Écouter des messages allemands

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Écouter des messages allemands

M. Gauthier explique son travail de télégraphiste. Il devait écouter des messages provenant de la marine allemande.

Transcript

Gilles Gauthier

M. Gauthier a grandi au Cap-de-la- Madeleine près du port. Son père avait un restaurant où il entendait souvent les marins parler de ce qui se passait à la guerre et sur les bateaux. Intéressé, M. Gauthier s’est rendu à Québec pour s’inscrire sans succès aux bureaux du NCSM Montcalm. Alors âgé de 17 ans, il a été rappelé une fois qu’il a atteint ses 18 ans. Après sa formation de base, il a fait un cours en télégraphie à Saint-Hyacinthe. Une fois le cours terminé, il est envoyé à Halifax pour partir en mer vers les Bermudes afin de s’exercer aux tâches de télégraphiste. De retour à Halifax, il repart en mer sur le NCSM Springhill escorter des convois. Après la guerre il a fait partie du Régiment de Trois-Rivières, le 12e blindé, jusqu’en 1953.

Transcription

Écouter des messages allemands

Le poste, c’était un appartement d’à peu près, tout ben quatre pieds carrés pis il y avait trois, il y avait trois grosses appareils sans fil là-dedans, pis il y avait un appareil à peu près grosse comme une télévision pis c’est avec ça qu’on pouvait détecter le jour des… fallait être vite pour le, le, pour pogner le bearing d’où ce que c’est que ça venait. Et puis, on faisait partie d’un groupe de huit bateaux et puis quand ça arrivait, on envoyait le message ailleurs, c’était le premier qui pognait, qui captait le chose, et puis, de là tout le monde embarquait sur le même chose pis là on faisait, on prenait un bearing. Et puis c’était rien qu’une fois qu’on a dit, qu’on a su qu’ils nous ont dit « thank you ». C’est tout ce qu’on a su (rire). On l’avait détecté sur la côte de la Floride et puis nous autres on était dans le Golfe du St-Laurent ça fait que c’était pas mal loin. Mais notre job c’était d’écouter et si…. il y a certaines, ils nous donnaient certaines fréquences à écouter, pis on prenait ça en note, pis on envoyait ça au decoder, pis si c’était un message qui venait peut-être des États-Unis pis tous ces affaires-là, qui avait pas d’affaire à nous autres, ils le décodaient pas, mais quand c’était un message qui venait, qui provenait de nos quartiers généraux, là, ils le décodaient. Mais il y avait les wireless operator aussi qui faisaient ça. Mais il y avait plusieurs, il y avait plusieurs fréquences, fait que fallait écouter toutes les fréquences. Fait que ils les distribuaient en conséquence. Nous autres c’était des fréquences occupées par les marins, par la marine allemande. Mais ça a pas duré longtemps. En 44, ils envoyaient leurs messages tellement vite qu’on pouvait pas les capter. C’était une bobine qu’ils avaient fait, qui roulait tellement vite que, en l’espace de trente secondes, leur message était envoyé. Fait que eux autres, à l’autre bout, ils les captaient, puis ils les faisaient rouler plus tranquillement. Mais ils savaient pas, mais les Anglais avaient, avaient décodé leur message. C’est arrivé, c’était à peu près dans ce temps-là qu’ils ont été capables de contrôler les, les, où est-ce que c’est qu’ils étaient pas mal. Pis c’est de là qu’avec les avions ils sont venus à bout parce que quand les Américains sont rentrés, ils escortaient, on escortait, ils escortaient, ils avaient des escortes. On avait un porte-avion avec nous autres. Mais avec le porte-avion, on était corrects. Nothing to worry after that! (rire)
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