Carpiquet

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Description

M. Monnin nous raconte une mission réussie dans la ville de Carpiquet, en France.

Alfred Monnin

M. Monnin a grandi à Winnipeg au Manitoba. En 1939 lorsque la guerre est déclarée, il est exempté parce qu’il est aux études à l’université. Il s’engage dans l’armée en mai 1942. Il débute son entraînement de sous-officier à Saint-Jérôme. Il est ensuite parti pour Brockville en Ontario pendant deux mois pour obtenir sa commission de lieutenant. En Europe, il débarque à Liverpool pour se préparer au combat en France, Belgique et Hollande. Il était officier de liaison pour le Royal Regiment of Canada. M. Monnin a participé à des batailles dans le nord de la France, la Belgique, la Hollande et jusqu’en Allemagne où il est resté quelques semaines une fois la guerre terminée. Au retour de la guerre, il a fait ses études en droit. Il a été avocat et juge.

Transcription

CarpiquetCarpiquet, ah, ça c’était pas joli. C’était la troisième division, alors, à ce moment là, c’était pas la deuxième division, c’est la troisième division d’infanterie. Carpiquet c’est un aérogare à peu près à dix, douze kilomètres de, de Caen. C’est l’aérogare pour la ville de Caen. Ça existe encore comme aérogare. Et les Allemands nous ont donné du fil à retordre, énormément de fil à retordre et on a été là, je pense, à peu près quarante-huit heures, jusqu’à ce que, finalement, on gagne la bataille et on déloge les Allemands. On a eu pas mal de pertes, les Allemands ont perdu beaucoup de gens, mais nous aussi on a eu pas mal de pertes puis beaucoup de blessés. Le, le North Shore était là, la quatrième, non c’est pas la quatrième, c’est la septième brigade, dont fait partie le Winnipeg Riffles, le régiment d’ici, des régiments d’ici, le Royal Winnipeg Riffles a combattu là, et puis ils ont eu beaucoup de pertes eux autres aussi.Qu’est-ce qui causait autant de pertes? L’artillerie allemande, les chars d’assaut, parce qu’ils avaient des chars d’assaut, ils ont de très, les Allemands avaient de très bons chars d’assaut. Les chars d’assaut, l’artillerie allemande, puis les, ah, j’oublie le nom de ces maudits affaires-là… C’est huit, huit ou dix mortiers installés sur une, sur un char, une voiture, puis qui bombardent, qui partent en même temps. Il y a un nom pour ce, cet instrument-là. C’était un instrument de terreur. Il faisait du bruit, un peu comme les, les V-1, si vous voulez. C’était fait pour nous faire peur, puis ça nous faisait peur parce que c’était une puissance de fragmentation énorme. Alors, on ne les aimait pas du tout. C’est ce qui nous faisait le plus mal puis le plus peur. Puis ils faisaient des gros cratères, aussi, là où ils tombaient, ça faisait des gros, gros, gros cratères.

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