À propos du Mémorial : Une nation en deuil

Survenue moins de 50 ans après la Confédération, la Première Guerre mondiale a eu de profondes répercussions sur la jeune nation du Canada. Sur une population de moins de huit millions d'habitants, quelque 619 000 Canadiens se sont enrôlés dans le Corps expéditionnaire canadien pour servir outre-mer. Malheureusement, plus de 66 000 d'entre eux ne sont jamais revenus, et 172 000 ont été blessés.

Le saviez-vous?

  • La crête de Vimy était un mémorial bien avant que ne soit érigé le Mémorial national du Canada à Vimy actuel.
  • Le même chagrin et le même sentiment d'obligation qui ont motivé la création du monument que nous voyons aujourd'hui ont souvent poussé les soldats à élever des monuments sur les lieux où sont tombés leurs camarades ou tout près de lieux de prise d'objectifs importants.

Voir les images des premiers monuments érigés sur la crête de Vimy dans notre galerie de photos.

Le Canada pleure ses morts

Après la guerre, des familles et des communautés de partout dans le monde ont pleuré la perte de tant de jeunes vies et ont rapidement tourné leur attention vers la reconnaissance de ceux qui ont servi. Menés par des personnages proéminents comme le général Arthur Currie et le brigadier-général H.T. Hughes, les efforts pour déterminer quels engagements canadiens devraient être commémorés par des monuments érigés en Europe ont commencé dès février 1919. Le 2 septembre 1920, la Commission des monuments des champs de bataille nationaux a été mise sur pied pour superviser l'érection de huit monuments commémoratifs sur des champs de bataille en France et en Belgique. Ayant commencé par la tenue d'un concours de conception, la Commission était également chargée de gérer l'acquisition de terrains et les travaux de construction.

Le plus impressionnant des monuments commémoratifs qui en sont résultés est le Mémorial national du Canada à Vimy, un monument majestueux et inspirant. Construit au sommet de la crête de Vimy, le monument n'indique pas seulement l'emplacement d'un événement important et historique – il représente également un hommage à tous les Canadiens qui ont servi durant la Première Guerre mondiale, particulièrement les soldats canadiens tués en France, sans sépulture connue.

Un concept inspiré

Statue « Le Canada en deuil »

Il aura fallu onze ans pour ériger le Mémorial national du Canada à Vimy, œuvre de l'architecte et sculpteur canadien Walter Seymour Allward. Le monument se dresse sur un socle de 11 000 tonnes de béton, armé de centaines de tonnes d'acier. Ses tours quadrangulaires et ses statues sculptées sont faites de près de 6 000 tonnes de pierre calcaire provenant d'une carrière romaine abandonnée, située près de la mer Adriatique (aujourd'hui en Croatie).

Vingt figures symboliques ornent le monument, chacune ayant été sculptée sur place à même d'énormes blocs de pierre calcaire. La plus imposante, une statue représentant une femme affligée appelée « Le Canada en deuil », a été taillée dans un bloc de pierre de plus de 30 tonnes. La tête penchée vers le sol et le regard triste, cette dame en deuil offre une puissante représentation du Canada, une jeune nation qui pleure ses morts. Surplombant la plaine de Douai, son regard est dirigé vers un tombeau symbolique au-dessous d'elle, tendu de branches de laurier, sur lequel reposent un casque et une épée.

Sur les murs qui ceinturent le monument sont gravés les noms des 11 285 soldats canadiens tués en France, sans sépulture connue.

Inscription

Sur le socle du Mémorial, sont gravés dans la pierre, en français et en anglais, les mots suivants :

À LA VAILLANCE DE SES FILS PENDANT LA GRANDE GUERRE, ET EN MÉMOIRE DE SES SOIXANTE MILLE MORTS, LE PEUPLE CANADIEN A ÉLEVÉ CE MONUMENT

Inscription sur le monument

Apprenez-en davantage au sujet de la conception et de la construction du Mémorial national du Canada à Vimy.

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