Body Content

Native de Peterborough en Ontario, Mme Nancy Payne est l'aînée d'une famille de trois sœurs. Son père travaillait pour une entreprise du domaine de la technologie et sa mère était mère au foyer. Elle a fréquenté l'école primaire St. Anne et l'école secondaire St. Peter.

Nancy a travaillé dans le rayon mode d'un grand magasin, et s'est plus tard orientée vers la coiffure. C'est à cette même époque que Nancy a rencontré son mari David, également originaire de Peterborough. Alors en poste en Allemagne, David avait commencé à correspondre avec elle par courrier. Peu de temps après qu'ils se sont finalement retrouvés, ils se sont mariés. Une vie au service des forces armées devait par la suite conduire la famille à plusieurs endroits en Ontario, notamment à London, à Petawawa et à Kingston, puis à l'étranger, en Allemagne.

Le couple a eu deux fils, Chris et Randy qui ont tous les deux servi dans les forces armées Canadiennes. Plus tard, Nancy devient préposée aux bénéficiaires dans un maison de soins à Gananoque, puis est appelée à un poste de direction en tant que directrice des activités, avant de prendre sa retraite après 20 ans.

Nancy et son mari vivent aujourd’hui à Lansdowne, en Ontario. Nancy s’adonnant à la courtepointe, au tricot et à la lecture. Elle aime passer du temps avec ses proches, ses amis et ses quatre petits-enfants et trois arrière-petits-enfants.

Depuis près de 19 ans, Nancy remet un prix sportif spécial en mémoire de son fils Randy à un élève méritant de l'école secondaire que Randy fréquentait à Gananoque. Le « Captain's Award » est remis à un élève qui fait preuve de leadership, d'habiletés sportives et qui obtient de bons résultats scolaires. Randy aimait le hockey et excellait dans ce sport; il était même devenu une vedette locale et le capitaine des Gananoque Islanders. Nancy profite également de ces occasions pour parler de lui. « Je veux simplement que les gens le connaissent... je ne veux pas qu'on l'oublie », conclut-elle.

Pour Nancy, être reconnue comme la Mère nationale de la Croix d'argent pour représenter toutes les mères et familles qui ont perdu un être cher dans l'exercice de ses fonctions demeure un grand honneur. Elle souhaite perpétuer l'esprit de tous les militaires tombés au combat. « N'oublions jamais ce qu'ils ont fait pour nous. Ils ont accompli leur devoir jusqu’au sacrifice ultime, ce que nous ne devons jamais oublier... tout ce que nous avons, nous le leur devons. »

 

Randy Payne

Le Caporal Randy Joseph Payne était au service de la 1re Compagnie de police militaire de la BFC Wainwright, en Alberta. Né le 29 mai 1973 à Lahr en Allemagne, où sa famille était alors en poste, il a vécu ses années d’adolescence à Gananoque en Ontario.

Randy est mort au combat en Afghanistan le 22 avril 2006, alors qu'il servait au sein de l'équipe de « protection rapprochée » affectée à cette mission. Il est mort aux côtés de trois autres soldats lorsque leur véhicule militaire GWagon a heurté une bombe en bordure de route à leur retour vers l'aérodrome de Kandahar depuis une base opérationnelle. Sa mère, Nancy, se souvient avec une vive émotion du moment où, seule à la maison et au milieu de la nuit, elle a appris le décès de son fils, et du choc terrible qui s'en est suivi.

« Je n'arrivais pas à y croire », explique-t-elle. « Je sais que lorsqu'ils s'enrôlent, il existe toujours un tel risque... mais on ne pense jamais que cela puisse arriver à son propre enfant », confie-t-elle.

