À l’assaut des vagues

Une épouse de guerre et son fils à bord d’un navire en direction du Canada en 1946.
(Photo : Karen Hermiston, photographe du Service féminin de l’Armée canadienne)

Le fait d’être ici, à Halifax, me fait songer à l’importance des bateaux durant les conflits. Je suis bien placée pour le savoir, car mon ancêtre Simon le chat se trouvait à bord d’un navire de guerre britannique il y a plusieurs années, attrapant des rats et jouant un rôle d’ami à fourrure pour les marins qui servaient loin de leur pays.

Au cours de la Première et de la Seconde Guerres mondiales, des convois de navires de transport alliés transportaient des soldats, du matériel et des fournitures, traversant l’océan Atlantique pour se rendre en Europe, ce qui était très dangereux. Des sous-marins ennemis ont essayé de couler nos navires, mais la Marine royale canadienne et l’Aviation royale canadienne ont contribué à les protéger. Sans cette source vitale d’approvisionnement, ces guerres auraient pu être perdues.

Les bateaux se sont aussi avérés utiles d’autres façons. Il y avait des navires-hôpitaux qui transportaient des soldats blessés et malades. Imagine un hôpital flottant avec à son bord des médecins et des infirmières dévoués! Toutefois, les bateaux que je préfère sont ceux qui ont ramené les épouses de guerre au Canada. Nos jeunes hommes sont allés outre-mer pour se battre au nom de la paix, et plusieurs d’entre eux ont rencontré une personne spéciale. L’amour a fleuri et des mariages ont eu lieu. Ces épouses (et leurs petits) devaient naviguer jusqu’au Canada pour commencer une nouvelle vie dans notre pays.

Au fil des ans, notre marine a servi dans de nombreux endroits partout dans le monde. Pendant la guerre de Corée, de 1950 à 1953, nos navires de guerre ont patrouillé les eaux de l’Extrême-Orient. Plus récemment, ils ont été utilisés dans l’océan Indien pour appuyer les efforts du Canada en Afghanistan entre 2001 et 2014.

Simone la chatte
Date de modification :