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Description
M. Doiron relate sa traversée de l’Atlantique en 11 jours à bord de l’Ile-de-France. En raison de l’odeur d’huile, plusieurs ont été malades. À leur arrivée en hiver 1942, ils ont été transférés à Aldershot, en Écosse, pour la suite de l’entraînement.
Edgar Doiron
Mr. Doiron was born in Shippagan, New Brunswick. His father was a fisherman. He spent his summer vacations harvesting oysters and picking blueberries. From 14 to 19 years of age, he worked in logging camps. He enlisted when Army recruiters came to the Shippagan church. Edgar and his friends went without telling their families. Mr. Doiron was almost rejected because he did not meet the weight requirements, but after talking to the doctors, he was accepted into the military. He is the only member of his family to have gone to Europe and he participated in major battles in France, Belgium and Holland, the most memorable being D-Day. His narrative is often touching and provides food for thought.
Transcript
Puis quelques jours après, je suis arrivé à Halifax pour prendre le bateau.
Intervieweur : Est-ce que vous vous rappelez quel bateau vous avez pris ?
Oui, l'Ile-de-France. Et quand on a été sur le quai de Halifax, pour prendre le bateau, il y avait d'autres soldats qui sortaient d'un bateau, puis on leur a demandé pourquoi, puis ils s'en allaient à Sussex, Nouveau-Brunswick, mais tout le derrière de leur bateau, par les torpilles, avait tout été défait, à peu près deux jours.
Intervieweur : Ils avaient été torpillés par un sous-marin allemand ?
Oui. Mais nous autres, ça pris 11 jours de traversier et puis on a été attaqué par les sous-marins trois fois.
Intervieweur : Est-ce que vous avez traversé dans un convoi pour aller en Angleterre ?
Oui, on a été, je pense au moins 5 bateaux de troupes, des gros bateaux. Il y avait le Queen Mary, si je me rappelle, puis le Mauretania, l'Ile-de-France, puis l'autre je ne m'en rappelle pas.
Intervieweur : Vous étiez protégés par des croiseurs, est-ce qu'il y avait de la protection ?
Oui, il y avait des croiseurs. Puis on couchait dans des hamacs, puis on était beaucoup malades, aussi. Puis l'odeur des bateaux, parce que dans le fond des bateaux, il y avait des véhicules, puis l'odeur d'huile. On couchait tout habillé, nos bottines, notre chapeau de fer faisait comme notre taie d'oreiller, notre oreiller.
Intervieweur : C'était pas très confortable ?
Non, puis on était malade, souvent on prenait à courir pour prendre un hamac, mais on tombait plutôt sur le plancher de ciment que dans le hamac !
Intervieweur : Est-ce que vous aviez le droit d'avoir les lumières allumées la nuit, sur le bateau ?
Oui... des lumières, pas aucune lumière.
Intervieweur : Quand vous êtes arrivé en Angleterre par bateau, à quel endroit vous êtes arrivé ?
Toute la plupart des troupes, c'était Liverpool en Angleterre. Des fois il y en a qui allaient à Southampton ou Portsmouth, mais c'était rare. Puis après ça ils s'en allaient soit à Basingstoke, Farnborough, Crookham Crossroads, Dishforth, Aldershot.
Intervieweur : Puis vous, vous vous êtes ramassé à quel endroit ?
Moi j'ai été, une secousse j'ai été à Crookham Crossroads, puis après ça à Aldershot, pour le gros entraînement.
Intervieweur : C'était à quel moment de l'année, à quel mois de l'année vous êtes arrivé ?
Ça, c'était en 1942, l'hiver 1942.