Galerie d'art en ligne Sur le vif : La guerre de corée
Ceci est une collection de peintures de la guerre de Corée par le peintre canadien Ted Zuber.
Le golfe de Corée, à l’aube de Ted Zuber
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La puissance navale fut valorisée tout au long de la guerre de Corée. L’entrée en guerre amena trois navires contre-torpilleurs royaux canadiens à être déployés dans les eaux au large de la Corée; parmi eux, on compte le NCSM Cayuga, le NCSM Athabaskan et le NCSM Sioux. Les navires effectuèrent diverses tâches durant le reste du conflit. L’une de leurs fonctions les plus intéressantes consistait à faire partie du « Trainbusters Club ». Comme le terrain montagneux de la Corée obligeait souvent à faire passer les voies ferrées le long de la côte, nos navires de guerre en patrouille au large en profitaient pour cibler les trains et les voies ferrées. Les dommages causés compliquaient le transport de l’approvisionnement ennemi. Dans son tableau, Ted Zuber peignit un navire faisant feu sur les trains ennemis. Il s’agissait d’une tâche difficile et dangereuse. Le 2 octobre 1952, le NCSM Iroquois échangeait des tirs avec l’ennemi sur la côte lorsqu’il fut frappé de plein fouet. Dans l’explosion, trois marins canadiens sont morts et dix autres furent blessés. Il s’agit des seules pertes de notre Marine au combat pendant la guerre de Corée.
Musée canadien de la guerre no 19890328-013 Collection Beaverbrook d’art militaire
L’œuvre Figés de Ted Zuber
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Le tableau intitulé Figés représente le pire cauchemar d’un soldat, c’est-à-dire, celui de se retrouver à découvert lorsque des obus éclatent dans le ciel et illuminent le champ de bataille sans qu’il n’y ait d’endroit où se cacher. Le groupe de Canadiens que l’on voit devait demeurer totalement immobile et silencieux et prier pour ne pas entendre de tirs qui auraient pu décimer toute l’unité. Il s’agit d’un tableau envoûtant qui nous permet de vraiment saisir le désespoir que durent ressentir ces soldats là-bas, lors de batailles nocturnes dans le froid. Ce superbe tableau fut choisi pour être affiché sur des banderoles dans notre capitale nationale cette année à l’occasion du 65e anniversaire de l’armistice de la guerre de Corée.
Musée canadien de la guerre, no 19890328-012 Collection Beaverbrook d’art militaire
L’œuvre Maintenir la position, Kapyong de Ted Zuber.
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Maintenir la position, Kapyong est l’un des tableaux de guerre les plus célèbres de Ted Zuber. Il représente le ravitaillement aérien du 2e Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry, le matin suivant la bataille de Kapyong le 25 avril 1951. Le tableau dépeint un moment décisif de la guerre de Corée : si l’opération de largage de ravitaillements avait échoué, la situation du régiment aurait pu devenir désastreuse. Après avoir combattu toute la nuit, les soldats étaient fatigués, et presque à court de munitions, de nourriture et de fournitures médicales. Ils se seraient retrouvés dans une position vulnérable si les Chinois avaient décidé d’attaquer une nouvelle fois. L’opération fut un succès et c’est à cet instant précis qu’ils comprirent qu’ils n'allaient pas mourir à Kapyong. Il s’agit d’un moment déterminant de la célèbre bataille qu’a livrée le Canada en Corée.
Musée canadien de la guerre, no 19900084-001 Collection Beaverbrook d’art militaire
L’œuvre Ça pleut de Ted Zuber
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Le tableau Ça pleut, du peintre Edward Zuber, illustre les soldats canadiens au combat sur la cote 355 au mois d’octobre 1952.
Ce tableau montre des soldats de la compagnie B du Royal Canadian Regiment répondant à des tirs d’artillerie provenant de communistes sur leur partie de la ligne le 23 octobre 1952. Ce bombardement, qui dura 45 minutes, fut l’un des plus lourds subis par les Canadiens en Corée.
Musée canadien de la guerre, no 19890328-008 Collection Beaverbrook d’art militaire
L’œuvre La contre-pente de Ted Zuber
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Pendant la guerre de Corée, les soldats passaient toutes leurs nuits dans les tranchées, du crépuscule à l’aube. Pendant la journée, ils passaient leur temps sur la contrepente, hors de la vue de l’ennemi. Sur ce tableau, les soldats profitent d’un moment de détente sur une contrepente. Ils prennent le temps de se raser, de lire une lettre venue du pays, et de faire une sieste.
Musée canadien de la guerre, no 19890328-011 Collection Beaverbrook d’art militaire
L’œuvre Petite fête d’acceuil de Ted Zuber
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Au cours de la guerre de Corée, on surnommait « le crochet » l’un des lieux sur la ligne de front où nos soldats combattaient. Cette image montre le point de vue des tranchées canadiennes s’y trouvant. La Corée est une terre inhospitalière comportant de nombreuses étendues de hautes collines et de vallées profondes. Le « crochet » désignait un bout de terrain surélevé dominant une vallée fluviale. Les soldats canadiens y passèrent beaucoup de temps à renforcer leur défense et à repousser les attaques afin de veiller à ce que l’ennemi ne mette pas la main sur cette position.
Dans le tableau, on aperçoit une colline au loin, au-dessus de la tête du soldat du milieu. Les tranchées chinoises se trouvaient à la droite de la colline, à une distance de seulement 200 ou 300 mètres. On y voit aussi deux soldats s’approchant de leur nouveau sergent de peloton, lequel attend leur arrivée, debout à l’extérieur d’un bunker. À gauche, on peut distinguer deux soldats morts et gelés dans les barbelés, la scène d’où laquelle le titre de l’œuvre est tiré.
Musée canadien de la guerre, no 19890328-004 Collection Beaverbrook d’art militaire