Dès son jeune âge, Randy rêvait de devenir policier et, en joignant les Forces armées canadiennes en 2003, il a pu finalement concrétiser ce désir. Décrit par sa mère comme un jeune homme en bonne forme physique, intelligent et qui comprenait rapidement les choses, il adorait son travail de policier militaire. « C'était son point fort, il excellait dans tout », de dire sa mère. Il a d'abord suivi une formation de police militaire en Alberta et, selon un bon ami qui a servi avec Randy, il a rapidement maîtrisé son rôle, accomplissant ses tâches de façon compétente et enthousiaste, avec beaucoup de finesse. Il a commencé sa vie militaire en étant affecté à la Police militaire de l’Aviation royale canadienne, puis ensuite à l’Armée canadienne.

« Il prenait plaisir à l’intensité et à l’adrénaline du métier… C’était ce qu’il voulait faire et il y mettait tout son cœur », se rappelle sa mère. Elle décrit son sens du travail et son attitude générale comme étant « juste, ferme et bienveillante ». Elle se souvient aussi très bien du jour, alors qu’elle lui rendait visite à la BFC Wainwright enAlberta où il reçut l'appel lui annonçant qu'il partait pour l'Afghanistan. Il était impatient de partir. Elle n'était pas enthousiaste à cette idée, mais elle a gardé ce sentiment pour elle. Il était tellement content qu'elle était heureuse pour lui.

Son fils avait postulé et été accepté dans l'équipe de protection rapprochée pendant la mission du Canada en Afghanistan en 2005, deux ans seulement après s'être enrôlé au sein des Forces armées canadiennes. Le rôle de l'équipe était d'assurer la sécurité des personnalités importantes arrivant en Afghanistan, telles que les VIP comme l'ancien premier ministre Stephen Harper et l'ancien chef d'état-major de la Défense, le Général (à la retraite) Rick Hillier. Randy y a été déployé en 2006 et faisait partie de la toute première équipe de protection rapprochée à se rendre en Afghanistan. Sur place, il a été affecté au commandant du Commandement régional Sud, le Brigadier général (à la retraite) David Fraser, qui appelait régulièrement l'équipe comme étant sa « posse » (N.D.T. : bande), comme se souviennent ses parents.

Randy aura été le 15e des 158 soldats canadiens à perdre la vie pendant la mission du Canada en Afghanistan. Or, Randy continue d'être honoré de plusieurs façons, notamment par l'inscription de son nom sur le Mémorial des policiers et agents de la paix canadiens à Ottawa, sur un pont à Gananoque, et sur le cénotaphe local de la ville. Son ancienne école secondaire affiche également dans son entrée une plaque et une photo en son honneur. « Songer que son école se souvienne de lui... je trouve admirable qu’on puisse ainsi perpétuer sa mémoire », de dire sa mère.

Randy et son épouse Jody ont deux enfants. Son fils Tristan est aujourd’hui sapeur de combat dans les Forces armées canadiennes, et sa fille Jasmine travaille comme préposée aux bénéficiaires. Randy adorait sa famille, et ceux qui l’ont connu se souviennent de lui comme d’un ami loyal, « au large sourire et au rire spontané ».

Province
Town
Peterborough
Start Year
2025
Body Content
Charlotte Susan Wood

National Memorial Silver Cross Mother Charlotte Susan Wood. (Photo: Library and Archives Canada/PA-148875)

(Photo: Library and Archives Canada/PA-148875)
National Memorial Silver Cross Mother Charlotte Susan Wood. (Photo: Library and Archives Canada/PA-148875)(Photo: Library and Archives Canada/PA-148875)

En 1936, Mme Charlotte Susan Wood, de Winnipeg, au Manitoba, a été la première Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent) lorsqu’elle a déposé une couronne sur la tombe du Soldat inconnu à l’abbaye de Westminster, à Londres, en Angleterre, au nom de toutes les mères canadiennes qui avaient perdu un enfant au service des Forces armées canadiennes.

Le 24 août 1917, son fils, le soldat Frederick Francis Wood, a été tué à Mons, Belgique alors qu’il servait au sein du Duke of Cambridge's Own (Middlesex Regiment).

