Le raid sur Dieppe

Le raid sur Dieppe

Transcription
Absolument, là eux autres, ils nous attendaient. Ils nous attendaient, mais ils ont attendu que, il y a deux de nos bateaux là, ils ont gardé leur direction, puis l’autre, lui, il a dévié, il s’est en allé vers Pourville. Celui que je vous ai montré en feu là, il est à droite du mien. Lui il était magané. Nous autres là, il s'en va vers, puis c’est comme ça là. La chose est restée prise un peu dans la chose. Mais, ce que je comprends pas moi, notre capitaine avait été blessé puis tout ça, puis vers l’heure du midi là, ils ont fait un écran de fumée. Ça, ça voulait dire de, ça fait que c’est comme ça que ça a commencé. Là, ça me fait de la peine là parce que quand est arrivé le débarquement de la Normandie, avant, nous autres, ceux qui ont été à Dieppe, ils nous ont demandé nos opinions. Nous autres, on aurait pu ramener plus de monde que ça s'ils avaient mis à côté de nos barges des cordages; parce qu'il y en avait qui se promenaient alentour puis ils pouvaient pas se griffer. En Normandie, y’en a eu des cordages. C’est ça qui m’a fait de la peine, puis toutes sortes d’affaires comme ça. Les galets là, ils ne savaient pas que les choses allaient glisser là-dessus. Nous autres, l’infanterie, les ingénieurs, on est sur les côtés. Quand que le dernier char reste quasiment pris devant, en avant, on peut plus envoyer d’hommes. Là, le Major (Sp. Secouroff) il, c’est impossible. Si c’est clair, on débarque, puis on y va, parce qu’on est tous prêt. Moi, j’ai eu de la misère avec un jeune en arrière de moi qui a pris peur. Puis, même si on a une petite boîte de métal avec des francs français puis toutes sortes d’affaires, on a pas le temps de donner de piqûre rien, ça se passe trop vite. C’est ni plus ni moins un sauve qui peut. Tout ceux qui sont sur le côté, tant mieux. Avec, quand l’écran de fumée, ça a commencé, la rampe a bougé, puis tranquillement ça s’est levé puis là on est parti, puis on est revenu vers Newhaven. Il n'y a pas un humain qui a descendu sur la plage, à part les trois chars d’assaut puis tout ça. Ils s’en allaient comme cibles.
Description

M. Brisebois décrit le temps qu’ils ont passé dans les péniches et comment les avions alliés les ont protégés, à leur retour en Angleterre.

Antonio Brisebois

Antonio Brisebois est né à Ferme-Neuve, au Québec, le 11 avril 1918. Quelques années plus tard, sa famille est déménagée à Mont-Laurier et c’est là que sa mère est décédée alors qu’il n’avait que 8 ans. Après un certain temps, il a été placé dans un orphelinat à Montréal. Il a terminé sa dixième année. Le travail étant rare, il s’est enrôlé dans l’armée et a fait partie du Régiment des Fusiliers Mont-Royal jusqu’à la fin de la guerre. Après s’être porté volontaire, il a été envoyé outre-mer. Ayant suivi un entraînement intensif en Angleterre, il a éventuellement participé au raid sur Dieppe, en août 1942. Après avoir passé cinq ans outre-mer, il est revenu au Canada, il s’est marié et il a quitté l’armée en 1947. Il a travaillé avec le corps RCEME - Royal Canadian Electrical Mechanical Engineers pendant 25 ans et il a pris sa retraite à l’âge de 60 ans. Il a été récipiendaire de la Croix de Guerre française, C de GF.

Catégories
Médium :
Vidéo
Propriétaire :
Anciens Combattants Canada
Durée :
01:21
Personne interviewée :
Antonio Brisebois
Guerre ou mission :
Seconde Guerre mondiale
Emplacement géographique :
Europe
Campagne :
Dieppe
Branche :
Armée
Unité ou navire :
Fusiliers Mont-Royal
Grade militaire :
Caporal

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