Le ciel et les bombes

Attention!

Cette vidéo contient des scènes au contenu graphique qui pourraient choquer, et est réservée à un auditoire averti.

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Description

Que ce soit au matin du jour J ou lors de raids aériens allemands, M. Gallant nous décrit le ciel de l’Angleterre.

Louis Gallant

Originaire de l’Île-du-Prince-Édouard, une fois enrôlé, M. Gallant fait sa formation de base, ainsi que celle de sapeur, en Nouvelle-Écosse. Sa formation de base est particulièrement difficile puisqu’il est plus léger que les fardeaux qu’il doit porter lors des marches forcées, mais il s’en tire bien. Lors de sa formation de sapeur, il devient électricien. Une fois outre mer, il voit plusieurs de ses camarades partir pour le front, mais on le garde en Angleterre. Il y accomplit diverses tâches à titre d’électricien, à plusieurs endroits et au sein de deux régiment; le 46th Light Anti Aircraft et les 6 Works Engineers RCE. Entre autre, il a la tâche de câbler les scènes et les systèmes de son lors des spectacles destinés aux soldats. Il connaît l’Angleterre sous les bombes, lors des raids allemands, mais s’en sort indemne et revient au pays après environ un an et demi en Europe.

Transcription

J’ai landé… j’ai arrivé à l’Angleterre D-Day ! Et pis… ça j’m’en souviens… au fir…, au fir…, su’l ciel là, y’avait peut-être un mille avions… pleines… qu’y’allaient comme ça, pis un autre qui s’en venait par icitte. C’est… le, le firmament était plein ! Plein de planes ! Mais c’était D-Day hein ! Ceux-là qui allions bomber pis ceux qui s’en revenions. Ça, ça j’m’en souviens de ça.Ben là, j’étais là dans le temps de blitz, hein. T’sais, ils bombions l’Angleterre, hein. J’veux dire les minis, les moaning minis là. Ça c’était une… ça passait… y’avait une rage, hein. Ça faisait un bruit. Pis des fois, ça arrêtait, ça déboulait. Pis d’autres, ça coastait, hein. Mais tu savais pas quand qu’étaient… icitte et là. On l’avait… quand ça sonnait là, on y’allait les shelters, hein.À la fin, on prenait pas la peine. Des fois ça sonnait. « Oh so… » On prenait pas la peine d’entrer. Habitué, on était, hein. Habitué à ça. Ben j’ai été… plusieurs des fois que j’ai été à des tavernes, des pubs qu’on nommait là, hein, le soir. Pis là j’allais coucher dans un air raid shelter, le lendemain, le pub était fini, y’était gone, y’a été blowé dans la nuit ! Ben j’étais pas là-dedans, hein.T’sais c’était… mais on était accoutumé à ça, t’sais. Ça nous bâdrait… ça nous achalait pas trop.

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