De Lachine à Saint-Eugène

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Description

Tir à la carabine, parades, spectacle pour Buzz Buerling, tarmacadam, école préparatoire d'aviation; M. Lord nous énumère chaque étape du chemin qui l'a mené de son anticipation à sa première crainte.

André Lord

M. Lord est né à Richmond (Québec) le 14 septembre 1924. C'est là qu'il a grandi et étudié jusqu'à ce qu'il s'enrôle le jour de ses 18 ans en 1942. Il avait voulu s'enrôler avant, mais son âge l'en avait empêché. Il fit son instruction militaire de base à Lachine. On l'envoya ensuite au Tarmac Duty de Trenton puis à l'école préparatoire d'aviation numéro 1 de Toronto (Ontario). Il pilote son premier avion (un Fleet Finch) à Saint-Eugène (Ontario). Il reçoit son brevet de pilote (wings) à Moncton et devient immédiatement sous-lieutenant d'aviation. On l'entraîne ensuite sur des avions Hurricanes à Bagotville (Québec) avant de l'envoyer se préparer au vol à basse altitude à Greenwood (Nouvelle-Écosse) et à Borden (Ontario). C'est en formation à Greenwood qu'il s'écrasera pour la première fois. Il est envoyé outre-mer en avril 1944 à l'escadrille 438 de l'escadre canadienne de Typhoons sur le continent européen à Eindhoven (Hollande). Il a été en service de guerre pendant 7 mois avant de revenir au pays. De retour, il étudie un certain temps en ingénierie aéronautique à l'Université de Montréal avant de s'arrêter par manque de discipline. Il ouvre une bijouterie à Rouyn mais le projet échoue à cause de conditions économiques rendues difficiles par une grève de la mine Noranda. Il retourna ensuite à l'escadrille 438 en tant que pilote de fin de semaine.

Transcription

Tous ceux qui attendaient pour aller à I.T.S., Initial Training School, à Lachine, après les tâches là de se faire habiller en uniforme puis tout ça, ils nous recrutaient dans ce qu'ils appelaient le precision squad. On en a fait des parades sur la rue Sherbrooke et puis tout ce qu'on faisait durant la semaine, c'est pratiquer avec le rifle; puis, on était bons, par exemple, ah, bon Dieu! Et puis, je me souviens d'une cérémonie quand Buzz Buerling à Verdun - il y a eu une soirée à l'aréna de Verdun - puis on a fait notre petit show. Et puis après ça, c'est ça, oui, après ça, on est allés à Trenton Tarmack Duty. Là, on était heureux, là : on touchait à des avions, on les poussait. Il y avait pas de tracteurs dans ce temps-là, on les poussait nous autres mêmes. Il y avait un gros, ah Moses, un Lockheed... ah... Hudson. Lui, il était gros à pousser, ça prenait toute la gang pour le sortir du hangar. Et puis, il y avait des Harvard, des Cesna Crane, puis j'ai eu mon premier vol dans un Cesna Crane et finalement, on est allés, je suis allé à Number One I.T.S., Toronto. À la fin de ce cours-là qui durait, huit semaines, je pense, qui était... on décidait sur notre sort : si on était pour être pilote ou navigateur. Et puis moi, heureusement, j'étais pilote. Alors, à la suite de ce cours-là, on m'a envoyé à Saint-Eugène, Ontario, sur les Fleet Finch qui était un avion à deux ailes. Je me souviens de l'instructeur, un sergent Davidson, un sacré bon gars; on s'est bien entendus ensemble. Alors, je me suis fait quelque chose comme 75 heures là. Je me souviens juste d'une anecdote lors du vol de nuit. J'ai dit : « Monsieur, qu'est-ce qu'on fait si le moteur arrête?  » Il dit : Pose pas de question stupide. » Il m'avait dit ça en riant, remarquez bien : « Don't ask a stupid question, Andy. - But I want to know, Sir. » Ça ne me satisfaisait pas, j'avais pensé que je sauterais en bas, puis il pourrait y penser tant qu'il voudra, lui ; j'avais décidé que je sauterais en parachute

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