Le 5 mai 1917, un deuxième fils, le soldat Peter Percy Wood , a été tué à la crête de Vimy alors qu’il servait au sein de la Canadian Infantry (Saskatchewan Regiment).

Le 8 septembre 1911, Mme Wood a émigré de l’Angleterre avec quelques membres de sa famille pour prendre possession de 160 acres dans le cadre du programme de Concessions de terres fédérales au nord-ouest d’Edmonton. Des sept fils et beaux-fils de Mme Wood qui s’étaient enrôlés pour servir au sein de l’armée canadienne ou de l’armée britannique pendant la Première Guerre mondiale, deux ne sont pas revenus.

Elle était active auprès d'associations telles que la Légion royale canadienne, l'Association canadienne des anciens combattants des forces impériales, Comrades of the World, l'Association des veuves de guerre et le Old Contemptibles Club à Winnipeg au Manitoba.

Elle a reçu la Médaille du jubilé du roi George V en 1935. Pendant un pèlerinage pour assister au dévoilement du Monument commémoratif du Canada à Vimy en juillet 1936, Mme Wood a été présentée au roi Édouard VIII. Saisissant l’occasion, elle lui a dit : « Je viens de voir les tranchées, et je ne comprends tout simplement pas pourquoi nos garçons ont dû subir ça. »

Il a répondu : « Plaise à Dieu, Madame Wood, cela n’arrivera plus jamais. »

La célèbre mère canadienne est décédée trois ans plus tard, quelques semaines seulement après le début d’une autre guerre mondiale. Elle a été inhumée dans une tombe sans inscription dans le cimetière Brookside de Winnipeg. Une nouvelle pierre tombale a été érigée plus de 60 ans plus tard.

Province
Town
Winnipeg
Start Year
1936
Body Content
Catherine Lewis

National Memorial (Silver) Cross Mother Catherine Lewis. (Photo courtesy of Mrs. Lewis’ family)

National Memorial (Silver) Cross Mother Catherine Lewis. (Photo courtesy of Mrs. Lewis’ family)
Catherine Lewis

At the National War Memorial unveiling ceremony, National Memorial (Silver) Cross Mother Catherine Lewis, is lost in the memories of her two sons who were killed in the war. (Photo: Library and Archives Canada PA-211007)

At the National War Memorial unveiling ceremony, National Memorial (Silver) Cross Mother Catherine Lewis, is lost in the memories of her two sons who were killed in the war. (Photo: Library and Archives Canada PA-211007)

Mme Catherine Lewis a été la Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent) de 1937 à 1941. Pendant cinq ans, elle a représenté toutes les mères ayant perdu un fils en service militaire pour le Canada. Aux cérémonies nationales du jour du Souvenir lors de ces années, elle a déposé une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada en leur nom.

Le 27 novembre 1915, son fils, Henry Bartle Lewis, fut tué alors qu’il servait dans l’infanterie canadienne (Eastern Ontario Regiment) en Belgique.

Le 18 novembre 1916, un second fils, le soldat Charles Walter Lewis, fut tué alors qu’il servait dans l’infanterie canadienne (Eastern Ontario Regiment) en France.

Lorsque le secrétaire d’État a écrit à Mme Lewis pour lui demander de représenter les mères lors du dévoilement, elle a répondu qu’elle préférait décliner l’offre. Plus tard, le premier ministre lui a envoyé un message lui disant qu’il ne demanderait à personne d’autre de le faire, et qu’elle ne pouvait donc pas refuser son offre. Quatre de ses fils ont servi durant la Première Guerre mondiale. Jack était dans l’artillerie et Stephen a travaillé au service des muletiers de Montréal. Ils sont tous partis outre-mer dans le premier contingent.

Mme Lewis est née à Dublin, en Irlande, et elle est venue s’établir au Canada en 1853 à l’âge de 18 ans. Elle est décédée à l’âge de 91 ans.

Province
Town
Ottawa
Start Year
1937
End Year
1941