Le Canada se souvient - Édition 2013 - Page 1

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Le Canada participe à la guerre de Corée

Chars d'assaut canadiens de type Sherman en Corée. Juillet 1952.
(Photo : Bibliothèque et Archives Canada PA-115496)

Le 25 juin 1950, après des années de tensions montantes, la Corée du Nord a envahi la Corée du Sud. Ce geste d'agression a provoqué une crise internationale à un endroit traditionnellement connu comme étant le « pays du matin calme ».

L'Organisation des Nations Unies (ONU) a voté en faveur de l'envoi d'une force multinationale pour intervenir en Extrême-Orient. Plus de 26 000 Canadiens ont servi pendant la guerre de Corée. À l'été 1950, la Marine royale du Canada a envoyé des contre-torpilleurs pour patrouiller dans les eaux au large de la Corée et l'Aviation royale du Canada a commencé à faire la navette entre l'Amérique du Nord et l'Asie. L'Armée canadienne a envoyé des forces terrestres et nos soldats ont combattu à Kapyong, à Chail-li, à la cote 355 et au « Crochet ». Malheureusement, 516 Canadiens ont donné leur vie pendant ce conflit.

L'armistice a finalement été signé le 27 juillet 1953, après plus de trois ans de combats. Sept mille Canadiens ont continué à servir là-bas à titre de gardiens de la paix. Le dernier soldat canadien a quitté en 1957.

Toutefois, aucun traité de paix n'a été signé afin de mettre officiellement fin à la guerre, et les tensions le long de la frontière de la Corée du Nord et de la Corée du Sud persistent encore aujourd'hui.

En cette année du 60e anniversaire de la signature de l'armistice, 2013 a été nommée « Année des vétérans de la guerre de Corée ». Ce sera une année axée sur le souvenir!

Les Canadiens à la bataille de Kapyong

« Maintenir la position à Kapyong », par Ted Zuber.
(Photo : MCG 19900084-001 Collection d'art militaire Beaverbrook © Musée canadien de la guerre)

Peu de batailles ont été aussi intenses pour les soldats canadiens en Corée que la bataille de Kapyong vécue par le 2e Bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry (PPCLI), au printemps 1951.

Le bataillon et les autres forces de la 27e Brigade britannique du Commonwealth avaient reçu l'ordre de défendre la vallée de Kapyong pendant une offensive ennemie débridée. Sa mission consistait à empêcher les attaquants d'anéantir les forces sud-coréennes du front, voire de capturer Séoul.

La nuit du 24 avril, les Canadiens font face à une pluie de tirs nourris et sont assaillis par une vague de soldats ennemis qui foncent sur eux. Par moments, les défenses canadiennes sont complètement dépassées. Elles vont même jusqu'à demander une attaque d'artillerie sur leur propre position, se tapissant dans les tranchées peu profondes pendant que les obus explosent, chassant les attaquants à découvert. Le lendemain matin, la situation est tout aussi désespérée – les Canadiens sont encerclés et les munitions et les vivres commencent à manquer. Ils doivent commander du ravitaillement par la voie des airs. Heureusement, peu de temps après, les Chinois abandonnent leur attaque dans la vallée de Kapyong.

Les Canadiens ont réussi à résister à une force beaucoup plus grande, mais ils l'ont payé cher : 10 Canadiens sont tués et 23 sont blessés. Le bataillon reçoit la décoration United States Presidential Unit Citation pour la bravoure de ses membres à Kapyong, un honneur rare pour une unité militaire non-américaine.

Le Club des destructeurs de train

Tir d'un contre-torpilleur de la Marine royale du Canada. Côte de la Corée, 1951.
(Photo : Bibliothèque et Archives Canada PA-142437)

La Marine royale du Canada a servi de différentes façons pendant la guerre de Corée. L'un des rôles de nos contre-torpilleurs fut de faire partie du Club des destructeurs de train, au sein de la flotte de l'Organisation des Nations Unies (ONU).

Le terrain montagneux de la partie est de la péninsule coréenne forçait souvent les voies ferrées à longer la côte. Par conséquent, les trains ennemis étaient des cibles très attirantes pour nos navires de guerre qui patrouillaient au large des côtes. En endommageant les trains et les voies ferrées, les navires aidaient à l'effort de guerre de l'ONU, puisqu'ils réduisaient la capacité de nos adversaires à transporter du ravitaillement.

Il s'agissait d'une tâche difficile et parfois dangereuse. Le 2 octobre 1952, le NCSM Iroquois échangeait des tirs avec une batterie de tir ennemie, quand il a été frappé de plein fouet. Dans l'explosion, trois marins canadiens sont morts et dix ont été blessés. Il s'agit des seules pertes de notre marine au combat pendant la guerre.

La soirée du hockey en Corée

Mise au jeu par le brigadier J.M. Rockingham lors d'une partie de hockey. Corée, février 1952.
(Photo: : Bibliothèque et Archives Canada PA-184478)

Où qu'ils soient dans le monde, les Canadiens restent fidèles à eux-mêmes. À mesure que progressait la guerre de Corée et que la ligne de front se stabilisait, nos soldats organisaient des parties de hockey sur la glace de la rivière Imjin en hiver, au son des tirs d'artillerie éclatant au loin.

Les parties se disputaient souvent entre les différentes unités, et l'équipe victorieuse y gagnait fierté et gloire. Le 11 mars 1952, des joueurs du 1er Bataillon du Princess Patricia's Canadian Light Infantry et du 2e Bataillon du Royal 22e Régiment se sont affrontés. Cette partie de championnat a eu lieu sur la patinoire de fortune extérieure surnommée l'« Imjin Gardens ». Cette activité apportait un petit moment de vie normale canadienne à ceux qui se trouvaient à l'autre bout du monde, en Corée, un pays ravagé par la guerre.

La tradition se poursuit encore aujourd'hui et les membres des Forces armées canadiennes jouent au hockey-balle dans des endroits lointains comme l'Afghanistan.

Les Canadiennes pendant la guerre de Corée

Militaires canadiennes en Corée.
(Photo : Collection d'archives George-Metcalf, MCG 19820095-005)

Lorsque la guerre de Corée a éclaté, des Canadiennes ont été de nouveau recrutées pour servir dans l'Armée, la Marine et la Force aérienne du Canada. Plus de 5 000 femmes ont servi au pays et à l'étranger. Les infirmières militaires devaient souvent aider dans une zone de combat où elles traitaient des blessures de combat et des maladies. Elles participaient également aux évacuations aériennes et rapatriaient les blessés. Lorsque l'armistice est entré en vigueur, en 1953, les infirmières militaires ont travaillé avec les prisonniers de guerre qui venaient d'être libérés afin de les aider à se refaire une santé. Heureusement, il n'y a eu aucune perte chez les Canadiennes.

Explorez le « pays du matin calme »

Consultez l'application interactive multimédia Web sur la guerre de Corée. Renseignez-vous sur les événements qui ont mené à l'éclatement du conflit, regardez des entrevues avec des vétérans canadiens qui y ont combattu et consultez le calendrier historique et les cartes. Consultez le « Pays du matin calme » dès maintenant!

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