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Josée Simard.

National Memorial Silver Cross Mother Josée Simard. (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)
National Memorial Silver Cross Mother Josée Simard. (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

Mme Josée Simard a grandi dans Les Méchins, Québec. Au fil des ans, elle a longuement travaillé dans des rôles de relations publiques auprès de diverses organisations, dont le Regroupement des Femmes de la région de Matane, qui vient en aide aux familles dans le besoin. 

À titre de Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent), Mme Simard été appelée, le 11 novembre 2021, au nom de toutes les mères canadiennes qui ont perdu un fils ou une fille lors d’opérations militaires ou dans l’exercice de leurs fonctions normales, à déposer une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada. Elle verra aussi au cours de l’année à s’acquitter de d’autres fonctions rendant hommage à ceux et celles tombés au champ d’honneur de tous les conflits.  

Elle a perdu sa fille, le caporal Karine Blais, le 13 avril 2009 lorsque le véhicule blindé dans lequel elle se trouvait a percuté une bombe en bordure de route près de Kandahar, en Afghanistan.

Province
Town
Les Mechins
Start Year
2021
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Candy Greff

2022 National Memorial Silver Cross Mother – Candy Greff (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
2022 National Memorial Silver Cross Mother – Candy Greff (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Mme Candy Greff réside à Lacombe, en Alberta, depuis de nombreuses années. Elle est née à Regina, en Saskatchewan, et a grandi principalement dans la ville de Radville, où elle a fait la connaissance de son mari, Greg. Infirmière auxiliaire autorisée pendant 33 ans, elle a obtenu sa certification à Saskatoon (Sask.) et a été immergée dans une profession où l’altruisme et la sociabilité sont des vertus. Candy et son mari Greg ont trois enfants : Byron, Chelsey et Dustin. Ils sont également les heureux grands-parents de huit petits-enfants.  

À titre de Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent), Mme Greff été appelée, le 11 novembre 2022, au nom de toutes les mères canadiennes qui ont perdu un fils ou une fille lors d’opérations militaires ou dans l’exercice de leurs fonctions normales, à déposer une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada. Elle verra aussi au cours de l’année à s’acquitter de d’autres fonctions rendant hommage à ceux et celles tombés au champ d’honneur de tous les conflits.  

Elle a perdu son fils le caporal-chef Byron Greff, le 29 octobre 2011, se trouvait à bord d’un autobus blindé de l’OTAN lorsqu’un kamikaze a fait détoner une voiture remplie d’explosifs qui a touché l’autobus. Il a été le premier soldat canadien à mourir au cours de cette mission d’entraînement particulière, et le dernier soldat canadien à perdre la vie en Afghanistan. 

Province
Town
Lacombe
Start Year
2022
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Gloria Hooper

2023 National Memorial (Silver) Cross Mother – Gloria Hooper (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
2023 National Memorial (Silver) Cross Mother – Gloria Hooper (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Mme Gloria Hooper, résidente du petit village franco-manitobain de Saint-Claude, est née et a grandi sur la ferme familiale de Shell Valley. L'aînée d'une famille de quatre enfants, Gloria se souvient d'une enfance bien remplie. Après avoir fait ses premières années d'études dans les villes voisines d'Inglis et de Russell, Gloria commence à travailler comme opératrice téléphonique à Dauphin (Man.), chez ce qui à l'époque était Manitoba Telecom Services. Elle développe par la suite un intérêt pour les soins infirmiers et poursuit une formation au Collège communautaire Keewatin, où, après y avoir obtenu son diplôme, elle est appelée à travailler à l'hôpital général local St. Anthony. Mariée à Clinton Hooper, ils s'installent à Holland (Man.), où ils achètent un restaurant et un hôtel. L'établissement les tenant fort occupés, Gloria doit faire une pause sur sa carrière médicale. Plus tard, ils vendent leur commerce et Gloria reprend alors ses activités d'infirmière. Mais suite à une blessure au dos, elle prend sa retraite; plus tard, elle apporte son aide dans un foyer d’accueil pour adultes handicapés et à l’occasion fait également la cuisine pour des personnes âgées. Pendant ses temps libres, Gloria se consacrait à des activités artisanales. Gloria a élevé deux enfants, soit son fils Christopher (Chris) et sa plus jeune sœur Ashley.

