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Le Canada se souvient
Numéro spécial de la Semaine des vétérans

Du 5 au 11 novembre 2022 - Page 4

Une quête commémorative sous-marine

Jean-Marc Perreault et ses élèves sur La Petite Calypso.
Photo : facebook.com/petitecalypso

Le 31 mars 1951, deux pilotes de l’Aviation royale du Canada effectuaient une mission d’entraînement près de Sorel-Tracy, au Québec. Ces aviateurs chevronnés, le capitaine d’aviation Robert Leaper et le commandant d’aviation Guy Hackett, se sont retrouvés à piloter leurs avions de combat à réaction de Havilland Vampire dans un épais brouillard. Quelque chose a mal tourné et leurs avions ont percuté à grande vitesse les eaux glacées du fleuve Saint-Laurent. Éventuellement, les restes de Robert Leaper ont été récupérés. Le corps de Guy Hackett, par contre, n’a jamais été retrouvé.

Faisons un bond jusqu’en 2021, alors que Jean-Marc Perreault, un professeur de sciences au secondaire passionné par son métier, entend parler de cette histoire. Membre de la Garde côtière auxiliaire canadienne et grand fervent de plongée, il est intrigué et parvient à former un groupe d’élèves intéressés pour lancer de nouvelles recherches, en utilisant une technologie moderne. À bord de son bateau baptisé La Petite Calypso, le capitaine Perreault et ses élèves se sont lancés dans une quête pour retrouver l’avion disparu. L’équipe s’est armée de patience et a passé au peigne fin des images du fond du fleuve, obtenues par sonar et caméras submersibles, à la recherche d’indices sous les vagues.

Leur quête commémorative n’a pas encore permis de retrouver l’avion disparu, mais d’autres recherches avec des outils plus puissants sont prévues. Cet équipage dévoué poursuivra sa quête, dans l’espoir de fermer le livre de bord d’un vol qui a commencé il y a plus de sept décennies.

Une jeune vie perdue, mais pas oubliée

Le soldat Robert Batey en uniforme pendant la Première Guerre mondiale.
Photo fournie

Pouvez-vous imaginer quitter la maison à seulement 14 ans pour naviguer outre-mer et faire la guerre dans un pays étranger? C’est pourtant ce qu’a fait Robert Batey, de Sarnia, en Ontario.

Le soldat Batey était l’un des quelque 20 000 Canadiens d’âge mineur qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Bien que les recrues étaient généralement censées avoir au moins 18 ans pour s’engager, de nombreux adolescents ont menti sur leur âge. Outre le désir de servir « Pour mon roi et ma patrie », les raisons de leur engagement étaient variées : beaucoup recherchaient l’aventure, d’autres voulaient un emploi rémunérateur et certains étaient impatients de quitter une vie familiale difficile. Comme les certificats de naissance n’étaient pas toujours disponibles à l’époque, il était plus facile de contourner les exigences en matière d’âge. En raison du grand besoin de soldats pour combattre, beaucoup de ces recrues d’âge mineur étaient acceptées, à condition de satisfaire aux critères de taille et de poids.

Comme beaucoup de ces jeunes gens, Robert Batey a combattu outre-mer sur le front occidental. Malheureusement, il a été porté disparu pendant la bataille de la Somme en septembre 1916, trois mois seulement après son 15e anniversaire. Bien que son lieu de repos final soit inconnu, son nom figure parmi les quelque 11 000 gravés sur les murs de pierre du Mémorial national du Canada à Vimy, en France. Ces noms rappellent de façon durable les sacrifices consentis par tant de braves Canadiens, y compris un jeune adolescent de Sarnia au destin déchirant.

Le saviez-vous?

Avez-vous un ancêtre qui figure sur le Mémorial national du Canada à Vimy? Trouvez une image numérique de son nom inscrit tout en en apprenant davantage sur cet important monument commémoratif de guerre en effectuant une recherche à l’aide des mots « Vivez Vimy» dans votre navigateur internet.

Un t-shirt très spécial

Colin Wilmot (à gauche) et son ami Matthew Heneghan.
Photo courtoisie de Matthew Heneghan

En décembre 2021, Matthew Heneghan, de la Colombie-Britannique, a reçu par la poste un colis auquel il ne s’attendait pas. Pour quelqu’un d’autre, le vieux chandail des Oilers d’Edmonton à l’intérieur du paquet aurait peut-être pu être remis à une friperie, mais pour Heneghan, il était inestimable.

Le t-shirt, encore couvert de poussière du désert, avait déjà appartenu à Colin Wilmot, une personne très importante pour lui. Les deux jeunes membres des Forces armées canadiennes s’étaient rapidement liés d’amitié en 2007, lors d’un entraînement militaire à Edmonton, en vue d’un déploiement en Afghanistan. Le caporal Heneghan devait se rendre dans ce pays en guerre pour servir en tant que technicien médical. En raison de problèmes de santé, il n’a finalement pas pu y aller. Son camarade, le soldat Wilmot, a pris sa place. En juillet 2008, le caporal Heneghan a reçu la nouvelle que personne ne souhaite entendre. Son copain avait été tué lors de l’explosion d’un engin explosif improvisé en Afghanistan.

Phil Hunter, le technicien médical qui a remplacé Colin Wilmot en Afghanistan, a trouvé le t-shirt des Oilers que Colin aimait tant, accroché au mur de son dortoir. Phil l’a gardé pendant des années, dans l’espoir de trouver un nouveau propriétaire légitime. Puis, en 2021, Phil est attiré par une biographie intitulée A Medic’s Mind, écrite par le caporal Heneghan. Le chapitre dédié au soldat Wilmot le guide vers la personne qui devrait avoir le t-shirt des Oilers. Phil a communiqué avec Matthew Heneghan pour lui dire qu’il avait quelque chose de précieux à lui envoyer. Lorsque Matthew a ouvert le colis, il a eu l’impression que son vieil ami était rentré à la maison, juste à temps pour Noël.

