« C’est fini. »

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Description

M. Leblanc nous raconte le jour de la capitulation inconditionnelle des Allemands.

Léonard Leblanc

Seul volontaire de sa nombreuse fratrie, monsieur Leblanc arrive en France comme renfort du Régiment de la Chaudière à l’été 1944. De là, il termine la campagne de Normandie et participe à de nombreuses batailles (dont l’Escaut) tout en traversant à pied la Belgique et les Pays-Bas. C’est justement aux Pays-Bas que lui et les survivants de sa compagnie sont faits prisonniers, à la suite d’un combat à découvert. Il est incarcéré neuf jours en Belgique avant d’être libéré par les Alliés. Il reprend ensuite le combat et termine la campagne des Pays-Bas. Il se trouve en Allemagne à la capitulation inconditionnelle des Allemands. Il demeure cependant six mois de plus en Europe avec les forces d’occupation avant de revenir au pays. À son retour il quitte l’armée et se marie, mais décide de s’enrôler de nouveau plusieurs années plus tard. Il participe alors à la contribution des Forces Canadienne aux efforts de l’OTAN en Europe (Allemagne).

Transcription

La plus grande joie que je peux avoir ressenti, c’est quand la guerre a fini.On était dans le… rendu dans le nord de l’Allemagne. On devait partir pour attaquer le port de Emden, et puis on devait partir à six heures… pour…Pis là à six heures, on n’est pas parti. Fait qu’on attendait. Rendu à sept heures, on était encore là. Rien qui se passe.À huit heures, on prend un message sur le radio, tout ça : toutes les armées du nord de l’Allemagne, partout, s’avaient rendues sans condition.Imaginez-vous quelle joie…« C’est fini. »Interviewer : On doit se sentir tellement léger tout d’un coup.Ah oui ! J’me rappelle, j’étais, j’avais la justement la Bren dans ce temps-là. Et puis j’étais sur un p’tit pont, pis j’ai tiré trrrrrrrrrttt. J’l’ai tout de suite vidé dans l’eau. « La guerre est finie ! »

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