Elle a perdu son fils le soldat Chris Holopff, le 4 juillet 1996, lors de sa participation à une mission dans le cadre de l'opération Alliance. Lui et ses camarades ont été victimes d'un accident de véhicule alors qu'ils étaient en route pour aider à sauver un groupe de soldats britanniques piégés dans un champ de mines. Le véhicule blindé canadien a quitté la route pour éviter un accident, mais il a dévalé un ravin et s'est renversé, tuant Chris. Chris aura été le premier Canadien à donner sa vie en Bosnie dans le cadre de cette mission.

Province
Town
St. Claude
Start Year
2023
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Maureen Anderson

2024 National Memorial (Silver) Cross Mother – Maureen Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
2024 National Memorial (Silver) Cross Mother – Maureen Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Maureen Anderson a grandi à Derby, au Nouveau-Brunswick, et vit actuellement à Oromocto. La vie de Maureen a commencé en Angleterre où elle est née et elle n’était encore qu’une enfant lorsque ses parents ont déménagé au Canada en 1947. Sa mère était une épouse de guerre qui a rencontré son père canadien alors que ce dernier servait en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. L’aînée d’une famille de sept enfants, Maureen s’est occupée de ses frères et sœurs dès son plus jeune âge. Elle avait toujours voulu devenir infirmière et a fréquenté ce qui était alors le Moncton Technical Institute, où elle a obtenu son diplôme d’assistante en soins infirmiers autorisée, aujourd’hui l’équivalent d’une infirmière auxiliaire autorisée.

Ceci l’amena à travailler au Centre médical de la Défense nationale et à demeurer dans l’ancienne base des Forces armées canadiennes de Rockcliffe. L’un de ses patients, Peter Anderson, allait plus tard devenir son mari (aujourd’hui décédé). Ce dernier, un vétéran de l’armée, est ensuite devenu sergent-major et a pris sa retraite en tant qu’adjudant-maître. Au moment de leur mariage, Maureen raconte qu’elle a dû quitter son emploi au sein de l’ARC en raison des règles de travail alors en vigueur à l’époque. Maureen et son mari ont élevé deux enfants : Ron et son jeune frère Ryan. Les deux garçons ont suivi les traces de leur père et se sont enrôlés dans l’armée dès qu’ils ont pu, avant même d’avoir terminé leurs études secondaires.

À titre de Mère nationale de la Croix du Souvenir (Croix d’argent), Mme Anderson été appelée, le 11 novembre 2024, au nom de toutes les mères canadiennes qui ont perdu un fils ou une fille lors d’opérations militaires ou dans l’exercice de leurs fonctions normales, à déposer une couronne au pied du Monument commémoratif de guerre du Canada. Elle verra aussi au cours de l’année à s’acquitter de d’autres fonctions rendant hommage à ceux et celles tombés au champ d’honneur de tous les conflits.  

Elle a perdu son fils, le sergent Ron Anderson, en raison d’une accumulation d’expériences tragiques à l’étranger qui ont conduit à son suicide en 2014. Au retour de sa deuxième mission en Afghanistan, il n’était plus lui-même. Il voulait être seul et a été diagnostiqué avec un trouble de stress post-traumatique. La santé mentale de son fils Ryan s’est également détériorée plus rapidement après sa mission en Afghanistan. Lui aussi a été diagnostiqué avec un trouble de stress post-traumatique et sa santé a pris un autre coup assez rapidement après le décès de son frère, et il est devenu de plus en plus isolé. Il est décédé en 2017.

Sgt. Ron Anderson

Sgt. Ron Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
Sgt. Ron Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Ryan Anderson

Le sergent Ron Anderson était membre du Royal Canadian Regiment (RCR). Il a servi à Petawawa, en Croatie, en Bosnie, et au Kosovo, et participé à deux missions en Afghanistan.

Né le 27 mai 1974 à Lahr, en Allemagne, là où ses parents vivaient à l'époque, Ron a compris très tôt ce qu'il voulait faire. Enfant très actif et plein d’énergie, l'un des signes précurseurs de son désir ultérieur de s'enrôler était le passe-temps favori qu'il partageait avec son jeune frère Ryan. « Quand ils étaient enfants, ils jouaient à des jeux de guerre », se souvient sa mère. Ron a donc commencé avec les cadets, puis s'est engagé dans la milice en Nouvelle-Écosse, avant de poursuivre sa formation à Gagetown (N.B.) et de devenir membre de l'Armée canadienne.