Des sous-marins allemands dans le golfe!

Des survivants du SS Caribou, le 14 octobre 1942.
Photo : Université Memorial

La Seconde Guerre mondiale a véritablement été un conflit d’une portée mondiale. Cependant, les combats n’avaient pas seulement lieu dans des endroits éloignés du Canada; parfois, ils se déroulaient directement aux portes de notre pays. À partir de mai 1942, des sous-marins allemands ont pénétré furtivement dans le golfe du Saint-Laurent, sur la côte Est, et ont commencé à attaquer des navires alliés. Le but était de perturber le transport de fournitures, de l’Amérique du Nord vers la Grande-Bretagne, dont les Alliés avaient tant besoin pour soutenir l’effort de guerre. Parfois, des Allemands remontaient le fleuve Saint-Laurent, et ils ont même coulé des navires marchands, à moins de 300 kilomètres de la ville de Québec.

Le coup le plus dur, néanmoins, sera porté au large de la côte sud-ouest de Terre-Neuve aux premières heures du matin, le 14 octobre 1942. Le traversier SS Caribou faisait route du Cap-Breton vers Terre-Neuve avec 237 personnes à bord, dont de nombreux civils. La nuit obscure a été brusquement éclairée lorsque le traversier a été frappé par la torpille d’un sous-marin allemand. L’explosion a fait tomber les passagers de leurs couchettes et ils se sont précipités pour quitter le navire qui sombrait. Plusieurs canots de sauvetage ont été endommagés ou ne pouvaient être mis à la mer, et nombre de passagers ont dû sauter dans les eaux froides.

Cette nuit-là, 136 personnes sont mortes, dont au moins cinq mères et dix enfants. Quatre-vingts ans se sont écoulés depuis le début de la bataille du golfe du Saint-Laurent et le naufrage du SS Caribou, mais les pertes font encore écho pour de nombreux Canadiens des provinces de l’Atlantique.

Le Souvenir autour de nous

L’Autoroute des héros en Ontario en novembre 2007.
Photo : ministère de la Défense nationale, TN2007-0761-03

Le jour du Souvenir, le 11 novembre, est un moment privilégié pour s’arrêter et rendre hommage à ceux et celles qui ont servi et sont morts pour notre pays. Cependant, nous honorons nos braves militaires de bien d’autres façons et nous pouvons trouver des signes du Souvenir autour de nous, tout au long de l’année.

De nombreuses collectivités ont un monument commémoratif de guerre dédié aux personnes de leur région qui ont porté l’uniforme. Des arénas et des terrains de balle portent parfois des noms en lien avec ce thème. En fait, la Coupe Mémorial, le plus grand championnat de hockey junior de notre pays, est nommée en l’honneur des Canadiens décédés au cours de leur service militaire. De nombreuses écoles portent également le nom d’actions de guerre célèbres, comme la bataille de la crête de Vimy, ou de personnes qui ont servi en uniforme.

Lorsque vous partez en balade en voiture, vous pouvez rencontrer encore plus d’endroits commémoratifs. La toute première Autoroute des héros est un tronçon de l’autoroute 401 de l’Est de l’Ontario. Il s’agit de la route sur laquelle les dépouilles de Canadiens tués en Afghanistan étaient transportées, après leur retour dans notre pays. D’autres provinces et territoires ont aussi créé leur propre « Autoroute des héros » et il existe aujourd’hui plusieurs de ces routes dédiées à ceux et celles qui ont tout donné pour la paix. Cependant, ce ne sont pas les seules routes canadiennes qui rendent hommage à nos militaires. Certaines collectivités, par exemple, donnent aux rues le nom de personnes de la région qui ont risqué leur vie pour notre pays. Le Canada se souvient de bien des façons!

Mots croisés

Avez-vous lu les récits du journal attentivement? Toutes les réponses aux mots croisés s’y trouvent!

Horizontalement

  • 1. Nom de famille de l’artiste qui a peint le tableau de guerre « Incoming ».
  • 4. Couleur qui symbolise la “guérison” sur la Citation Fierté Canada.
  • 5. Nom de famille de l’enseignant du Québec capitaine de La Petite Calypso.
  • 11. Nom de la bataille dans laquelle le soldat de 15 ans Robert Batey est porté disparu.
  • 12. Ville de naissance en Colombie-Britannique de l’aviateur Doug Sam.
  • 13. Ville de Belgique où se dresse la Porte de Menin.
  • 16. Nom du monument au maintien de la paix, à Ottawa.
  • 17. Nom de famille de l’infirmière militaire qui a essayé de sauver son amie en 1942.
  • 18. Nom de l’unité spéciale de la Réserve de l’Armée créée en 1947.

Verticalement

  • 2. Région en Europe où des gardiens de la paix du Canada ont été déployés au début des années 1990.
  • 3. Nom de la mission actuelle de paix du Canada à Chypre.
  • 6. Nom de l’opération de secours militaire lancée en 1998, suite à la tempête du verglas.
  • 7. Nom de l’opération de secours militaire lancée en 1997, suite aux inondations de la rivière Rouge.
  • 8. Bataille de la Première Guerre mondiale qui a débuté le 9 avril 1917.
  • 9. Ville française où des soldats canadiens ont débarqué le 19 août 1942.
  • 10. Ville de Bosnie où des gardiens de la paix canadiens ont aidé à ouvrir l’aéroport en 1992.
  • 14. Province de naissance de l’as de la Première Guerre mondiale William Barker.
  • 15. Équipe de hockey préférée du soldat Colin Wilmot.
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