De Shearwater au golfe Persique en décembre 1990

Des héros se racontent

De Shearwater au golfe Persique en décembre 1990

Transcription
Le Canada a envoyé trois navires. Deux des navires avaient des hélicoptères. L'Athabaskan avait deux hélicoptères Sea King puis le Protecteur avait trois. Ils sont partis au mois d'août. La guerre, l’ultimatum final, c’était le 15 janvier. Alors, nos militaires étaient là déjà depuis quatre mois. Ils étaient fatigués. So, nous autres, le Canada a décidé de remplacer les équipages sur les trois navires, au complet. Le premier c'était le Protecteur, pour être complété le 1er janvier, suivi deux semaines après par les autres deux navires. Ils ont décidé d'envoyer les pilotes un par un, avant les autres, pour apprendre comment piloter dans, c'était compliqué, beaucoup de navires, beaucoup de pays. On appelait ça un «detachment», un département aérien. Moi, j’étais commandant du département aérien de l’équipage qui remplaçait l’équipage en place. Alors, moi je suis allé tout seul, le 7 de décembre, avant le reste de mon équipage. J’avais déjà deux pilotes en place, puis deux navigateurs pour prendre le relais. J’ai été de Shearwater en Boeing 707. J’étais comme l’officier senior qui embarquait parmi, il y avait des gens de partout. C’était un avion-cargo mais il y avait 24 sièges. Moi, comme l’officier senior, moi j’ai embarqué le dernier, il n'y avait plus de sièges. Alors, en réalité, j’ai eu le meilleur siège, j’avais une grande espace sur le plancher, je pouvais m’élonger, j’ai bien dormi. Nous sommes atterris à Lahr, en Allemagne, on a pris de l'essence, on a mangé, une heure ou deux. Après ça, on a atterri à Chypre, je me souviens on a été là comme deux heures, puis on a été prendre un verre ensemble moi et les gars, que je venais juste de connaître sur l'avion. Après ça on est arrivés à Bahreïn, dans le golfe. J'ai passé la nuit dans un hôtel et le lendemain matin, mon commandant est venu dans un hélicoptère me ramasser pour m'amener à mon navire. J'ai appris comment piloter et tout ça, j'ai appris mon métier là-bas, puis le 1er janvier, le reste de l’équipage, qui comprenait 350 personnes, sont arrivés pour prendre le bateau. La guerre est venue, l’ultimatum est venu le 15 janvier, puis on n’a pas eu la temps de changer l’équipage des deux autres navires. C'est la façon que j'ai arrivé le 7 décembre, l'anniversaire de Pearl Harbour, dans le golfe Persique. C'était vraiment intéressant, parce que je suis parti en hiver, j'ai arrivé là et c'était le plein soleil, 25 degrés, c'était vraiment beau. Il y avait une certaine atmosphère de paix, mais il y avait beaucoup d'équipement militaire partout, c'était pas mal intéressant.
Description

M. Cormier explique comment il s’est rendu du Canada jusqu’au golfe Persique quelques semaines avant la guerre du Golfe.

Charles Cormier

M. Cormier est né à Moncton le 3 avril 1952. À l'âge de 16 ans, il se joint à la milice et entretient l'idée de devenir officier de char blindé, mais une fois enrôlé pour de bon, il préfère devenir pilote. Après avoir obtenu son brevet de pilote, il est envoyé prendre part à la guerre du Golfe, où il devient pilote d'hélicoptère Sea King. Il y reste jusqu'au jour de la Victoire et revient au Canada le 7 avril 1991. Deux mois plus tard, après 24 ans de service, il quitte les forces et devient inspecteur d'aviation civile pour Transport Canada. Aujourd'hui, en plus de dessiner des plans de procédure d'atterrissage pour les aéroports, il sert également le public en tant que conseiller municipal pour la ville de Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
11 mars 2005
Durée :
3:25
Personne interviewée :
Charles Cormier
Guerre ou mission :
Forces armées canadiennes
Emplacement géographique :
gulf Persique
Campagne :
Guerre du Golfe Persique
Branche :
Aviation
Grade militaire :
Lieutenant-colonel
Occupation :
Pilote

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