Selon Maureen, ses fils parlaient rarement de leur rôle et de leurs actions dans les forces armées, y compris leur service à l'étranger; or, ils ont clairement été affectés par leurs expériences. Elle pense qu'une accumulation d'événements tragiques à l'étranger aura conduit Ron à mettre fin à ses jours en 2014. À son retour de sa deuxième mission en Afghanistan, Ron avait changé. Il voulait être seul. On lui avait alors diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

Maureen se souvient notamment d’un fait marquant, soit que Ron avait reçu une citation pour avoir sauvé la vie d'un petit garçon blessé en Afghanistan, et ce, dans des conditions particulièrement périlleuses. « Il a prodigué les premiers soins, et je devine qu'il était entouré d'Afghans avec toutes ces armes pointées sur lui », raconte-t-elle. Ses actions face au danger ce jour-là ne l'ont pas surprise. « C'était bien lui, dit-elle, c'était un dur, un dur à cuire. Cela ne l'aurait pas dérangé. »

Mais Ron n'avait jamais révélé à ses parents qu'il avait reçu cette citation, et ce n'est qu'après son décès qu'elle l'a apprise. « Il était très fier, il ne voulait pas de mise en scène, ni de publicité », dit-elle. Elle et son défunt mari ont reçu plus tard le certificat qui accompagnait sa citation et l'ont accroché avec fierté dans leur maison.

Ron avait quatre enfants. Son fils Bryce sert présentement au sein des Forces armées canadiennes.

Sgt. Ryan Anderson

Sgt. Ryan Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)

(Photo: Royal Canadian Legion)
Sgt. Ryan Anderson (Photo: Royal Canadian Legion www.Legion.ca)(Photo: Royal Canadian Legion)

Ryan Anderson

Le sergent Ryan Anderson était membre du Royal Canadian Regiment (RCR). Il a servi à Gagetown et à Yellowknife, ainsi qu'en Bosnie, en Éthiopie, en Haïti, et aussi en Afghanistan aux côtés de son frère aîné Ron.

Né le 19 février 1979 à Oromocto (N.-B.), Ryan était presqu'aussi actif que son frère Ron et s'adonnait aux arts martiaux. Il a pratiqué le taekwondo et le karaté, et il s'en tirait très bien de se rappeler sa mère Maureen.

Il a également compris très tôt ce qu'il voulait faire. Dès qu'il a pu, Ryan s'est joint à la milice en Nouvelle-Écosse, puis il s'est entraîné à Gagetown (N.­B.) où il est devenu membre de l'Armée canadienne.

Maureen décrit les changements de personnalité de ses deux fils à leur retour d'Afghanistan. Ils n'étaient plus aussi enjoués, drôles ou heureux que par le passé. Ils étaient plutôt « calmes » et elle a tôt fait de remarquer que la santé mentale de Ryan se détériorait plus rapidement, son état affectant également d'autres aspects de sa vie. Chez lui aussi un syndrome de stress post-traumatique (SSPT) lui avait été diagnostiqué.

Maureen se souvient bien des effets du SSPT et du fait que Ryan, qui vivait dans le même immeuble, l'appelait parfois pour qu’elle lui rende visite au milieu de la nuit… ce qu’elle ne pouvait jamais lui refuser.

« Je me sortais alors de mon lit, allais à son appartement et nous prenions des cafés; je m'asseyais avec lui et je l'écoutais ». Parfois, ils regardaient tout simplement des vidéos clips musicaux. « Parfois il pleurait, et je lui demandais ce qui n'allait pas, ce à quoi il me répondait ‘je ne sais pas’. Je ne regrette pas de l'avoir fait… heureusement que je l'ai fait! », confie-t-elle.

Maureen évoque comment la santé de Ryan s'est à nouveau rapidement dégradée après le décès de son frère, et qu'il s'isolait davantage. Il est malheureusement décédé en 2017. Ryan et son frère recevaient tous deux avant leur décès une aide pour lutter contre le SSPT.

Au moment de son décès, Ryan laissait derrière lui deux enfants.

Town
Oromocto
Start Year
2024