, pour la suite de l’entraînement.

Edgar Doiron

M. Doiron est né à Shippagan au Nouveau-Brunswick. Son père était pêcheur et il passait ses vacances à ramasser des huîtres et des bleuets. De 14 à 19 ans, il a travaillé sur des chantiers. Lorsque vient le temps de s’enrôler, l’armée vient recruter à l’église de Shippagan. M. Doiron et ses amis s’y rendent sans le dire à leur famille. Petit et léger, le jeune Edgar Doiron doit convaincre les médecins qu’il est assez fort et qu’il prendra du poids afin d’être accepté. Seul de sa famille ayant traversé en Europe, il a participé à des batailles importantes en France, en Belgique et en Hollande, dont le jour J. Ses récits sont souvent touchants et portent à réflexion.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
4 juin 2014
Durée :
2:54
Personne interviewée :
Edgar Doiron
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Angleterre
Campagne :
Jour-J
Branche :
Armée
Unité ou navire :
North Shore Regiment
Grade militaire :
Soldat
Occupation :
Infanterie

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