Chypre - Les Forces armées canadiennes à Chypre

Forces armées canadiennes

Chypre - Les Forces armées canadiennes à Chypre

Transcription
On est arrivé là à Chypre, la chamaille était pris entre les Turcs et puis les Grecs. Les Turcs étaient dedans les montagnes de Kyrenia

Vue en plongée d'un jeep militaire sur une route escarpée à flanc de montagne, un village au pied en arrière-plan.

et puis les Grecs étaient à Nicosia surtout.

Vue d'une rue dans une ville avec des bâtiments de ciment à deux étages.

Chypre était divisée en deux,

Cinq personnes saluant au passage d'un véhicule sur une route de campagne, vue depuis le véhicule en mouvement.

Deux jeeps circulant dans un village, vue depuis le véhicule en mouvement, une femme et des enfants près d'un bâtiment en ciment.

les Turcs d’un côté, et les Chypriotes grecs de l’autre. Choc culturel énorme. Ce qui m’a le plus frappé, c’est la température. On est partis d’ici en mars, et on est arrivés là-bas

Gros avion bimoteur à hélices s'avançant lentement sur le tarmac d'un aéroport en suivant les gestes du signaleur.

où il faisait 90 degrés; en degrés Fahrenheit bien sûr. L’une des premières choses que j’ai apprises là-bas, c’est qu’il fait froid la nuit. Il fallait mettre un parka. Je pensais qu’il ferait toujours 90 degrés à Chypre. Eh bien, ce n’a pas été le cas. Les conditions de vie m’ont frappé. Les gens vivaient dans de petits villages, sans eau chaude, les toilettes dehors. Et les femmes faisaient la majorité du travail.

Deux femmes soulevant des chaudières dans une région aride.

La différence entre les deux côtés, c’était le jour et la nuit. Moi j’ai parlé à un d’eux autres.

Quelques personnes affairées près d'un jeep, quelques arbres et une colline en arrière-plan.

Il dit, « Moi, si les Canadiens s’en aillent, j’ai une semaine à vivre à peu près, je serais tué par eux autres ». Notre rôle était de maintenir le statu quo.

Trois soldats discutent près d'un véhicule militaire sur roues en regardant ce qui semble être un carte géographique.

Gros plan en plongée au-dessus de l'épaule d'un soldat dont on peut lire "Canada" sur l'écusson, regardant une carte géographique.

On ne devait pas tirer, même pour se défendre, jusqu’à ce qu’on subisse une perte. Quand on était en patrouille, ils ouvraient le feu sur nous. Je me suis caché derrière des blocs de ciment, l’adrénaline pompait, et je voyais des étincelles lorsque les balles frappaient le ciment. Il y a eu un massacre quand j’étais là-bas, lorsque les Turcs ont bombardé un village Grec. On nous a demandé d’aller sur place avec l’infanterie. On était au beau milieu de la nuit, et je me rappelle avoir vu les balles traçantes rouges dans le ciel.

Jeep circulant dans une rue étroite bordée de bâtiments faits de pierre, certains murs effondrés.

Quand tout a été fini, les gens ont commencé à sortir des ruines, quand le cessez-le-feu a été déclaré. Et une très vieille femme,

Femme vêtue de noir marchant avec une canne près d'un mur de pierre.

elles sont toutes vêtues de noir là-bas, elle s’est approchée du sergent et de moi. Elle s’est approchée, elle s’est agenouillée et elle a m’embrassé les bottes. Elle était infiniment reconnaissante d’être en vie. Des enfants m’ont craché au visage; c’est très difficile à accepter. J’ai vu des jeunes qui couraient, avec six fusils accrochés à leurs hanches. Notre affectation a été très stimulante grâce aux gestes humanitaires que nous avons dû poser, par exemple pour transférer les réfugiés grecs,

Deux soldats guident des gens qui montent à bord d'un autobus, un femme portant de lourdes valises.

du côté turc jusqu’au côté grec, et le contraire avec les réfugiés turcs,

Enfants dans un autobus saluant par la fenêtre.

du côté grec jusqu’au côté turc. On avait assez des bonnes relations avec les deux. Nous autres on allait d’un côté ou de l’autre, ça nous dérangeait pas. Il y avait des préférences, mais on les gardait pour nous autres.

Camions militaires avec la boite recouverte d'une toile, à l'arrêt, en formation de convoi.

Pendant les patrouilles, on surveillait un village en particulier,

Deux militaires avec un béret bleu observent les toits blancs des bâtiments de la ville, vue en plongée.

et si les gens étaient en danger, on était là pour les protéger; c’est essentiellement ce qu’on faisait de nos journées. On pouvait être affecté à la protection d’un village grec une journée, et à celle d’un village turc le lendemain. Pour savoir où on était, on regardait le drapeau qui flottait au milieu de la place publique.

Vue en plongée de gens près d'un camion au milieu de bâtiments.

Est ce qu’on a influencé le cours des choses? Oui. Bien des gens disent que l’armée c’est du gaspillage, mais pour la vieille dame, on a fait la différence.
Description

Collection d'entrevues avec des vétérans des Forces armées canadiennes racontant leur expérience du service militaire à Chypre. Les vétérans de ce vidéo sont : Rémi Lefebvre, Darcy Neepin, Robert Beyea, Denis Halliday, James Fraser, Steven Gasser, Clifford Landry, Tom Paterson, Fred Gallant et Peter VanIderstine.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Date d’enregistrement :
2 fèvrier 2010
Durée :
4:26

Droit d’auteur ou de reproduction

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Date de modification :